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  • L'homme du large 
    Marcel Lherbier - 1920
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    Distribution :


     Roger Karl dans L'homme du large
     
     
    Roger Karl 


     Jaque Catelain dans L'homme du large
     
     
    Jaque Catelain 


     Marcelle Pradot dans L'homme du large
     
     
    Marcelle Pradot 


     Charles Boyer dans L'homme du large
     
     
    Charles Boyer 


     Philippe Hériat dans L'homme du large
     
     
    Philippe Hériat 


     Pâquerette dans L'homme du large
     
     
    Pâquerette 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Charles Boyer et Jaque Catelain Charles Boyer et Jaque Catelain

    Charles Boyer et Lili Samuel Charles Boyer et Lili Samuel

    Charles Boyer Charles Boyer

    Claire Prelia et Marcelle Pradot Claire Prelia et Marcelle Pradot

    Claire Prelia et Marcelle Pradot Claire Prelia et Marcelle Pradot

    Claire Prelia Claire Prelia

    Claude Autant Lara  au premier plan Claude Autant Lara au premier plan

    Jaque Catelain et Marcelle Pradot Jaque Catelain et Marcelle Pradot

    Jaque Catelain et Marcelle Pradot Jaque Catelain et Marcelle Pradot

    Jaque Catelain Jaque Catelain

    Jeanne Berangere Jeanne Berangere

    L homme du large L homme du large

    L homme du large L homme du large

    L homme du large L homme du large

    L homme du large L homme du large

    Marcelle Pradot Marcelle Pradot

    Philippe Heriat Suzanne Doris et Lili Samuel Philippe Heriat Suzanne Doris et Lili Samuel

    Roger Karl Roger Karl

    Roger Karl Roger Karl

    Roger Karl et X2 Roger Karl et X2

    Suzanne Doris Suzanne Doris

    Suzanne Doris Suzanne Doris

    X1 Djenna enfant X1 Djenna enfant

    X2  un ennemi X2 un ennemi

    X3 peut etre Georges Forois X3 peut etre Georges Forois


    Document sans nom
    Roger Karl Nolff Jaque Catelain Michel Marcelle Pradot Djenna Claire Prélia la femme de Nolff Charles Boyer Guenn la Taupe Suzanne Doris Lia Philippe Hériat le souteneur Claude Autant-Lara un copain Dimitri Dragomir un copain Lili Samuel une fille au cabaret Georges Forois un pêcheur Pâquerette la tenancière Jeanne Bérangère la vieille bonne André Daven Jane Dolys Marcel Rival 
    Document sans nom
    SCENARIO Marcel L'Herbier d'après Honoré de Balzac ; IMAGE Georges Lucas ; MONTAGE Marcel L'Herbier et Jaque Catelain ; DECORS Claude Autant-Lara et Robert-Jules Garnier ; COSTUMES Claude Autant-Lara ; ASSISTANTS REALISATEUR Claude Autant-Lara, Dimitri Dragomir et Philippe Hériat ; PRODUCTION Gaumont - Série Pax - ; Tournage en juin-juillet 1920 en Bretagne (côte sauvage de Quiberon, Penmarch, Sainte-Anne d'Auray, Saint-Guénolé, Carnac) et aux studios de La Villette à Paris. DUREE 85 min. Avant-première le 30 octobre 1920 au Gaumont-Palace. Première publique le 3 décembre 1920

    « Marine d’après une esquisse d’Honoré de Balzac »
    Nolff est un rude pêcheur qui ne vit que par et pour le grand large. Pour lui, la terre ferme, le monde des hommes, n‘est que corruption et avilissement. Sa femme donne naissance à leur second enfant Michel. Nolff place toute sa fierté et ses espoirs dans ce fils longtemps attendu et « consacre » celui-ci à l’océan. Les années passent. A l’âge d’homme, Michel ne montre guère d‘attrait pour le métier de pêcheur et préfère passer ses journées à rêvasser et ses nuits dans les bouges de la ville. L’amour que porte Nolff à son fils est tel qu’il est incapable de faire preuve de fermeté avec lui. Sa sœur Djenna, qui a grandit dans le giron de sa mère, est devenue une belle jeune fille, travailleuse et parée de toutes les vertus. Sous l’influence néfaste de son ami Guenn la Taupe, Michel se perd dans la vie nocturne et ses plaisirs faciles. Il s’amourache d’une chanteuse de bouge. Une rixe oppose Michel à un mauvais garçon qu’il blesse d’un coup de couteau. Pour faire sortir son fils de prison, Nolff, humilié, doit verser une forte somme d’argent à « la victime » qui retire sa plainte. Mais la mésaventure ne sert pas de leçon à Michel qui reprend sa vie de débauche. Une nuit où Nolff est en mer, Djenna part quérir Michel. Leur mère est au plus mal et souhaite revoir son fils avant de mourir. Michel promet de rentrer au plus vite mais choisit finalement de terminer la nuit en compagnie de ses amis. Au long de sa vie, la mère avait économisé sou à sou pour constituer une petite cagnotte pour Djenna. Michel vole l’argent de sa sœur. Nolff surprend le sacrilège. Fou de colère, il renie son fils tant aimé et décide de confier son sort à l’océan.

    NOTE(S) :
    Le rôle de la mère de Michel et Djenna est tenu par Claire Prélia (Marie-Claire Pénicaut 1879-1965), la propre mère de Marcelle Pradot, égérie du réalisateur qu'il épousera en 1923. Férue d’art (harpiste, pianiste), Claire Prélia avait, dans sa jeunesse, suivi des cours d’arts dramatiques et pratiqué le théâtre en amateur. Elle est apparue dans une dizaine de films, sous la direction de Marcel L’Herbier, mais aussi de Jaque Catelain et Louis Delluc.
    Lili Samuel suivit les cours du conservatoire dans la promotion de Madeleine Renaud et Maurice Escande avant de rejoindre la troupe de Jacques Copeau aux Vieux-Colombier. Il ne reste de sa carrière au cinéma que de brèves apparitions chez L’Herbier et Catelain. Elle est la mère de Maurice Druon, connu - entre autres choses - pour être l’auteur des Rois maudits.

    Après avoir obtenu l'agrément de la commission de contrôle et démarré sa carrière en salle, L’HOMME DU LARGE est brusquement, et sans préavis, retiré de l’affiche par mesure de police. Le ministère de l’intérieur reproche au film ses scènes de bouge et la présence d’un sous titre « injurieux envers la police ». Le film ressort le 21 janvier 1921 après coupures. (intertitre, plan avec deux femmes qui s'embrassent sur la bouche puis caresse du genou sous la table, baiser entre Charles Boyer et Lili Samuel).
    Dans L'Intransigeant du 24 décembre 1920, le journaliste Boisyron réécrit la négociation supposée entre L'Herbier et son interlocuteur du ministère :
    - Monsieur, on m'a dit que dans votre film, la police recevait de l'argent pour arrêter une affaire de meutre et qu'à la suite de ceci, la plainte n'avait pas de suite.
    - Mais ceci est absolument faux. Un assez triste individu est blessé d'un coup de couteau, en effet, dont il ne meurt pas, et c'est lui qui, pour de l'argent, consent à ne pas porter plainte.
    - J'ai donc été mal renseigné.
    - Il est regrettable, alors, que le rapport n'ait pas été contrôlé.
    - Je l'admet. mais dites-moi, n'y a-t-il pas d'autres scènes un peu scabreuses dans ce film ?
    - Je vais vous énumerer deux ou trois choses qui se passent dans un bouge, et vous jugerez vous-même. Il y a, évidemment, deux femmes qui se serrent d'un peu près...
    - Bon, coupez ça.
    - Entendu. Il y a ensuite deux jambes qui se frôlent et une main qui caresse un genou...
    - Coupez ça !
    - Parfait, il y a, ensuite, un homme et une femme qui s'embrassent sur la bouche...
    - Coupez ça, voyons, coupez ça !
    - Ah ! Cette fois, je vous arrête, monsieur, songez quels précédents vous créez et vous allez, du coup, interdire tous les films américains qui se terminent par un baiser sur la bouche.
    - Non, Monsieur, et je vous dirai pourquoi, c'est parce qu'en Amérique, on sait que ça ne va pas plus loin !

    CRITIQUE(S) :
    « (...) L'HOMME DU LARGE est le premier exemple d'écriture cinématographique. Au contraire de Pouctal et de Feuillade, L'HOMME DU LARGE n'est pas la narration de faits expliqués et reliés par des sous-titres, mais une succession d'images dont le message a la valeur d'une idée : d'idéogrammes. On put lire ce film image par image, comme on lit les hiéroglyphes, comme on lit un texte chinois, et si ce film nous semble d'un symbolisme facile, si les acteurs se tournent face à la mer les bras croisés, si la Bretagne nous apparaît comme une Bretagne en terre cuite et d'objets souvenirs, si nous sommes dans un monde aussi éloigné de la réalité du XXe siècle que celui de VENDEMIAIRE, c'est que le film n'est rien d'autre qu'une succession de signes qu'il fallait rendre évident (...). Les sous-titres ne viennent pas prendre la place d'une image pour dire en quelques phrases ce qui semblait inexprimable. Ils se superposent à l'image comme pour en souligner le sens, comme, dans les vocabulaires, les mots qui sont soulignés d'une image pour frapper la mémoire. Mais ici, le mot, c'est l'image du film, et le sous-titre, l'image destinée à le fixer dans notre souvenir » - Henri Langlois, L'Age du cinéma, n° 6

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