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  • Marie-Octobre 
    Julien Duvivier - 1959
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    Distribution :


     Serge Reggiani dans Marie-Octobre
     
     
    Serge Reggiani 


     Danielle Darrieux dans Marie-Octobre
     
     
    Danielle Darrieux 


     Bernard Blier dans Marie-Octobre
     
     
    Bernard Blier 


     Robert Dalban dans Marie-Octobre
     
     
    Robert Dalban 


     Paul Frankeur dans Marie-Octobre
     
     
    Paul Frankeur 


     Jeanne Fusier-Gir dans Marie-Octobre
     
     
    Jeanne Fusier-Gir 


     Paul Guers dans Marie-Octobre
     
     
    Paul Guers 


     Daniel Ivernel dans Marie-Octobre
     
     
    Daniel Ivernel 


     Paul Meurisse dans Marie-Octobre
     
     
    Paul Meurisse 


     Noël Roquevert dans Marie-Octobre
     
     
    Noël Roquevert 


     Lino Ventura dans Marie-Octobre
     
     
    Lino Ventura 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie-Octobre Marie-Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

    Marie Octobre Marie Octobre

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    1 Commentaire

    Emile Beaufort

    Date : 01-05-2022 Heure : 07:46:10



    Je viens de revoir ce film et je souhaite partager plusieurs réflexions sur cette production. Tout d'abord, j'ai immédiatement pensé à "Douze hommes en colère" de Sidney Lumet tourné 2 ans plus tôt en 1957 et qui associe lui aussi l'unité de temps, de lieu et d'action . Du reste, les deux oeuvres furent adaptées pour le théâtre. Dans les deux cas le suspense est maintenu jusqu'au dénouement final. Pour l'un, la question est :"Va-t-on condamner le jeune accusé ?", pour l'autre : "Qui parmi nous a vendu le réseau aux allemands et tuer Castille notre chef?". En 1957, Sidney Lumet entoure Henry Fonda de bons seconds rôles. En 1959, Julien Duvivier fait lui appel à des vedettes de premier plan pour son film, avec entre autres Meurisse, Ventura, Blier, Roquevert et Danielle Darrieux. C'est cela qui m'a interpellé, car en lisant les critiques de l'époque, je constate que quasiment personne ne s'étonne du choix de Danielle Darrieux pour incarner une résistante alors même que son nom reste associé à une actrice vedette des années d'Occupation. Par ailleurs , marié à Henri Decoin, qui tourna sans trop de problème sous Vichy et qui propulsa la carrière de sa femme grâce à l'immense succès de son film "Premier rendez-vous". Succès du film et surtout de la chanson qui devient le "tube" des années grises. Darrieux y prouve son talent de chanteuse et sa beauté éclatante et souriante en font la "petite fiancée" des français. L'autre image, souvent reproduite dans les manuels d'histoire pour symboliser la collaboration artistique, est le "train de la honte". c-à-d la photo des cinq vedettes de cinéma qui saluent, par la fenêtre du wagon, le public venu les accompagner à la Gare de l'Est pour leur voyage à Berlin, à l'invitation de Goebbels, ministre de la propagande et du docteur Frölich, président du cinema allemand. Albert Préjean, Viviane Romance, Junie Astor, Suzy Delair et Danielle Darrieux partent pour 12 jours de rencontres avec leurs homologues allemands à Vienne et Berlin. Cette image de ces vedettes souriantes et heureuses de leur sort fut dévastatrice pour leur carrière à eux cinq. J'en étais là de mes réflexions, trouvant un peu gros de choisir comme héroïne d'un film sur la Résistance..Darrieux. Mais en approfondissant la question, les choses se présentent un peu différemment. En 1941, Danielle Darrieux a divorcé de Decoin, et tombe amoureuse d'un diplomate dominiquais Porfirio Rubirosa. Cet ambassadeur agace Vichy par ses prises de positions anti-allemandes qu'il crie haut et fort. Accusé d'espionnage, il est arrêté et envoyé dans un camp en Allemagne. C'est ici que le destin de Darrieux bascule. Le cinéma français est sous tutelle de la firme allemande Continental dirigée par un nazi Alfred GREVEN, qui use de chantage auprès de Danielle Darrieux. Elle participe au voyage de promotion du cinéma français à Berlin et il verra ce qu'il peut faire pour Rubirosa...On accorde à l'actrice un laissez-passer pour rester 8 jours auprès de Rubirosa en Allemagne. Elle obtient sa libération et se marie avec lui à la mairie de Vichy en octobre 1942. La rumeur commence à enfler, la concernant, sur son comportement "pro collaborationniste". Or, elle rompt son contrat avec la Continental, ne tournera plus jusqu'en 1946, et vit avec son mari, en résidence surveillée, à Megève. Certes, elle n'a pas connu les affres de la faim et de la misère sous l'Occupation, mais elle ne fut pas non plus une "profiteuse de guerre" sans moralité comme d'autres (voir Tino Rossi, Fernandel, Edith Piaf, Arletty, ou pire Coco Chanel, Robert Le Vigan ou Roger Duchesne). A la Libération, elle ne fut pas inquiétée, ni privée de ses droits civiques. Mais pour elle, le "boomerang" revient de façon pénible en 1971, à la sortie du film documentaire de Marcel Ophüls "Le chagrin et la pitié". En effet, pour illustrer l'implication de certains français, plutôt connus à la politique de collaboration du régime de Vichy, réapparait "le train de la honte" et le rappel de ces vedettes sans moralité. Cette tâche la poursuivra durant toute sa carrière pourtant immense, solide et sans faille. En 1997, dans "L'Express" Danielle Darrieux tente, encore une fois, de donner des explications sur les motifs de son voyage de 1942, mais l'impact et le succès international du documentaire d'Ophüls fut tel, que cet épisode hantera sa carrière, sa vie durant. Du coup, ma vision du film est différente, et "j'accorde" à Danielle Darrieux toute sa légitimité à être une "Marie-Octobre" à la fois droite et résistante. Mais tout de même, de quel droit je m'arroge le titre de juge et d'avocat général, magistrat du ministère public dans ce procès contre ou pour Danielle Darrieux. Lors de l'étude de l'Occupation avec mes classes de terminales, j'ai souvent rappelé à mes élèves, que dans de tels moments, il est trop facile de dire que nous aurions tous été des résistants. Certes, nous aurions tous souhaité l'être, mais l'aurions-nous été ?. Je les faisais réfléchir sur le fait que 10 % de français collaborèrent activement, 10 autres % résistèrent et que 80 % du reste de la population fut attentiste durant les 4 années d'Occupation. Cela étant entendu, revenons au film brillamment dialogué par un Henri Jeanson percutant, pacifiste et inspiré. L'interprétation est servie par la "crème" des acteurs de l'époque, les rebondissements apportent au déroulement du film, de l'épaisseur et du mouvement. Enfin, il est amusant de savoir que Duvivier a volontairemnt caché à ses comédiens le nom du traitre, qui leur sera révélé lors du tournage des dernières scènes , donnant ainsi davantage de vérite au jeu d'acteur de chacun d'entre eux. A vous, maintenant de revoir cet excellent film et de vous en faire votre propre analyse...