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    Marcel Carné - 1938
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    Distribution :


     Louis Jouvet dans Hôtel du Nord
     
     
    Louis Jouvet 


     Arletty dans Hôtel du Nord
     
     
    Arletty 


     Annabella dans Hôtel du Nord
     
     
    Annabella 


     Jean-Pierre Aumont dans Hôtel du Nord
     
     
    Jean-Pierre Aumont 


     Paulette Dubost dans Hôtel du Nord
     
     
    Paulette Dubost 


     Andrex dans Hôtel du Nord
     
     
    Andrex 


     Bernard Blier dans Hôtel du Nord
     
     
    Bernard Blier 


     François Périer dans Hôtel du Nord
     
     
    François Périer 


     Jane Marken dans Hôtel du Nord
     
     
    Jane Marken 


     André Brunot dans Hôtel du Nord
     
     
    André Brunot 


     Raymone dans Hôtel du Nord
     
     
    Raymone 


     Henri Bosc dans Hôtel du Nord
     
     
    Henri Bosc 


     René Bergeron dans Hôtel du Nord
     
     
    René Bergeron 


     Armand Lurville dans Hôtel du Nord
     
     
    Armand Lurville 


     Marcel André dans Hôtel du Nord
     
     
    Marcel André 


     Génia Vaury dans Hôtel du Nord
     
     
    Génia Vaury 


     Jacques Louvigny dans Hôtel du Nord
     
     
    Jacques Louvigny 


     Marcel Pérès dans Hôtel du Nord
     
     
    Marcel Pérès 


     Albert Malbert dans Hôtel du Nord
     
     
    Albert Malbert 


     Marcel Melrac dans Hôtel du Nord
     
     
    Marcel Melrac 


     Charles Bouillaud dans Hôtel du Nord
     
     
    Charles Bouillaud 


     René Alié dans Hôtel du Nord
     
     
    René Alié 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Hôtel du Nord Hôtel du Nord

    Hôtel du Nord Hôtel du Nord

    Annabella Annabella

    Annabella Annabella

    Annabella Annabella

    Annabella et Genia Vaury Annabella et Genia Vaury

    Annabella et Louis Jouvet Annabella et Louis Jouvet

    Annabella et Louis Jouvet Annabella et Louis Jouvet

    Arletty Arletty

    Bernard Blier Bernard Blier

    Henri Bosc Henri Bosc

    Hotel du Nord Hotel du Nord

    Hotel du Nord Hotel du Nord

    Jean Pierre Aumont et Annabella Jean Pierre Aumont et Annabella

    Jean Pierre Aumont et Annabella Jean Pierre Aumont et Annabella

    Jean Pierre Aumont Jean Pierre Aumont

    Louis Jouvet Louis Jouvet

    Louis Jouvet Louis Jouvet

    Louis Jouvet et Arletty Louis Jouvet et Arletty

    Marcel Ande Marcel Ande

    Raymone Raymone


    Document sans nom
    Louis Jouvet M. Edmond Arletty Mme Raymonde Annabella Renée Jean-Pierre Aumont Pierre Paulette Dubost Ginette Andrex Kenel Bernard Blier Prosper Trimaux François Périer Adrien Jane Marken Louise Lecouvreur André Brunot Émile Lecouvreur Raymone Jeanne Henri Bosc Nazarède René Alié Marcel René Bergeron Maltaverne Armand Lurville le juge Marcel André le chirurgien Génia Vaury l'infirmière Jacques Louvigny Mimar Marcel Pérès un client du restaurant Albert Malbert un client du restaurant Marcel Melrac un agent de police Charles Bouillaud un inspecteur
    Document sans nom
    Résumé :Au bord du canal Saint-Martin, le modeste Hôtel du Nord accueille une clientèle de petites gens. Ce soir-là un couple d'amoureux demande une chambre pour la nuit : Pierre et Renée ont décidé de mourir ensemble. Mais si Pierre a bien tiré sur son amie, il n'a pas le courage de se tuer. Dès qu'il entend la détonation leur voisin, Monsieur Edmond, enfonce la porte... il laisse Pierre s'enfuir. Celui-ci, au petit jour, se constituera prisonnier. Renée, transportée à l'hôpital, est sauvée; comme elle ne sait où aller et n'a personne au monde elle revient à l'Hôtel du Nord où elle accepté de travailler comme bonne.
    Monsieur Edmond est toujours là, il vit avec Raymonde, une prostituée; c'est un homme mystérieux. Traqué par d'anciens complices qu'il a trahis, il ne se décide pas à quitter l'Hôtel du Nord car il est épris de Renée. Mais lorsqu'elle lui propose de partir, avec les mots dont Pierre s'était servi pour la décider à mourir, Edmond accepte. Mais au dernier moment Renée, comme Pierre autrefois, se dérobe... Elle retourne à l'Hôtel du Nord où Edmond la rejoint. Raymonde, qui s'est mise en ménage avec Prosper, "donne" son ancien protecteur. Ses anciens complices l'abattent dans la chambre même où Pierre avait tenté de tuer Renée. Tandis que le coup de revolver se perd parmi les pétards que les enfants allument ce soir de 14 juillet, un couple s'étreint dans un square : Pierre, libéré par un non-lieu, son orgueil vaincu par l'amour de Renée, pleure dans ses bras.

    SCENARIO Jean Aurenche et Henri Jeanson d'après le roman d'Eugène Dabit ; DIALOGUE Henri Jeanson ; IMAGE Armand Thirard et Louis Née ; SON Marcel Courmes ; MONTAGE Marthe Gottié ; DECORS Alexandre Trauner ; COSTUMES Lou Tchimoukow ; MUSIQUE Maurice Jaubert ; PRODUCTION Joseph Lucachevitch (Impérial Film - SEDIF)

    Quand Carné reçu commande d'un film par Lucachevitch, Jacques Prévert se trouvait aux États-unis. Il y avait rejoint pour quelques mois sa compagne Jacqueline Laurent alors sous contrat à Hollywood. Pour l'écriture du scénario, Carné eut recours à Jean Aurenche et Henri Jeanson. Ceux-ci ont alors développé les personnages de la prostituée et du souteneur (Arletty-Jouvet) au détriment du couple d'amoureux (Annabella-Aumont). C'est pourtant bien la présence d'Annabella qui a permis la mise en chantier du film :
    « Voulez-vous faire le film d'Annabella de l'année ? me dit Lucachevitch. Il faut dire que celle-ci (...) était alors la vedette féminine numéro un du cinéma français. On racontait volontiers que sa seule présence dans un film suffisait à le faire vendre à un prix tel dans les pays d'Europe centrale, que cette seule vente couvrait largement le devis du film. En dehors de cela, cependant, son talent ne cassait pas les meubles... Quand on avait déclaré « Elle est gentille » on avait résumé la situation (...) Annabella, mariée à l'acteur américain Tyrone power, vivait à Hollywood. Cette année-là,elle avait décidé de passer trois mois de vacances en France, et il fallait profiter de son séjour parmi nous pour tourner le film. (...) Je songeai à « Hôtel du Nord », d'Eugène Dabit, un auteur dont j'appréciais le populisme sensible et tendre. (...) Une sorte de miracle devait se produire... Annabella, que j'eus au bout du fil à Hollywood, connaissait le roman de Dabit et l'appréciait énormément. Je n'eus donc aucune difficulté à la convaincre. L'accord d'Annabelle suffisait à Lucachevitch. Par la suite, il n'ouvrit sans doute jamais le livre de Dabit. Il avait sa vedette, cela lui suffisait. » - Marcel Carné, La Vie à belles dents, 1975

    « « Réalisme poétique » (...) On sait que Carné à toujours haï cette expression, ce qui est compréhensible (...) tant ses films sont construits sur un irréalisme systématique et cohérent. Irréalisme du décors bâti en studio et qui reflète poétiquement un quartier réel, mais transposé. Irréalisme des personnages qui sont des archétypes poétiques possédant par eux-mêmes très peu de réalité sociologique, mais dont le grouillement et l'entrelacs communique à l'ensemble du récit une intense vérité sociale. Irréalisme théâtral et quasi musical des dialogues qui sont comme la partition que joue chaque acteur dont le rôle est alors comparable à celui d'un musicien d'orchestre. L'apport spécifique de Carné, c'est d'avoir su peindre avec une minutie artisanale, grâce à cet irréalisme, les couches profondes (et non l'atmosphère superficielle) d'une société dans la phase finale de son pourrissement et de sa décomposition. Curieusement, la morbidité de ses films a été mieux sentie par ses détracteurs (une partie de la droite de l'époque) que parmi ses aficionados. En effet, les personnages de Carné vivent dans ses films leurs dernières minutes de vie avant de devenir les figures de cire, les effigies immobiles et symboliques d'une époque presque révolue aussitôt que peinte. Et c'est sans doute parce qu'elles étaient déjà plus qu'à moitié enfoncées dans la décomposition et dans la mort que les figures créées par Carné ont eu cette propension étonnante à devenir légendaires. » - Jacques Lourcelle, Dictionnaire du cinéma : les films, 1992

    « Atmosphère, athmosphère.... » ... une des répliques les plus célèbres du cinéma français ne fit pas l'unanimité. Carné, lui même avait quelques réticences : «  Arletty était l'âme du film. Non seulement elle transcendait certaines répliques, certains mots d'auteurs que je n'aimais guère à cause de leur pittoresque outré, comme la fameuse « atmosphère » à laquelle son talent, sa magie d'artiste, firent le succès que l'on sait. »


    Document sans nom

    Interview d'Arletty en 1972

    Depuis le tournage d'Hôtel du nord je n'ai plus jamais dit "Atmosphère"

    IL y a des répliques qui collent à la peau de leur auteur. Et pour toujours « Soldats, du haut de ces pyramides... », c'est Bonaparte ; « Et pourtant, elle tourne ! »... Galilée ; « Merde », Cambronne et « Atmosphère, atmosphère... est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ! » c'est Arletty dans « Hôtel du Nord ». « Et pourtant elle n'est pas à moi, précise aussitôt Arletty. Moi, je n'ai fait que transmettre au public. Ce merveilleux mot appartient à Jeanson. » Aussi, la réplique dite, par respect de la propriété d'autrui, Arletty qui ne fait rien à moitié, raye purement et simplement le mot « atmosphère » de son vocabulaire.

    Du climat ou de l'ambiance

    « Je ne veux jamais le prononcer, dit-elle. Quand j'ai besoin de ce mot-là, je parle de climat ou d'ambiance. » L'ambiance, dans son petit appartement parisien, est à la gaieté. Blanc lumineux des murs et du canapé avec des taches de rouge des coussins et des rideaux. Même harmonie sur la maîtresse de maison. Les bottes, le pantalon, le chandail décolleté sont blancs. Seul est framboise le châle jeté sur la courbe toujours parfaite de l'épaule. Blancs également les cheveux, aux mèches coupées très court, comme un adolescent. La silhouette reste étonnamment juvénile. Un instant, la pose est même celle d'une jeune fille attentive : les pieds sur le canapé, les longues jambes repliées serrées dans les bras nus, le menton sur les genoux. Mais très vite, comme prise en faute, elle a retiré ses pieds du canapé et les a posés sagement sur la moquette. « N'ayant jamais été très fourmi, soupire-t-elle, j'ai dû quitter mon grand appartement de la rue Raynouard. Mais ça m'est égal, il y a plus de soleil dans celui-ci. » Derrière les épaisses lentilles bleutées des lunettes, les yeux malades ne peuvent que deviner la tache vert tendre des marronniers qui remuent devant sa fenêtre. Son soixante-quatorzième printemps... et « Hôtel du Nord », c'était il y a déjà trente-quatre ans ! « Hôtel du Nord » ! C'est si loin, mon ami ! Des anecdotes ? Moi, je n'ai pas d'anecdotes. Et la voix claironne comme autrefois. Un film, ou je m'y amusais, ou je le faisais pour payer mon loyer. Là, bien sûr, avec Carné, je me suis bien amusée. Quel chef d'orchestre ! Dans le scénario, Jouvet et moi, on ne devait pas être très importants, mais le film fini, on nous entendait... Que voulez-vous, avec une partition signée Jeanson, on pouvait vraiment pas rater nos duos. » Aveu d'humilité, aussitôt contredit par un rire impertinent, nerveux, plein de gouaille faubourienne : le rire d'Arletty. En trente-quatre ans, il n'a pas pris une ride. « II n'y a qu'une chose que j'aimais pas, reprend - elle. C'était de voir les rushes. Je déteste me regarder... Mettre ma photo sur les murs ou dans un beau cadre sur un piano, c'est vraiment pas mon genre. Tout ça, c'est des vraies bêtises . Alors me voir sur l'écran, quel supplice ! D'abord ça sert à rien. C'est fait, c'est donc trop tard pour se corriger. Et puis... ma voix m'agace. »

    Nouveau métier à quarante ans

    Pas le moindre rire ne vient, cette fois, démentir cette ahurissante affirmation. « Mais si, mais, si insiste- t-elle, ma voix m'agace, c'est comme ça ! Alors j'écoutais et je regardais les autres. Car, à quarante ans, j'avais encore beaucoup à apprendre des autres. « Hôtel du Nord », c'était le premier film que je faisais sérieusement. Avant, le cinéma pour moi, c'était pour me faire de l'argent de poche. Mon métier, c'était le théâtre. » Au ton passionné, on devine l'acharnement mis à apprendre, « à quarante ans bien tassés ». ce nouveau métier d'actrice de cinéma. Etonnant ! On pouvait croire qu'avec sa voix inimitable et son cocktail tendre-acide, Arletty pouvait se contenter d'être. « Pas du tout, rétorque-t-elle en se tapant farouchement les genoux. D'accord, je suis du genre spontané. Je ne suis pas la dame qui se dit : « Le journaliste va venir me voir, faut que j'y prépare quelques bonnes réponses. » Non, je n'ai pas pensé à vous avant votre coup de sonnette. Mais ma spontanéité, mon naturel, c'est des années de métier ! » Années jalonnées de succès incomparables comme « Le jour se lève », « Circonstances atténuantes », « Fric-frac », « Les Visiteurs du soir » ou celui qui reste son préféré : « Les Enfants du paradis ». Mais l'après-guerre n'apporte plus les mêmes triomphes. Les modes passent et la cigale n'a jamais pu devenir fourmi. Arletty songeait à vendre son dernier tableau, une toile de Dufy, quand Henri Jeanson l'imposa dans son film « Maxime ». L'an dernier, Arletty publiait « La Défense » : un recueil de souvenirs, certes, mais nullement un testament. Elle espère tourner encore, malgré sa vue très faible. Elle ne peut lire qu'une heure par jour avec une énorme loupe. Des auteurs pensent à elle et Jean-Claude Brialy songerait à lui donner un rôle dans son prochain film. Mais Henri Jeanson ne sera plus là pour lui écrire ses répliques qu'elle était la seule à pouvoir dire de cette voix qui n'agace qu'elle.

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