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    Pierre Richard - 1970
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    Distribution :


     Pierre Richard dans Le distrait
     
     
    Pierre Richard 


     Marie-Christine Barrault dans Le distrait
     
     
    Marie-Christine Barrault 


     Maria Pacôme dans Le distrait
     
     
    Maria Pacôme 


     Catherine Samie dans Le distrait
     
     
    Catherine Samie 


     Micheline Luccioni dans Le distrait
     
     
    Micheline Luccioni 


     Paul Préboist dans Le distrait
     
     
    Paul Préboist 


     Tsilla Chelton dans Le distrait
     
     
    Tsilla Chelton 


     Robert Dalban dans Le distrait
     
     
    Robert Dalban 


     François Maistre dans Le distrait
     
     
    François Maistre 


     Jacques Monod dans Le distrait
     
     
    Jacques Monod 


     Romain Bouteille dans Le distrait
     
     
    Romain Bouteille 


     Claude Evrard dans Le distrait
     
     
    Claude Evrard 


     Anne-Marie Blot  dans Le distrait
     
     
    Anne-Marie Blot  


     Jean Obé dans Le distrait
     
     
    Jean Obé 


     Bernard Charlan dans Le distrait
     
     
    Bernard Charlan 


     Bernard Blier dans Le distrait
     
     
    Bernard Blier 


     Yves Barsacq dans Le distrait
     
     
    Yves Barsacq 


     Nathalie Courval dans Le distrait
     
     
    Nathalie Courval 


     Yves Robert dans Le distrait
     
     
    Yves Robert 


     Danielle Minazzoli dans Le distrait
     
     
    Danielle Minazzoli 


     Patrick Bricard dans Le distrait
     
     
    Patrick Bricard 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le distrait Le distrait

    Le distrait Le distrait

    Le distrait Pierre Richard Le distrait Pierre Richard

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    Document sans nom

    Interview en 1973 :

    Pierre Richard : "Le Distrait, c'était moi.."

    Ce « Distrait » de cinéma, est à la ville, beaucoup plus attentif. Pierre Richard est, en effet, tout simplement en train, comme auteur et metteur en scène, de monter son troisième film, qui sera fini en septembre, tout en tournant, comme comédien, son cinquième film, avec Annie Girardot et Marlène Jobert, sous la direction de Remo Forlani, dont c'est le premier. Yeux bleus, les cheveux blonds ébouriffés bouclant autour d'un visage étroit, il court, à grands pas, de son appartement moderne du 15é arrondissement à sa salle de montage, puis à la rue de Tournon, où se situe le film. Il monte, descend les escaliers deux marches par deux marches, regardant, toutefois, de temps en temps, si on peut suivre.

    En jeans, blouson de cuir, chemise de sport, il ressemble, à trente-huit ans, davantage à un étudiant un peu dégingandé qu'à une vedette : « Le héros de mon film actuel : « Je ne sais rien mais je dirai tout », est, dit-il, un milliardaire complexé par l'argent, qui, par compassion, s'intéresse à des petits voyous. Il se trouve donc en porte à faux avec tout le monde : avec son père, dont il désapprouve le conformisme, et avec les voyous, qui n'ont rien à faire de sa bonne parole. Il finira par se servir d'eux contre son père. »

    Lui-même, fils d'un industriel de Valenciennes, connaît bien le nord de la France où il est allé tourner : « Il me fallait, un contexte industriel, explique-t'il. D'ailleurs à Paris, je tourne de moins en moins : les gens sont énervés, surexcités. En province, ils sont beaucoup plus décontractés et ça les amuse.

    La TV : une vieille histoire

    » Dans le film, mon père, c'est Bernard Blier. Déjà, dans « Le Distrait », nous nous opposions. Il est manifestement le contraire de moi et, dès que nous échangeons deux répliques au cinéma, nous nous injurions tout naturellement. Dans la vie, ça se passe beaucoup mieux. J'ai appris, par les journaux, que « Le Distrait » avait été acheté par la télévision. Ça ne me déplaît pas à cause de l'impact, bien que je ne pense plus travailler directement pour la télévision, sauf en fin de carrière. J'ai cependant peur que la capacité comique du film en soit amoindrie. Un film comique, à mon sens, a besoin d'une salle pour être vu. J'ai regardé récemment à la télévision « To be or not to be », qui avait fait crouler de rire des salles de spectateurs. Dans mon fauteuil, devant mon poste, j'ai seulement souri. En revanche, je pense que le film dramatique, plus intimiste, gagne à être regardé en petit groupe. La télévision est pour moi une vieille histoire. Elle date du temps où nous écrivions pour Michèle Arnaud, Victor Lanoux et moi, des sketches de transition.

    » C'est grâce à Yves Robert, avec qui j'avais joué au théâtre « Les Caisses, qu'est-ce ?» et qui me proposa un rôle dans « Alexandre le Bienheureux » que j'ai, soudain, moi qui n'avais jusqu'alors écrit que des sketches, découvert en moi un personnage qui cherchait à se traduire visuellement ; c'est alors que j'ai eu envie de faire du cinéma. Yves Robert m'a encouragé. J'ai écrit un scénario et je le lui ai envoyé. Il m'a répondu qu'il allait produire mes films et ça a été « Le Distrait ». Techniquement, j'étais novice. Mais je me suis entouré de bons techniciens. Je leur ai expliqué ce que je souhaitais faire et je les ai laissés le réaliser.

    Mes phobies et mon passé

    » Il y a eu quand même une maladresse qui venait de moi. Mais je n'y attachai pas d'importance. J'ai vu beaucoup de films maladroits qui étalent très intéressants. « Le Distrait », c'était moi, que j'ai replacé dans un contexte social. Pour mon second film, « Les Malheurs d'Alfred » c'était déjà un peu moins moi, mais, dans chacun des films que j'écris et que Je réalise, on trouve des choses qui ressortent de mon passé, mes phobies, mon ancienne peur. Dans le dernier, le contexte est constitué par un milieu industriel de marchands d'armes. C'est un milieu qui a été le rnien. » Quand j'ai écrit le scénario du «Distrait », je n'avais pas songé d'abord à Blier comme directeur de l'agence publicitaire qui terrorise son employé et qui est lui-même terrorisé par ses distractions. Mais, au fur et à mesure que mon scénario avançait, Blier me semblait s'imposer dans ce rôle. Et dans mon dernier film, j'ai écrit le rôle du père industriel en fonction de lui.

    Distraction orientée

    » Dans «Le Distrait », j'ai raconté trente-cinq ans de mes propres étourderies. Ce n'est pourtant pas de la distraction simple, c'est de la distraction orientée, qui rappelle la politique de l'autruche. Quand un problème me gêne ou m'ennuie, je le mets de côté. Je l'oublie jusqu'à ce que la nécessité d'y faire face s'impose. » Dans mes propres drames, je ne suis jamais une victime, sinon en apparence : les vraies victimes, ce sont ceux qui s'opposent à moi. Dans la vie d'ailleurs, je ne suis pas du tout un perdant. Quand j'ai débuté dans ce métier, je ne savais pas du tout où j'irai. Mais Je n'ai jamais douté que j'arriverais à quelque chose. Je dois cependant reconnaître que ça a été une chance pour moi de débuter par le cabaret : c'est un endroit béni où, quand on réussit à faire rire, personne ne vous demande d'où vous venez, ni ce que vous avez fait avant.»

    Deux mois de salaire

    Pierre Richard, qui a épousé la sœur de Christiane Minazzoli, une danseuse qui lui a donné deux fils aujourd'hui âgés de douze et six ans, se conduit dans la vie comme dans « Le Distrait » : « Je me souviens, dit-il, il y a dix ans, alors que je gagnais au cabaret mille cinq cents francs par mois seulement, être passé à côté d'un magasin de vêtements pour homme. J'y avals remarqué un veston qui me plaisait. Je suis entré. Je me suis fait montrer d'autres vêtements, dont une très belle veste de daim. J'en ai demandé le prix. On m'a répondu : 2 000 F et j'ai enregistré 20 000 AF. Pour ce prix-là, ai-Je remarqué, j'aurais tort de m'en priver. Trois ou quatre vendeurs se sont empressés autour de moi et m'ont proposé cravate et chemise. J'ai emporté le tout après avoir fait un chèque de 2 500 F et je suis sorti, salué très bas. C'est seulement sur le trottoir que j'ai vu le nom de Saint-Laurent sur l'enseigne. J'ai alors réalisé que je venais de dépenser deux mois de mon salaire ! Des sueurs froides aux tempes et les jambes molles, je me suis assis au bord du trottoir, mais je n'ai pas osé rapporter les vêtements et redemander le chèque. Maman, qui avait l'habitude de mes écarts, m'a retenu de l'argent jusqu'à extinction de ma « dette »...

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