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  • Fric-Frac 
    Maurice Lehmann - 1939
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    Distribution :


     Arletty dans Fric-Frac
     
     
    Arletty 


     Hélène Robert dans Fric-Frac
     
     
    Hélène Robert 


     Fernandel dans Fric-Frac
     
     
    Fernandel 


     Michel Simon dans Fric-Frac
     
     
    Michel Simon 


     Andrex dans Fric-Frac
     
     
    Andrex 


     René Génin dans Fric-Frac
     
     
    René Génin 


     Jacques Varennes dans Fric-Frac
     
     
    Jacques Varennes 


     Marcel Vallée dans Fric-Frac
     
     
    Marcel Vallée 


     Génia Vaury dans Fric-Frac
     
     
    Génia Vaury 


     Rivers Cadet dans Fric-Frac
     
     
    Rivers Cadet 


     Titys dans Fric-Frac
     
     
    Titys 


     Henri Charrett dans Fric-Frac
     
     
    Henri Charrett 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Fric-Frac Fric-Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric Frac Fric Frac

    Fric-Frac Fric-Frac

    Genia Vaury a gauche Genia Vaury a gauche

    Henri Charrett au centre Henri Charrett au centre

    Rivers Cadet a droite Rivers Cadet a droite

    Titys debout Titys debout


    Document sans nom

    Maurice Lehmann raconte : Le tournage de "Fric-Frac" : une bagarre permanente entre Fernandel et Michel Simon

     

    «FRIC-FRAC ». si je me souviens. Oh ! la ! la ! je ne suis pas prêt d'oublier! , dit Maurice Lehmann en riant. Il s'installe, décontracté, dans un fauteuil Régence ; au-dessus de lui, sur un chevalet,une belle Flamande du XVIIè penche pour l'écouter. « C'est Edouard Bourdet qui avait eu l'idée du film. Il est venu me proposer de tourner sa pièce, que j'adorais. Sa proposition m'enchanta. Victor Boucher, qui avait créé «Fric-Frac » au théâtre, avec Arletty et Michel Simon, était trop fatigué pour faire du cinéma, il fallait le remplacer. Je proposai Fernandel à Bourdet. il eut un sursaut : « Ce Marseillais ! ». Ce «Marseillais » avait débuté dans «Ignace» au théâtre de la Porte Saint-Martin, que je dirigeais alors. Il y avait connu un triomphe que seuls ses engagements cinématographiques avaient interrompu. Fernandel était Jeune et charmant, son talent original et spontané donnerait j'en étais sûr, un ton différent au personnage, sans que vienne s'interposer le souvenir de la création de Victor Boucher. Edouard Bourdet se laissa convaincre et devint bientôt un supporter de Fernandel.

    Metteur en scène et diplomate

    «Pour Michel Simon et Arletty, qui reprenaient leurs rôles, i1 ne devait pas y avoir de difficultés. Nous avions confié l'adaptation et les dialogues à Michel Duran, auteur dramatique adroit, et j'assumais la mise en scène, assisté, pour la technique. de Claude Autant-Lara. » A l'époque, on faisait plutôt du théâtre filmé que du cinéma tel qu'on l'entend aujourd'hui. J'avais déjà cinq films à mon actif : une série de trois « Le Maître de forges », « La Dame aux camélias », « Le Roman d'un jeune homme pauvre », dont j'étais le producteur-distributeur ; pour les deux suivants, j'avais également assuré la mise en scène. C'étaient « L'Affaire du courrier de Lyon » et « Le Ruisseau », où débuta Gaby Sylvia. Avec « Fric-Frac », je commençais à me sentir aussi à l'aise derrière la caméra qu'au Châtelet. Eh bien ! ce sont des qualités de diplomate qu'il me fallait, cette fois. » Entre Michel Simon et Fernandel, ce fut, dès le début, la gué-guerre. D'abord l'affiche : Fernandel, plus célèbre au cinéma que Michel Simon, venait en tête. Michel Simon faisait la sienne aux répétitions, tandis que Fernandel se donnait à fond, c'est à peine si Michel Simon mâchouillait ses répliques. — Comment veux-tu que je joue, me demandait Fernand, éploré, s'il ne me répond pas ? » Je le rassurais : « Quand on tournera, tu verras, il te répondra. » Je criais « moteur », ça partait. Michel Simon entamait alors son super-récital et Fernandel s'arrêtait net : « Voilà, voilà ! ce grand couillon grimace tant que Je ne peux plus rien faire. » » On recommençait les plans six et huit fois. Heureusement, Arletty, toujours souriante, détendait l'atmosphère. Elle était merveilleuse dans ce rôle où sa gouaille parigote se déployait avec un charme rare » Pour la scène de ce qu'on appellerait, aujourd'hui. « une petite bouffe », il y eut pourtant un incident : dans le décor de la chambre de Loulou (Arletty), Jo et Marcel devaient faire une sorte de piquenique pour lequel on avait prévu, outre le kil de rouge et le camembert réglementaires, du jambon, Jo et Marcel — c'est -a-dire Michel Simon et Fernandel — après s'être grisés de concert, devaient échanger des déclarations d'amitié. « Tu es mon pote ! disait Jo à Marcel. » Michel Simon y mettait peu de conviction. Il fallut recommencer la prise plusieurs fois. Sous les lumières, le Jambon transpirait ; à chaque prise, on le changeait. Enfin la scène fut terminée.

    Un lexique d'argot

    Le lendemain, Michel Simon se faisait porter malade ; crise de foie, me confirma l'assurance. Quand il revint au studio, quarante-huit heures plus tard, c'est tout juste s'il n'accusa pas Fernandel et le Jambon de l'avoir conjointement empoisonné. » A la fin. mes deux lascars ne se parlaient toujours pas en dehors du dialogue. Le succès de « FricFrac » lui-même ne les réconcilia pas. » Pendant quelques mois, l'argot de « Fric-Frac » fit florès à Paris : Edouard Bourdet s'était amusé à jongler avec la langue verte et Michel Duran avait renchéri. A l'entrée de leurs cinémas, certains exploitants avaient affiché un petit lexique franco-argot qui réjouissait les spectateurs. » S'il se montre peu avare d'anecdotes sur le cinéma, c'est pourtant le théâtre qui a été la grande passion de la vie de Maurice Lehmann. « Trompe l'œil » (1), le livre qu'il a consacré à ses souvenirs, raconte essentiellement sa longue idylle avec le théâtre, les rendez-vous et les coups au cœur qu'il lui donna. A vingt-deux ans, retour de Verdun, Maurice Lehmann entrait à la Comédie-Française pour y jouer tous les jeunes premiers du répertoire. A vingt-neuf ans, il dirige la Porte Saint-Martin et le Nouvel Ambigu. A trente-trois ans, il commence à s'occuper du Châtelet. C'est là que, pendant plus de vingt ans, avant la guerre et après, il donne du merveilleux à un public qui lui marquera toujours sa fidélité. Entre 1930 et 1940, il forme, avec le baryton sentimental André Baugé et le comique Bach, un tandem qui conjugue parfaitement le charme et le rire. « Sidonie Panache », « Nina Rosa », « Valses de Vienne », « Le Soleil du Mexique », tous les continents deviennent, au Châtelet, des tremplins à des rêves éveillés. Entre deux mises en scène, Maurice Lehmann voyage et va puiser aux sources du folklore le plus lointain comme le plus authentique ses idées de mise en scène.

    La féerie de Rameau

    C'est encore ce qu'il fera après la guerre et qui inspirera ses mises en scène, de « M. Carnaval » par exemple, pour lequel il réunira une autre alliance efficace, celle de Georges Guétary et de Jean Richard. Son rêve à lui, c'est pourtant à l'Opéra que Maurice Lehmann l'a réalisé lorsque, pour la seconde fois appelé à la direction des théâtres lyriques nationaux, il monte en 1953, « Les Indes galantes ». C'est peu de dire qu'il fit partager ce rêve-là à des milliers de spectateurs. Il leur offrit l'occasion fastueuse d'acclamer du même cœur Jean-Philippe Rameau, les chanteurs et chanteuses et tout le corps de ballet de l'Opéra, et le peintre Carzou, alors tout à fait inconnu. -Les moyens exceptionnels avaient été mis au service du goût, du talent et de l'enthousiasme. Durant trois ans, « Les Indes » furent le cheval de bataille de l'Opéra. On venait de l'Europe entière applaudir la féerie de Rameau, endormie depuis le XVIIIè siècle et dont Maurice Lehmann avait réveillé toutes les grâces d'un coup de baguette à la fois magistral et magique.

    (1) Editions Pensée Moderne.

    Charlot chez les vignerons

    Le sens de la fête, Maurice Lehmann l'a toujours eu. Ainsi, dans le jardin de ses plus chers souvenirs, auprès des « Indes galantes », il garde la mémoire très vive d'une fête somptueuse dont l'éclat ne dépassa pas les limites du canton de Vaud : la fête des vignerons de Vevey, célébrée, tous les vingt-cinq ans, depuis des siècles, au bord du Léman, réminiscence des bacchanales anciennes. En 1955, les vignerons avaient demandé à Maurice Lehmann d'être le grand prêtre de cette fête. Tout le pays y participait. Il avait fallu choisir les déesses, Paies et Cérès, parmi les jeunes filles les plus belles des environs et Maurice Lehmann avait obtenu du danseur étoile Michel Renault qu'il incarne Dionysos. On n'avait jamais vu plus belle réussite. Les villageois portaient en triomphe le dieu, les déesses et Maurice Lehmann. C'est du haut des épaules de robustes vignerons vaudois qu'il découvrit, dans la foule qui applaudissait frénétiquement, un petit monsieur à cheveux blancs qui lui envoyait des baisers : Charlie Chaplin.

     

    Un autre article

    Mes petits potes, faut que j’vous affranchisse : vous allez vous boyauter…Et c’est pas du bid, y’a de quoi se marrer. C’est Momo Lehmann qui s’est tapé le boulot qu’avait commencé Édouard Bourdet, çuy-là qu’a la carrée du Français. Et y s’est montré fortiche d’autan plus que c’était duraille. Ouvrez bien vos esgourdes, vous verrez que c’est du billard. Sûr que ça ressemble un peu à la pièce, mais c’était une bath pièce, hein ? Alors, pourquoi qu’on jacterait ? Y a pas à être Chinois. Y s’est montré régulier : Momo, c’est pas un paumé. Il a respecté l’argot : l’oseille c’est le fric, se faire la paire c’est se débiner, une vanne c’est un bobard, bonir un truc c’est jacter, et ainsi de suite…
    Donc je vous déballonne le boniment : Marcel c’est un gars qui travaille dans la bijouterie ; la fille du singe, Renée lui fait du gringue, même qu’elle est gluante, sécotine et tout. Alors, vous entravez s’il lui préfère Loulou, la reine du milieu et son pote Jo, un tellement feignant qu’on l’appelle Jo-les-bras-coupés. Y’a tout un truc marrant qui se passe au cours d’une balade en vélo. Et puis le Marcel il est balancé par son singe vu que sa lardonne veut pas supporter qu’on la laisse en carafe. V’la qu’en même temps, la Loulou a besoin d’oseille vu que son Tintin qui est au ballon en a besoin pour payer son bavard et la cantine. Marcel, c’est un dégonflé ; il est pincé pour la Loulou qui a de belles doudounes, qu’est bien carrossée et qui lui jacte « bavon javour le baveau Mavarçavel » en plus pur javanais. D’autant plus que pour vendre de la salade, elle sait y faire. Elle lui tire tous les vers du nez et elle décide de faire un fric frac à la bijouterie. Un fric frac, si vous êtres assez caves pour pas la savoir, c’est mettre en l’air, avoir les doigts crochus, un cambriolage quoi !
    J’en jacterai pas plus. Tout ça c’est a voir. Y a de quoi se cintrer et se bidonner. D’autant que Jo accompagne Loulou, qu’il loupe son fric frac, que la Renée radine et Marcel aussi qui a l’air tout ce qu’il y a de mariole et le père Mercandieu en plein dans les brandezingues…
    Et tout se goupille bien sûr, vu qu’on est entre gens de bonne compagnie, fortiches à vider les godets et qu’après tout, les honnêtes gens, c’est du bidon… Faut voir le Michel Simon avec sa grande gueule ; espatrouillant qu’il est, tordant, tirebouchonnant et rigolboche. Comment qu’il les flanque dans sa poche tous les autres avec son blave par-dessus ; c’est du billard, il vous assoit et vous en mastique une bonne fissure ; le Fernandel, il est bath aussi et chouette, bien que le Michel Simon le laisse dans les choux. Gironde l’Arletty et tout ce qu’il y a de badour et rupinos avec sa margoulette en forme de tirelire. Girofle aussi l’Hélène Robert. Y’ a encore la môme Genia Vaury qui vous sèche un glass comme du nougat, Génin le pouffant, et Andrex bien bâché, et Marcel Vallée le rondouillard. Du bon bisness, Momo Lehmann ! C’est gentiment gratté. - Mavauravicave Bavessavy - Maurice Bessay, Cinémonde n° 557 du 21 juin 1939

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