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  • Flic ou voyou 
    Georges Lautner - 1979
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    Distribution :


     Jean-Paul Belmondo dans Flic ou voyou
     
     
    Jean-Paul Belmondo 


     Jean-François Balmer dans Flic ou voyou
     
     
    Jean-François Balmer 


     Marie Laforêt dans Flic ou voyou
     
     
    Marie Laforêt 


     Georges Géret dans Flic ou voyou
     
     
    Georges Géret 


     Claude Brosset dans Flic ou voyou
     
     
    Claude Brosset 


     Julie Jézéquel dans Flic ou voyou
     
     
    Julie Jézéquel 


     Michel Beaune dans Flic ou voyou
     
     
    Michel Beaune 


     Catherine Lachens dans Flic ou voyou
     
     
    Catherine Lachens 


     Juliette Mills dans Flic ou voyou
     
     
    Juliette Mills 


     Charles Gérard dans Flic ou voyou
     
     
    Charles Gérard 


     Michel Galabru dans Flic ou voyou
     
     
    Michel Galabru 


     Philippe Castelli dans Flic ou voyou
     
     
    Philippe Castelli 


     Michel Peyrelon dans Flic ou voyou
     
     
    Michel Peyrelon 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Flic ou voyou Flic ou voyou

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    Document sans nom

    ON ne saura jamais pourquoi les auteurs de « Flic ou voyou » se réclament d'un roman de Michel Grisolia qui n'a aucun rapport avec leur film. Si, pardon, le héros est l'heureux pére d'une fille de quinze ans fort délurée et l'histoire se passe à Nice. Quand au reste l'adaptateur, Jean Herman, et le dialoguiste Michel Audiard ont travaillé sur mesure pour Belmondo et on peut dire que c'est du cousu main. Michel Audiard qui avait utilisé la lanterne sourde dans « Les Êgouts du paradis » tire ici un feu d'artifice : ses dialogues crépitent. Des petites fusées porteuses de trouvailles éclatent. On ne s'ennuie pas à les écouter passer et à regarder Belmondo les envoyer. Il ne rechigne pas a la besogne : lance la réplique, fait des moulinets avec les bras, prend ses jambes à son cou. C'est notre seul acteur-vedette « physique ». Comme les américains, il sait faire jouer tous ses muscles et pas seulement les zigomatiques.

    Une parodie de thriller

    Reprenons au début. Donc ça se passe à Nice, notre petit Chicago national. Nice : ses palmiers, ses truands, sa promenade des Anglais, ses casinos et ses règlements de comptes. Le film commence très fort comme une parodie de thriller. Il fait nuit, Belmondo arrête sa voiture dans la nature, en sort un sac de couchage et s'installe. Il a envie de dormir et ferme les yeux. Une autre voiture arrive l'éclaire pleins phares, trois loubards en descendent, menaçants, l'un porte un rasoir-sabre, l'autre une chaine de vélo, le troisième un cran d'arrêt. Belmondo se lève nonchalant et, mine de rien, en moins de temps qu'il faut pour l'écrire, il les désarme, les met à genoux, puis les oblige a se déculotter. Gros rire soulagé dans la salle. Le héros invincible a prouvé son efficacité et sa désinvolture. Belmondo est un mélange de James Bond (sans gadgets), de Superman (sans pouvoir surnaturel) et de Bambi tendre et câlin avec les dames. Bref, il est irrésistible et puis quand il joue, il s'amuse et cela se voit. Ah ! ce n'est pas lui qui irait s'ennuyer, assis dans un coin, en pénitence ou en voix off. chez Marguerite Duras. Il virevolte, défouraille presto son Python ou Cobra, enfin un calibre ultra sophistiqué, régle quelques comptes, rengaine, plante sa tente dans un modeste camping y entre en blouson, en ressort en smoking et va passer une nuit de luxe dans la villa de rêve d'une romancière prénommée Edmonde que joue finement Marie Laforét. C'est Guignol. Belmondo est-il poursuivi ? il se jette dans la voiture de l'examinateur au permis de conduire qu'il transforme en stock-car. Il fait débarquer des morts debouts. en ascenseur direct chez les méchants. Pour ce qui est de l'histoire, ce n'est pas très clair et il vaut peut-être mieux parce qu'on parle ici de flics et de voyous mais on ne les différencie pas tellement. Même comme cela, dans la confusion, il n'est pas certain que les syndicats de policiers apprécient vraiment ce curieux amalgame. Ça dépasse nettement la bavure ordinaire, les exactions de ce petit monde. C'est violent, sauvage, sanglant, les morts tombent comme au jeu de massacre forain, les voitures flambent, les bureaux explosent mais tout cela reste très décontracté et très gai. Georges Lautner filme tambour battant avec une aisance totale. Il ne nous laisse pas le temps de penser que ces pantins pourraient être des hommes. Le pourraient-ils ? Le film témoigne d'une fausse innocence parfaitement cynique. Il montre magouilles, corruptions, compromissions. On retourne sa veste, une fois, flic-voyou, deux fois, trois fois jusqu'à ne plus savoir qui est qui. Il vaut mieux rire vite.

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