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  • Le mépris 
    Jean-Luc Godard - 1963
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    Distribution :


     Brigitte Bardot dans Le mépris
     
     
    Brigitte Bardot 


     Michel Piccoli dans Le mépris
     
     
    Michel Piccoli 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le mépris Le mépris

    Le mépris Le mépris


    Document sans nom

    AUTANT prévenir : « Le Mépris » est un film qui ne plaît pas à tout le monde. Il y a autant de fureur passionnée chez ses partisans que chez ses détracteurs. Impossible de rester impartial devant une telle œuvre ; j'avoue tout de suite que je l'aime infiniment.
    Le film commence par une scène admirable que Godard, dit-on, dut ajouter à son film sous la pression de ses producteurs. Dans cette scène de nudité, qui précède le générique, Bardot émerge d'ardentes ténèbres rougeoyantes dignes d'un poème baudelairien. Ce prologue imposé, Godard en a fait un prélude nécessaire, d'une beauté voluptueuse qu'aucune coquinerie ne vient souiller. Ah ! que l'on est loin, ici, de chez M. Vadim. Mais revenons à M. Godard.
    Dans son « Mépris », il y a au moins trois films, trois thèmes qui s'enchevêtrent, se répondent, s'écartent, se rapprochent, s'accordent et s'exaspèrent pour composer un chef-d'œuvre. (Il est bien entendu, voir plus haut, que ce chef-d'œuvre on peut le détester ! ) Au premier stade le film est l'adaptation d'un célèbre roman d'Alberto Moravia : « Il Disprezzo » (Le Mépris). L'histoire de Camille qui aime Paul, son mari, totalement, et qui, soudain, à deux ou trois indices (peut-être des malentendus) le découvre lâche, veule et le méprise. Tour à tour précise et lointaine, l'adaptation du roman, parfaitement assimilé par Godard, fait qu'il s'agit bien davantage d'un film de Godard que d'un ouvrage de Moravia.
    Le second thème c'est Godard à la découverte de la femme, pardon, de la Femme, avec une majuscule. Amorcé avec « Le Petit Soldat », poursuivi dans « Vivre sa vie » autour de sa propre femme Anna Karina, l'auteur danse, ici, un véritable ballet-poème autour de Brigitte Bardot. Il ne la quitte pas un moment, la poursuit, la piège et, sous la star dénudée, révèle l'actrice dont l'air explique, mieux que toute phrase, la désagrégation du couple, sous l'implacable lumière méditerranéenne.
    Le troisième thème, c'est le jardin secret de Godard : une méditation désenchantée sur les difficultés de la création cinématographique. Comment le cinéma, support des rêves, demeure perpétuellement mal assis entre l'art et le commerce.
    Pour illustrer cette réflexion, Godard a engagé le vieux Fritz Lang pour incarner son propre personnage. Celui qui fut un très grand réalisateur, aujourd'hui réduit a accepter des commandes grotesques, tourne (dans le film) une « Odyssée » que Paul (le mari de Camille) est chargé de replâtrer selon les goûts du producteur en contrepartie d'un gros chèque.

    Une nudité royale

    Vous voyez avec quelle habileté s'entrecroisent « L'Odyssée » d'Homère, celle de l'émouvant Fritz Lang et celle de Godard qui cligne de l'œil vers Joyce. « Le Mépris » n'est pas une gaudriole, vous en conviendrez, c'est une œuvre grave dont la nudité royale de Brigitte Bardot est un accessoire essentiel comme l'est le chapeau de l'excellent Michel Piccoli. qui l'identifie à Godard lui-même.
    Jacqueline Michel.

    Une belle merde, oui ! :) BDFF

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