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  • La 317e section 
    Pierre Schoendoerffer - 1964
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    Distribution :


     Bruno Cremer dans La 317e section
     
     
    Bruno Cremer 


     Jacques Perrin dans La 317e section
     
     
    Jacques Perrin 


     Pierre Fabre dans La 317e section
     
     
    Pierre Fabre 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    La 317e section La 317e section

    Bruno Cremer Bruno Cremer

    Bruno Cremer Bruno Cremer

    Jacques Perrin Jacques Perrin

    Jacques Perrin Jacques Perrin

    Jacques Perrin et Bruno Cremer Jacques Perrin et Bruno Cremer

    Manuel Zarzo Manuel Zarzo


    Document sans nom

    Interview de Jacques Perrin en 1970

    Jacques Perrin a fait ses classes en tournant "La 317e Section"

    DEPUIS « Z » où il incarnait ce jeune photographe dont les clichés allaient précipiter l'affrontement des camps, Jacques Perrin occupe, parmi les jeunes premiers, une place privilégiée. Aujourd'hui, à vingt-neuf ans, il a tourné plusieurs dizaines de films dont « L'Horizon »,de Jacques Rouffio, où il était un conscrit de 1914 après avoir été, au Cambodge, le sous-lieutenant de « La 317ème Section ». En 1964, Perrin vivait à Rome. C'est là que Pierre Schoendoerffer, qui cherchait son lieutenant, vint le trouver. Avant d'emmener son équipe au Cambodge-Nord, où il allait tourner son film à quelques kilomètres d'une zone où les Américains manœuvraient, Schoendoerffer fit subir un régime de pré-tournage à ses interprètes : Perrin, Bruno Cremer, Pierre Fabre et Manuel Zarco. Chacun d'eux dut perdre plusieurs kilos et se préparer physiquement et mentalement à affronter la vie dans la jungle.

    Le boy-scout devient soldat

    Quarante et un supplétifs laotiens allaient se joindre à l'équipe française pendant les deux mois de tournage. « Au bout d'une semaine,raconte Jacques Perrin, je n'avais plus qu'une envie : finir ce film le plus vite possible pour rentrer en France. Les premiers jours, je voyais ça comme une histoire de boy scouts. Coutard était un ancien d'Indochine, les deux assistants de Schoendoerffer aussi. Moi, je n'avais même pas fait de service militaire... Tous les matins, il y avait le lever des couleurs pour les soldats cambodgiens, donc pour nous aussi. C'était cela que « Schoen » voulait obtenir : faire de nous des soldats comme les autres, comme les vrais. Tout notre comportement devait en témoigner. En tant que comédiens, nous nous sentions brimés. On ne nous demandait pas d'exprimer une émotion, de jouer une scène, on nous disait : « La manière réglementaire de porter ton arme, c'est la suivante, etc. » On marchait sans savoir où on allait... Pratiquement on se disait : ce n'est pas un film qu'on fait là, c'est une marche idiote, sans raison, dans une jungle pourrie... On couchait dans la boue, on sefaisait bouffer par les insectes. » J'avais très peu de contacts avec Shoendoerffer, on se connaissait à peine. Il me disait : « Fais ceci, fais cela », j'obéissais, c'est tout. Un jour, en traversant une rivière, je suis tombé et j'ai vraiment failli être emporté par le courant. J'étais très faible, j'avais perdu au moins quinze kilos. Trois soldats cambodgiens m'ont repêché. Schoendoerffer a piqué une crise. Il aurait voulu que je m'en sorte tout seul. Si j'étais vraiment un sous-lieutenant, je devais, disait-il, être capable de suivre le rythme de ces hommes, son rythme à lui, celui de Coutard, etc. Pendant trois jours, je ne lui ai pas adressé la parole... Il essayait de reconstruire totalement son histoire, telle qu'il l'avait écrite, telle qu'il l'avait vécue. On était préparés, conditionnés, chaque instant, sans le savoir. Le dernier jour du tournage, alors qu'on arrivait près de l'aéroport, où on allait bientôt prendre l'avion pour retourner dans un coin civilisé, « Schoen » a essayé de nous faire marcher en prétendant qu'il voulait tourner une dernière scène, à quarante kilomètres. Ça ne nous a pas fait rire du tout. J'ai même vu le moment où on allait lui faire sa « fête ». On avait même projeté, je crois, de le ficeler dans un sac de toile et de s'en servir comme d'un punching ball pendant un après-midi... » « La 317ème Section », c'était en 1964, il y a six ans. Jacques Perrin la considère comme le premier film important de sa carrière de comédien. Pour le second, « Un homme à moitié », de Vittorio de Setta, il a reçu le prix d'interprétation masculine à Venise, en 1966. Peu de gens, même dans le métier, le savent. Ce prix prestigieux fut, en effet, éclipsé par le scandale que provoqua l'attribution du Grand Prix à « La Bataille d'Alger ». Dans « Un homme à moitié », Jacques Perrin jouait un homme qui fait une dépression nerveuse et, donc, remet sa vie en question.

    Le métier de A à Z

    Jacques Perrin a remis sa vie en question le jour où il est devenu producteur avec « Z ». Il était un jeune comédien qui faisait carrière dans les coproductions franco-italiennes. Il est devenu son maître en créant sa propre maison de production, la Regganefilms (dont les bureaux se trouvent sept étages au-dessus de son appartement), qui produit aujourd'hui « Blanche », de Valerian Borowsky, un film qui se déroule au Moyen Age et dans lequel Perrin-producteur est aussi Perrin-acteur. Dans « Blanche », Jacques Perrin joue un personnage qui « agit sans s'émouvoir », l'Octave des « Caprices de Marianne », dit-il, ou encore « un serviteur des caprices de la vie ». Jacques Perrin se prépare aussi à devenir metteur en scène. Il tournera en Algérie, « quand il pourra », peut-être en 1972, « Guillaume », une histoire qu'il écrit sur « l'épreuve qu'ont traversée les jeunes du contingent. »

    Il a voulu traiter la condition humaine

    PIERRE SCHOENDOERFFER, (notre photo) qui fut cameraman en Indochine de 1952 à 1955, a tourné «La 3I7é Section » au pays Moï, au Nord-Est du Cambodge. « L'Indochine, c'est la moitié de mon pays, dit Schoendoerffer. Je connaissais bien la région. J'ai hésité, un moment, entre le Mont des Eléphants et le pays Moï. Finalement, j'ai choisi ce dernier ». Raoul Coutard, le chef-opérateur, lui aussi, connaissait bien l'endroit. Il était photographe de l'armée pendant la guerre d'Indochine. Schoendoerffer, ayant obtenu l'avance sur recettes et le feu vert de son producteur, Georges de Beauregard, partit faire une voyage de reconnaissance rapide avant d'emmener, quinze jours plus tard, son équipe au Cambodge. « Avant de faire ce film, raconte-t-il, j'avais abandonné le cinéma pendant cinq ans. Mes premiers films n'avalent pas été des succès, et puis ce n'était pas le genre de cinéma que je voulais faire. J'ai donc fait des photos pour « Paris-Match » et j'ai écrit un livre, « La 317e Section ». Je l'avais construit comme un scénario, avec l'espoir d'en tirer un film. Mon idée, c'était de voir si on pouvait faire autre chose que de l'anecdote à propos de la guerre, si on pouvait traiter la condition humaine. » Les personnages de « La 317e Section » sont un mélange d'hommes que j'ai connus en Indochine. Je n'ai jamais donné de précisions à leur sujet. Ils ont existé, je les ai vu vivre et combattre et, aussi, disparaître quelquefois. Je ne tiens pas à parler d'eux, ils font partie de ma vie privée ». Depuis « La 317e Section », i1 est retourné au Vietnam, où il a tourné en 1966 « La Section Anderson », qui reçut l'oscar du meilleur documentaire et l'Emmy Award. Pierre Schoendoerffer prépare, en ce moment, « Le Désert des Tartares », d'après le roman de Dino Buzzatti. Ce sera un film anglais, tourné en anglais, et dont le héros sera Jacques Perrin. Pour écrire son film, Schoendoerffer est allé s'installer, pour trois mois, à Bristol, où habite son scénariste. Le personnage principal du « Désert des Tartares » n'est pas du tout dans la tradition latine, c'est un personnage janséniste, pascallen. Ce qui le caractérise, ce sont ses inquiétudes et elles sont d'ordre nordique. Ce qui pousse Drogo, c'est la quête de Dieu, ce qui le hante, c'est l'injustice de la grâce. » Le tournage aura lieu fin 1971, dans les Alpes et en Autriche. C'est Jacques Perrin qui produira le film.

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