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  • Marius 
    Alexandre Korda - 1931
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    Distribution :


     Raimu dans Marius
     
     
    Raimu 


     Fernand Charpin dans Marius
     
     
    Fernand Charpin 


     Paul Dullac dans Marius
     
     
    Paul Dullac 


     Orane Demazis dans Marius
     
     
    Orane Demazis 


     Pierre Fresnay dans Marius
     
     
    Pierre Fresnay 


     Alida Rouffe dans Marius
     
     
    Alida Rouffe 


     Robert Vattier dans Marius
     
     
    Robert Vattier 


     Alexandre Mihalesco dans Marius
     
     
    Alexandre Mihalesco 


     Édouard Delmont dans Marius
     
     
    Édouard Delmont 


     Lucien Callamand dans Marius
     
     
    Lucien Callamand 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Marius Marius

    Alida Rouffe Alida Rouffe

    Delmont Mihalesco et Pierre Fresnay Delmont Mihalesco et Pierre Fresnay

    Fernand Charpin et Alida Rouffe Fernand Charpin et Alida Rouffe

    Lucien Callamand et Edouard Delmont Lucien Callamand et Edouard Delmont

    Marius Marius

    Marius Marius

    Marius Marius

    Orane Demazis et  Fernand Charpin Orane Demazis et Fernand Charpin

    Orane Demazis et Pierre Fresnay Orane Demazis et Pierre Fresnay

    Orane Demazis Orane Demazis

    Paul Dullac Paul Dullac

    Pierre Fresnay et Fernand Charpin Pierre Fresnay et Fernand Charpin

    Pierre Fresnay et Orane Demazis Pierre Fresnay et Orane Demazis

    Pierre Fresnay Pierre Fresnay

    Raimu et Pierre Fresnay Raimu et Pierre Fresnay

    Raimu Raimu

    Robert Vattier et Raimu Robert Vattier et Raimu

    Ze Digiovanni Ze Digiovanni


    Document sans nom

    Avant de jouer Marius, l'Alsacien Pierre Fresnay travailla quinze jours dans un bar de Marseille

    POURQUOI n'écris-tu pas une pièce sur Marseille, une comédie avec l'accent ? » suggère Pierre Blanchar, qui vient d'interpréter « Jazz ». Marcel Pagnol peine sur le manuscrit de sa troisième pièce : « Topaze ». Marseille, c'est déjà, pour lui. un souvenir d'enfance. On est en 1927. Depuis quatre ou cinq ans, il a quitté la Canebière, mais « l'absence, souvent, dit-il, révèle nos amours ». Et brusquement, les odeurs, les bruits, les personnages du Vieux-Port resurgissent. Pagnol se met à « Marius » avec enthousiasme. Il le destine, à cause de l'accent, au public de L' « Alcazar » : « En l'écrivant, j'avais dans l'oreille la voix des acteurs marseillais... » Mais Franck, le directeur de 1' « Alcazar », lui conseille vivement de porter sa pièce à Raimu qui, maintenant, joue dans la troupe de Volterra, le directeur du Théâtre de Paris. « Ce qui m'inquiète, lui dit Raimu, c'est qu'il y a cinq ou six ans, une troupe de Marseille est montée à Paris et que le public a sifflé la pièce. Ça nous fait un mauvais précédent. Essayons quand même ! » Volterra accepte de monter « Marius ». avec deux grandes vedettes : Francen et Gaby Morlay ; mais Pagnol entend imposer Raimu. — Il est insupportable, te fera les pires ennuis, lui assure Volterra. Et je ne le crois pas capable de jouer un grand rôle de comédie. Réfléchis bien. — C'est tout réfléchi, répond Pagnol. Je suis sûr de lui. Sûr de lui pour le rôle de Panisse qui, selon Pagnol, est le personnage essentiel. Raimu, lui, veut jouer César. « Parce que je veux être le propriétaire du bar, finit-il par avouer. Je veux que la pièce se passe chez moi ! Ton Charpin est moins connu que moi ! Ce n'est pas Monsieur Raimu qui doit se déranger pour aller rendre visite à Monsieur Charpin. C'est Monsieur Charpin qui doit venir s'expliquer chez Monsieur Raimu. Si tu n'as pas la délicatesse de le comprendre, ce n'est pas la peine de continuer la conversation... César, c'est mon rôle... Tu n'as qu'à m'ajouter deux ou trois scènes et tu verras ce que j'en ferai ! » Intuition géniale. Pagnol suit le conseil : il complète le rôle de César pour être agréable à Raimu, qui continue, par ailleurs, à distribuer les rôles : Charpin pour Panisse, Orane Demazis pour Fanny, Alida Rouffe pour Honorine, Dullac pour Escartefigue et Maupi pour le chauffeur du « ferriboîte ». Pierre Blanchar doit jouer le rôle de Marius, mais il n'est pas libre. Et pourquoi pas Fresnay, qui vient de démissionner de la ComédieFrançaise ? Quand il apprend la nouvelle, Raimu envoie un pneumatique à Pagnol : « Marius, un Alsacien !... C'est de la folie ! On veut te saboter ta pièce... » Et, en post-scriptum : « De plus, il est protestant. » Selon lui, les protestants sont « des gens sévères, tristes, qui ne plaisantent pas, qui ne rient jamais. » A-t-on jamais vu un patron de bar protestant ? Raimu se calme quand il apprend que le célèbre acteur de la Comédie-Française lui laissera la première place sur l'affiche. Les répétitions commencent. Fresnay n'est pas là. Depuis quinze jours, il a mystérieusement disparu. Et voilà qu'au moment où Pagnol lit son texte et commence la mise en place, il entre, portant le tablier bleu du patron de bar, une cigarette sur l'oreille, un petit mouchoir noué autour du cou. Ses quinze jours d'absence, il les a passés, dans un bar du Vieux-Port à essuyer les tables, à rincer les verres et à se mêler aux conversations, pour se mettre dans le rôle et apprendre l'accent. « Marius » est créé le 9 mars 1929, au Théâtre de Paris. Les applaudissements sont chaleureux. « Je n'y comprends rien, dit Raimu, stupéfait. Dans ce rôle, je dis le texte, rien de plus ; je parle comme à la maison et, tout d'un coup, c'est un triomphe ! Je me demande pourquoi. » Le succès dure depuis plus d'un an quand la « Paramount » demande à Pagnol de lui céder les droits d'adaptation de la pièce au cinéma ; au cinéma parlant, nouveauté à 1' époque. La « Paramount » songe, pour ce film, à ses propres vedettes et au réalisateur hongrois Alexandre Korda. Pagnol persuade la société américaine de prendre les créateurs de la pièce, qui l'ont déjà jouée plus de mille fois. Et il exige des pourcentages sur les recettes, ainsi que la supervision du film. Hollywood n'a jamais vu ça, mais cède. Raimu vient au studio en bougonnant. Il ne croit pas au film parlant et l'idée d'être dirigé par un étranger lui fait hausser les épaules. « Un Tartare qui vient d'Olivod pour nous tirer là photographie ! » Or, Alexandre Korda ne trahit en rien « Marius ». Le succès auprès du public est considérable. Au point que Pagnol écrit aussitôt une suite : « Fanny », représentée en décembre 1931 (le troisième volet, « César », sera écrit quatre ans plus tard, directement pour le cinéma). La critique est, à l'époque, plus réservée que le public. Elle accuse Pagnol de faire du « théâtre filmé » et de ne « rien comprendre au cinéma ». Mais Gide note dans son « Journal », à la date du 19 octobre 1931 : Marius » à l'écran. Jeu merveilleux des acteurs. Raimu magistral.»

    Une surprise pour Pagnol

    La pièce s'annonçant trop longue, Pagnol avait décidé de supprimer la scène de la partie de cartes, qui lui paraissait « vulgaire » pour un théâtre parisien. Ce fut Raimu qui la réintégra pendant les répétitions, avec la complicité de ses camarades. Le soir de la générale, la partie de cartes (notre photo) avait repris sa place, à la surprise de l'auteur. « On n'a pas voulu t'en parler pour ne pas t'inquiéter ! », ricana Raimu. La scène connut un immense succès, tant au théâtre qu'au cinéma. On en fit un disque qui fut vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, un record à l'époque des « 78 tours ». « Marcel Achard disait, raconte Raymond Castans dans son livre « Il était une fois Marcel Pagnol » : « Les deux répliques les plus connues de tout le théâtre français sont, en fait : « Rodrigue, as-tu du cœur? » et « La Marine française, elle te dit merde ! ».

    Distribution :
    Raimu (César Olivier)
    Pierre Fresnay (Marius Olivier)
    Orane Demazis (Fanny Cabanis)
    Fernand Charpin (Honoré Panisse)
    Alida Rouffe (Honorine Cabanis)
    Paul Dullac (Félix Escartefigue)
    Robert Vattier (Albert Brun)
    Alexandre Mihalesco (Piquoiseau)
    Édouard Delmont (le Goelec, quartier-maître de la Malaisie)
    Lucien Callamand (le capitaine)

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