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    Abel Gance - 1960
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    Distribution :


     Martine Carol dans Austerlitz
     
     
    Martine Carol 


     Pierre Mondy dans Austerlitz
     
     
    Pierre Mondy 


     Leslie Caron dans Austerlitz
     
     
    Leslie Caron 


     Jean Mercure dans Austerlitz
     
     
    Jean Mercure 


     Lucien Raimbourg dans Austerlitz
     
     
    Lucien Raimbourg 


     Jean-Louis Trintignant dans Austerlitz
     
     
    Jean-Louis Trintignant 


     Michel Simon dans Austerlitz
     
     
    Michel Simon 


     Elvire Popesco dans Austerlitz
     
     
    Elvire Popesco 


     Claudia Cardinale dans Austerlitz
     
     
    Claudia Cardinale 


     Pierre Tabard dans Austerlitz
     
     
    Pierre Tabard 


     Jacques Castelot dans Austerlitz
     
     
    Jacques Castelot 


     Maurice Teynac dans Austerlitz
     
     
    Maurice Teynac 


     Jean-Louis Richard dans Austerlitz
     
     
    Jean-Louis Richard 


     Jean Marais dans Austerlitz
     
     
    Jean Marais 


     Jean-François Rémi dans Austerlitz
     
     
    Jean-François Rémi 


     André Oumansky dans Austerlitz
     
     
    André Oumansky 


     Georges Marchal dans Austerlitz
     
     
    Georges Marchal 


     Jean-Marc Bory dans Austerlitz
     
     
    Jean-Marc Bory 


     André Certes dans Austerlitz
     
     
    André Certes 


     Raoul Billerey dans Austerlitz
     
     
    Raoul Billerey 


     Antoine Baud dans Austerlitz
     
     
    Antoine Baud 


     Guy Delorme dans Austerlitz
     
     
    Guy Delorme 


     Claude Carliez dans Austerlitz
     
     
    Claude Carliez 


     Pierre Peloux dans Austerlitz
     
     
    Pierre Peloux 


     Jean Berger dans Austerlitz
     
     
    Jean Berger 


     Henri-Jacques Huet dans Austerlitz
     
     
    Henri-Jacques Huet 


     Jean Degrave dans Austerlitz
     
     
    Jean Degrave 


     Nelly Kaplan dans Austerlitz
     
     
    Nelly Kaplan 


     Hugues Wanner dans Austerlitz
     
     
    Hugues Wanner 


     Fernand Fabre dans Austerlitz
     
     
    Fernand Fabre 


     Marcel Bernier dans Austerlitz
     
     
    Marcel Bernier 


     Georges Demas dans Austerlitz
     
     
    Georges Demas 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Austerlitz Austerlitz

    Austerlitz Austerlitz

    Austerlitz Austerlitz

    Andre Randall Andre Randall

    Anna Maria Ferrero et Daniela Rocca Anna Maria Ferrero et Daniela Rocca

    Anna Moffo Anna Moffo

    Anthony Stuart Henri Vidon et Rowland Bartrop Anthony Stuart Henri Vidon et Rowland Bartrop

    Claude Conty Claude Conty

    Daniela Rocca au centre Daniela Rocca au centre

    Daniela Rocca et Anna Maria Ferrero au centre Daniela Rocca et Anna Maria Ferrero au centre

    Davout d Auerstaedt a droite Davout d Auerstaedt a droite

    Elvire Popesco et Rossano Brazzi Elvire Popesco et Rossano Brazzi

    Ettore Manni et Raoul Billerey Ettore Manni et Raoul Billerey

    Georges Demas a droite Georges Demas a droite

    Georges Marchal Georges Marchal

    Guy Haurey a droite Guy Haurey a droite

    Janez Vrhovec Janez Vrhovec

    Jean Louis Horbette Jean Louis Horbette

    Jean Louis Trintignant et Pierre Mondy Jean Louis Trintignant et Pierre Mondy

    Leslie Caron Leslie Caron

    Leslie Caron Leslie Caron

    Louis Eymond Jean Marc Bory et Jacques Castelot Louis Eymond Jean Marc Bory et Jacques Castelot

    Martine Carol et Claudia Cardinal Martine Carol et Claudia Cardinal

    Martine Carol et Gabriele Antonini Martine Carol et Gabriele Antonini

    Michel Simon et Pierre Mondy Michel Simon et Pierre Mondy

    Nelly Kaplan et X1 Mme de Stael Nelly Kaplan et X1 Mme de Stael

    Orson Welles Orson Welles

    Paolo Gozlino Paolo Gozlino

    Pierre Marteville et Pierre Mondy Pierre Marteville et Pierre Mondy

    Pierre Mondy et Anna Moffo Pierre Mondy et Anna Moffo

    Pierre Mondy et Leslie Caron Pierre Mondy et Leslie Caron

    Pierre Mondy et Leslie Caron Pierre Mondy et Leslie Caron

    Pierre Mondy Pierre Mondy

    Pierre Tabard Vladimir Leib et Jack Palance Pierre Tabard Vladimir Leib et Jack Palance

    Polycarpe Pavloff et Pierre Tabard Polycarpe Pavloff et Pierre Tabard

    Polycarpe Pavloff Polycarpe Pavloff

    Relja Basic a droite Relja Basic a droite

    Rossano Brazzi Rossano Brazzi

    Vittorio De Sica Vittorio De Sica

    Vladimir Leib Vladimir Leib

    X2 et Maurice Teynac X2 et Maurice Teynac

    X3 general Rapp au centre X3 general Rapp au centre

    X4 Chappe a droite X4 Chappe a droite


    Document sans nom
    Pierre Mondy Napoléon Bonaparte Martine Carol Joséphine de Beauharnais Leslie Caron Élisabeth Le Michaud d'Arçon de Vaudey Jean Mercure Talleyrand Lucien Raimbourg Joseph Fouché Jean-Louis Trintignant Ségur fils Jean-Louis Horbette Constant Michel Simon Alboise, le grognard Elvire Popesco Lætitia Bonaparte Claudia Cardinale Pauline Bonaparte Daniela Rocca Caroline Bonaparte Anna Maria Ferrero Élisa Bonaparte Pierre Marteville Joseph Bonaparte Rossano Brazzi Lucien Bonaparte Orson Welles Robert Fulton Vittorio De Sica le pape Pie VII Pierre Tabard Langeron Jack Palance Weyrother Polycarpe Pavloff Koutouzov Jean-Louis Richard Alexandre 1er de RussieJanez Vrhovec François Ier d'Autriche Claude Conty Dolgoroukov Jacques Castelot Cambacérès Maurice Teynac Schulmeister Jean Marais Carnot Jean-François Rémi Duroc André Oumansky Méneval Ettore Manni Murat Georges Marchal Lannes Jean-Marc Bory Soult André Certes Berthier Raoul Billerey Savary Antoine Baud Bernadotte Guy Delorme Exelmans Claude Carliez Margaron Guy Haurey Friant Pierre Peloux Daru Jean Berger Hédouville Davout d'Auerstaedt Davout Georges Demas Daumesnil Anthony Stuart William Pitt Henri Vidon Fox Hugues Wanner Lord Cornwallis André Randall Whitworth Rowland Bartrop Nelson Henri-Jacques Huet Isabey Anna Moffo La Grassini Jean Degrave Réal Louis Eymond Lebrun Nelly Kaplan Madame Récamier Fernand Fabre Roederer Vladimir Leib un officier autrichien Relja Basic un officier autrichien Gabriele Antonini l'amant de Josephine Paolo Gozlino l'amant de la Grassini Dominique Zardi un officier français Marcel Bernier un officier français Armand Meffre un officier français Albert Daumergue  Raymond Pierson  Hubert de Malet  Roland Malet  Henri Cote  Gaston Meunier  Robert Lepagès  Rico Lopez  Sophie Daria  José Squinquel  Rikard Brzeska  Emil Kutijaro  Djokic Milutin  Antun Nalis  Nikola Popovic  Milivoje Popovic-Mavid  Kresimir Zidaric  Tito Strozzi 
    Document sans nom
    De 1801 à 1805. Bonaparte signe avec l’Angleterre le Traité d'Amiens qui doit ouvrir une période de paix en Europe et assurer à la France la liberté de commercer au-delà des mers. Sur le plan intérieur, il n’as plus guère à craindre des royalistes qu‘un attentat sur sa personne. Les calculs politiques de Talleyrand, qui le pousse à affermir encore son pouvoir en lui donnant un caractère sacré, sont soutenus par l’ ambition de ses frères et soeurs qui rêvent de devenir la base d’une nouvelle noblesse. En mai 1804, le Premier Consul Bonaparte est couronné empereur des Français par le pape Pie VII. Mais les relations avec l’Angleterre se sont dégradées. Le nouveau Premier ministre anglais, William Pitt, farouchement anti-français, ne respecte pas les termes de la paix d’Amiens. Une Troisième Coalition se réuni contre Napoléon. Devançant ses ennemis, il envoie à marche forcée sa Grande Armée sur l’Autriche. Près d’Austerlitz, celle-ci trouve la coalition russo-autrichienne forte de plus de 100000 hommes. Méprisant les avertissements du vieux Koutozov, qui craint la ruse de Napoléon et préconise un repli, les empereurs Alexandre Ier de Russie et François II d’Autriche sont décidés à livrer bataille et à suivre le plan du chef d'état-major Weyrother. Surestimant grandement leur supériorité numérique, les alliés son sûrs de leur victoire. En ce matin du 2 décembre 1805, un soleil radieux vient éclairer le champ de bataille. Peu avant, un épais brouillard avait permis aux hommes de Soult de franchir le Goldbach et de se mettre en position pour mener l’assaut décisif.

    Réalisation : Abel Gance
    Collaboration à la réalisation : Roger Richebé
    Scénario : Abel Gance, Nelly Kaplan et Roger Richebé
    Image : Henri Alekan, Robert Juillard
    Caméra : Raymond Picon-Borel, Robert Foucard, Milan Babic, assistés de Raymond Menvielle, Roland Paillas
    Montage : Leonide Azar, Yvonne Martin, assistés de Kenout Peltier
    Son : Pierre-Louis Calvet, assisté de Maurice Dagonneau, Roger Tavernier
    Musique : Jean Ledrut
    Décors : Jean Douarinou, assisté de Jean Taillandier, Marc Desages, Gilbert Brugaillere
    Costumes : Elisabeth Simon, Ferdinand Junker, Léon Zay, Madeleine Charlot
    Maquillage : Hagop Arakelian, Igor Keldich
    Assistants-réalisateur: Louis Pascal, Pierre Lary, Nelly Kaplan, Bata Stojanovic, Tony Ades
    Conseiller technique : André Smagghe
    Chorégraphe : Stanley Barry
    Effets spéciaux : Costel Grozea
    Conseillé équestre : François Nadal
    Maître d'armes : Claude Carliez
    Chefs électriciens : Louis Cochet, Drago Novac
    Régie générale : P. Laffargue, J. Serres
    Régie extérieure : Jean Alexandre, M. Jumeau
    Script : Mardelle Hochet
    Photographes de plateau : Roger Forster, Raymond Voinquel
    Production : Alexandre Salkind, Michael Salkind
    Producteur associé : Antoinette Coty
    Administrateur : Paul Maigret
    Directeurs de production : Dominique Drouin, assisté de Georges Charlot
    Producteurs : Alexandre et Michael Salkind, Roger Richebé, Alberto Barsanti et Antoinette Coty
    Production : Compagnie internationale de productions cinématographiques (France) / Lyre Films (France) / Galatea Film (Italie) / Michael Arthur Films (Lichtenstein) / Dubrava Film (Yougoslavie)
    Durée : 166 minutes
    Sortie en France le 17 juin 1960

    Gance - Bonaparte, une vieille histoire...
    En dépit de ses 14 mois de tournage, des 450 000 mètres de pellicule impressionnée, et d'un budget de 18 millions de francs, le « Napoléon » présenté en 1927, n’était que la première des six parties de l’œuvre gigantesque que Gance souhaitait initialement consacrer à Napoléon Bonaparte. Après « Arcole », devait venir « Le 18 brumaire », « Austerlitz », « La Retraite de Russie », « Waterloo », et « Sainte-Hélène ». Le projet fut vite abandonné, et le scénario de la dernière partie fut vendu à l’Allemand Lupu-Pick qui en tira « Napoleon auf Sainte-Helene » (1929). En 1935, Gance présentait « Napoléon Bonaparte », un film dont « l’action » se situe pendant les Cent-Jours. Essentiellement constitués par les souvenirs de ses partisans, avec de longs extraits sonorisés du film de 1927, le film abordait la période de l’Empire à l’économie, par le truchement d’une lanterne magique. Pas de quoi visiblement permettre au réalisateur de se sentir délivré de son pesant sujet. D’autant qu’en 1955, Gance qui venait de faire un détour du côté de la tour de Nesle, vit Sacha Guitry proposer sa version de l’épopée napoléonienne. Et de la Corse jusqu’à Sainte-Hélène ! Gance se devait de répondre et « Austerlitz » fut mis en chantier. De solides moyens furent mis sa disposition. Les scènes de bataille seraient tournées dans un immense hangar près de Dubrovnik, l’armée yougoslave fournissant chevaux et cavaliers. Mais pas de folies. En relatant à un parterre domestiques ébaubis le sacre de 1804, ou en décrivant charges de cavalerie et autres mouvement de troupe à Austerlitz, Ségur-Trintignant, fit faire à la production de bien belles économies…

    Travail de complément pour BDFF par Stéphane Bruyère, novembre 2016


    Document sans nom

    Le 12 décembre 1978,

    Abel Gance déjà célèbre au début du siécle !

    GRAND prêtre du cinéma muet, Abel Gance avait prévu, lors du tournage de « Napoléon » (1926), de donner, un jour, la parole à ses personnages. Ainsi, Albert Dieudonné (Bonaparte) tout comme Antonin Artaud (Marat) disaient — pour rien — un texte. Et c'est ce texte qui sera repris, près d'un demi-siècle plus tard, dans une nouvelle version de l'œuvre, « Bonaparte et la Révolution » (1971). Grâce à ce visionnaire qu'est Abel Gance, la synchronisation a été facile et on n'a eu aucune peine à assurer la correspondance entre l'image et la parole. C'est imaginé mal tout ce que l'on doit à ce metteur en scène de génie qui reste, sans doute, l'homme le plus pillé du cinéma mondial. Certains l'ont comparé à une sorte de Victor Hugo de l' écran. Et il est vrai qu'il a le sens de l'épopée, le goût de la grandeur, le souffle lyrique. Avec lui, « l'imagination est au pouvoir ». Bien avant la guerre, il avait découvert la « polyvision » grâce au triple écran, et ce n'est que beaucoup plus tard que d'autres ont parlé de « Cinérama » ou de « Kinopanorama ». « Quand Gance a besoin de quelque chose, il invente. Rien ne le fait ra ger plus que de se voir arrêté dans ses volontés esthétiques par des servitudes techniques », dit son amie Nelly Kaplan. Ainsi sont nés le prachiscope (objectif permettant d'obtenir des vues cinémascopiques), le polytipar ( mu1tiplicateurd'images), le pictographe et le pictoscope (images aussi nettes sur les plans éloignés que sur les premiers plans) ou encore la « perspective sonore », revenue plus tard d'Amérique sous le nom de stéréophonie. Abel Gance a été le premier à utiliser les gros plans, les images superposées (jusqu'à seize), le montage accéléré. Il réa lise avec ses caméras d'étranges prouesses, les noyant dans l'eau, les projetant comme des boules de neige, les accrochant à la selle d'un cheval, les bousculant, les culbutant, leur faisant danser un formidable ballet... Et cela dès 1926. « Si, dans 500 ans ou dans 1 000 ans on retrouve mes films, a-t-il confié à Armand Panigel, on croira que ce sont les actualités de l'époque... » C'est en 1973 que Panigel a tourné son portrait d'Abel Gance. Depuis, lefilm a été remonté, et il fait aujourd'hui figure de document, car on ne pourrait sans doute plus le réaliser. L'auteur d'« Austerlitz », qui vient d'avoir quatre-vingt-neuf ans — il est né le 25 octobre 1889 — est un vieil homme fatigué. Nous avons pu le joindre au téléphone : « Non, vraiment, je ne peux recevoir personne. Je suis épuisé. Ma femme est très malade et j'emploie mes dernières forces à la soigner. Elle est toute ma vie. Je voudrais disparaître avec elle. » Sa femme, Sylvie, a été, depuis 1936, son interprète dans ses films. Le couple habite un petit appartement dans le quartier du Ranelagh. Ils vivent modestement, sans doute, mais ne se trouvent pas dans la gêne. André Malraux, alors qu'il était ministre de la Culture, fit assurer une pension à Abel Gance. Souvent celui-ci s'est montré amer : « On paie de sa vie la marche en avant dans tous les arts. Il faut rentrer dans le rang ou périr. Le cinéma m'a laissé mourir, on s'est éloigné de moi par jalousie, par mesquinerie, par incompréhension. Je suis né sous le signe du Scorpion. J'ai été isolé de tout, comme un scorpion, cerné par les flammes, dont on attend le suicide. Il aurait fallu que je parle fort, que je me défende, mais mes ongles n'ont pas poussé : je ne sais pas griffer. » La vie pour lui a été généreuse et cruelle. Célèbre dès avant 1914, il a réalisé quelques - unes des plus belles œuvres du cinéma français : « Napoléon », « La Roue », « J'accuse... », etc. Ce dernier film est un hymne pacifiste et déchirant réalisé en 1918 : « J'aurais voulu que tous les morts de la guerre se relèvent une nuit et reviennent dans leur pays, dans leurs maisons pour savoir si leur sacrifice avait servi à quelque chose. » Il a fait tourner tous les plus grands comédiens de son temps et réalisé, outre ses chefs-d'œuvre, quelques dizaines de films alimentaires : « Prostitution ! » jette- t-il avec mépris. C'est sévère pour « La Dame aux camélias » (Yvonne Printemps et Pierre Fresnay), « Lucrèce Borgia » (Edwige Feuillère), « Un grand amour de Beethoven » (Harry Baur), etc. Celui pour qui Honegger a composé « Pacific 231 » (La Roue) a laissé un « Manolete » inachevé et ne réalisera jamais son rêve : « Christophe Colomb, l'homme au manteau râpé ». Il a touché à la télévision avec « Marie Tudor », mais a reçu d'elle « plus d'hommages que de commandes ». Egal des plus grands, des Griffith, des Eisenstein, des Cecil B. de Mille, Abel Gance a tout donné au cinéma, son cœur, son temps, son talent, son génie et, s'il en avait la possibilité, il continuerait, tant il croit qu'il y a encore à faire : « Au moment où l'on construit « Concorde », le cinéma est encore au temps du planeur. En retard d'une génération. Dans un siècle, ce sera le plus grand de tous les arts, un art qui doit beaucoup à Abel Gance. »

     

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