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  • Thérèse Raquin 
    Marcel Carné - 1953
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    Distribution :


     Raf Vallone dans Thérèse Raquin
     
     
    Raf Vallone 


     Simone Signoret dans Thérèse Raquin
     
     
    Simone Signoret 


     Jacques Duby dans Thérèse Raquin
     
     
    Jacques Duby 


     Paul Frankeur dans Thérèse Raquin
     
     
    Paul Frankeur 


     Lucien Hubert dans Thérèse Raquin
     
     
    Lucien Hubert 


     Madeleine Barbulée dans Thérèse Raquin
     
     
    Madeleine Barbulée 


     Roland Lesaffre dans Thérèse Raquin
     
     
    Roland Lesaffre 


     Sylvie dans Thérèse Raquin
     
     
    Sylvie 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Thérèse Raquin Thérèse Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Therese Raquin

    Therese Raquin Signoret Therese Raquin Signoret

    Therese Raquin Sylvie Therese Raquin Sylvie


    Document sans nom

    Interview de Roland Lesaffre en 1971

    Lesaffre : "Gabin, mon quartier-maître, m'a fait débuter comme figurant"

     

    CE fut son premier grand rôle ; il le rendit célèbre. « Thérèse Raquin » révéla, en effet, Roland Lesaffre au public et fit de ce comédien inconnu, refusé, quelques années plus tôt, au Conservatoire, une vedette. Il n'a pas cessé de tourner depuis. Il se prépare, aujourd'hui, à partir présenter, avec Jacques Brel, à Moscou et Venise, son dernier film, « Les Assassins de l'ordre ». A la TV. on l'a déjà revu dans « Les Survivants » et « Madame... êtes-vous libre ? ». Il incarnera un des premiers héros de feuilleton déjà prévus pour la troisième chaîne : l'inspecteur d'une série intitulée « Les Dossiers secrets de la police ». Engagé à dix-sept ans, dans une unité de marine des Forces françaises libres, basée à Sirocco (Algérie), c'est à son quartier-maître des fusiliers-marins qu'il doit sa carrière d'acteur.

    Ami de Marcel Cerdan

    Pourtant, à cette époque, Roland, frais échappé des Chantiers de jeunesse, ne rêvait que de combat et de sports. Il s'était révélé doué pour la boxe. Il avait conquis, à cet art, un classement honorable aux championnats de la Marine et l'amitié d'un autre marin, venu du Maroc, lui, et dont le punch faisait merveille : un certain Marcel Cerdan. Roland, cependant, n'avait qu'une ambition : finir la guerre en vie et devenir professeur d'éducation physique. Mais son quartier-maître s'appelait Jean Moncorgé, autrement dit Gabin. La vedette de « La Bête humaine » et « Pépé le Moko » avait pris en sympathie ce grand type aux poings fulgurants et à la bonne tête de « môme » de Paris. Roland Lesaffre ne se doutait pas, alors, que cette amitié, quelques années plus tard, allait décider de toute sa vie. Volontaire pour le Pacifique après la libération d'Alger, il se retrouve, face aux Japonais, dans la trop célèbre Plaine des Joncs, en Indochine. La guerre s'achève ; le voici à Paris, à 21 ans, riche de ses décorarations et de ses souvenirs. On est en 1947. Lesaffre. qui a aussi enlevé le record du 400 mètres dans la Marine, est pressenti pour être moniteur du Racing Club de France. Il s'entraîne, tous les matins, à Joinville. Un jour, en revenant à Paris, dans le métro, il rencontre un ami photographe qui se rend au studio où Marcel Carné tourne « La Marie du port » avec Gabin, Il le suit. On l'expulse, mais Gabin a reconnu son ancien « mataf ». Il demande à Carné de l'engager comme figurant : c'est ainsi qu'en 1949 commence la carrière d'acteur de Roland. Elle ne s'est jamais interrompue depuis et il va, à la rentrée, renouer avec ce qu'il appelle « la véritable aventure de son métier », le théâtre. Il espère y créer une pièce nouvelle, « L'Etrange Aventure de M. Pitts ».

    Le goût des souvenirs

    La quarantaine, toujours musclé, Roland Lesaffre habite un atelier d'artiste où peignit Toulouse Lautrec. Peu de meubles, mais un énorme bricà-brac dont chaque objet est un souvenir ; costumes de ses rôles, conservés avec amour et débordant de malles immenses, porte monumentale venue d'un couvent sicilien, torche héritée des doges de Venise : tout est entassé, pêle-mêle, entre un aquarium où flottent des poissons de couleurs, une volière pépiante et un seau où s'ébattent des grenouilles vertes. « J'ai été, deux ans durant, l'assistant d'Henri Langlois à la cinémathèque. Avant, j'avais déjà le goût des souvenirs. Depuis, c'est devenu chez moi une véritable manie ! »

    Un critique lança Thérèse Raquin

    « Thérèse Raquin » : une grande date pour Zola et l'histoire du roman. « Le vent est à la science... le mouvement de l'époque est certainement réaliste ou plutôt positiviste , écrit-il en 1866. Zola a lu avec passion « Germinie Lacerteux », roman médical , l'histoire « vraie d'un cas d'hystérie. L'œuvre des Goncourt le pousse à chercher une étude « psychologique et physiologique ». Il en possède le thème qu'il puise dans un roman d'Adolphe Belot et Ernest Daudet, « La Vénus de Gordes », d'assez piètre facture. C'est l'assassinat — thème fort banal — d'un mari par l'amant de sa femme, avec, comme fin, la cour d'assises. Zola (photo) en tire une brève nouvelle que publie « Le Figaro », du 24 décembre. Le futur roman y figure dans ses grandes lignes. Adultère, projet de meurtre, promenade en barque, visites à la morguemais il manque le personnage de la mère de la victime qui, de son fauteuil de paralytique, assistera à la mort des deux amants. Le décor, aussi, reste à camper. Le futur auteur des Rougon-Macquart qui « a besoin de publicité et d'argent », développe la nouvelle et s'adresse à Arsène Houssaye. L'ami de Gérard de Nerval accepte de prendre le feuilleton pour « L'Artiste » en trois livraisons (août, septembre et octobre). Deux mois plus tard, t Thérèse Raquin » paraît en librairie, avec, en épigraphe, la fameuse phrase tirée de Taine : « ... Le vice et la vertu qui sont des produits comme le vitriol et le sucre. » Les Goncourt exultent et louent sans réserve cette « admirable autopsie du remords, ces pages où palpitent des délicatesses frissonnantes .». Mais, dans « Le Figaro », sous la signature de Ferragus, Louis Ulbach tonne contre « la littérature putride »... Ma curiosité a glissé dans une flaque de boue et de sang, écrit Ulbach. Manon Lescaut est devenue une cuisinière sordide, les dalles de la morgue ont remplacé le sofa de Crébillon. Cette littérature violente n'est qu'un trompe-l'œil. Il est plus facile de faire un roman plein de sanie qu'un roman contenu, mesuré... » Zola répond longuement. Il est enchanté : Ulbach (de connivence avec le naturaliste selon certains) vient de lancer le livre. On retiendra surtout, plus nuancée, la critique de Sainte-Beuve. Il reproche à Zola l'épigraphe de Taine (Zola la fera sauter dès la deuxième édition) et, surtout, une obstination exagérée dans la noirceur, une insistance dans certains mots et un fantastique qui nuit au réel. Ce scientisme élémentaire et assez agaçant, on le retrouvera tout au long des Rougon-Macquart, mais aussi la puissance dramatique qui éclate déjà dans l'assassinat de Camille, les amours brûlantes ét maudites de Thérèse et de Laurent, sous le regard diabolique de François, le chat tigré, et la haine de Mme Raquin, la mère de Camille, contemplant, pendant douze heures, les cadavres des deux amants.

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