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  • L'armée des ombres 
    Jean-Pierre Melville - 1969
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    Distribution :


     Lino Ventura dans L'armée des ombres
     
     
    Lino Ventura 


     Simone Signoret dans L'armée des ombres
     
     
    Simone Signoret 


     Paul Meurisse dans L'armée des ombres
     
     
    Paul Meurisse 


     Jean-Pierre Cassel dans L'armée des ombres
     
     
    Jean-Pierre Cassel 


     Paul Crauchet dans L'armée des ombres
     
     
    Paul Crauchet 


     Christian Barbier dans L'armée des ombres
     
     
    Christian Barbier 


     Serge Reggiani dans L'armée des ombres
     
     
    Serge Reggiani 


     Alain Mottet dans L'armée des ombres
     
     
    Alain Mottet 


     Alain Libolt dans L'armée des ombres
     
     
    Alain Libolt 


     Albert Michel dans L'armée des ombres
     
     
    Albert Michel 


     Georges Sellier dans L'armée des ombres
     
     
    Georges Sellier 


     Marco Perrin dans L'armée des ombres
     
     
    Marco Perrin 


     Nathalie Delon dans L'armée des ombres
     
     
    Nathalie Delon 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    L'armée des ombres L'armée des ombres

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    Document sans nom

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    Paul Meurisse : Pour que je joue dans "L'Armée des ombres", Melville me faisait voyager en ambulance !


    De « L'Armée des ombres », tourné, il y a près de dix ans, par JeanPierre Melville, Paul Meurisse a le souvenir d'une tornade gui aurait traversé sa vie : « Je jouais à l'époque « L'Escalier » en tournée et j'avais expliqué à JeanPierre Melville qu'il m'était impossible de concilier mon itinéraire en France avec les besoins de son scénario. Il avait décidé que je ferais le film coûte que coûte. Melville, que j'aimais beaucoup, avait horreur de ce qu'il appelait le « miscas
    ting », autrement dit,l'erreur de distribution. Il mettait très longtemps à choisir ses interprètes, les attendait au besoin, mais ne supportait pas de remplacer un comédien, qu'il pensait être son personnage, par un autre. Il a tout arrangé pour que je puisse matériellement tourner. C'est ainsi qu'une
    ambulance (pour que je puisse dormir couché) était venue me chercher à la sortie du Théâtre de Marseille, m'avait transporté à Toulon, où, après avoir eu le temps de prendre un bain et de me raser, je devais tourner une scène dans un sousmarin jusqu'à 4 heures de l'aprèsmidi.

    Le respect du comédien
    La même ambulance me déposait, le soir même,devant le théâtre où je jouais à Avignon. Quand Melville tenait son personnage, poursuit
    Paul Meurisse, il laissaitlibre le comédien mais, si,par malheur, son interprète le décevait ou n'était pas ce qu'il avait imaginé,on lisait une sorte de re
    proche muet, de chagrin dans ses yeux. Il aimait être le maître absolu. Il y avait en lui un grand désir de puissance toujours teinté de respect du comédien ».
    JeanPierre Melville et Paul Meurisse s'étaient connus en 1963. Melville était venu voir le comédien dans la pièce d'Anouilh, « La Foire d'empoigne », pour lui proposer un rôle dans un de ses films. « Je ne me souviens plus duquel il s'agit,avoue Paul Meurisse. Sans doute parce que le rôle ne me plaisait pas, j'ai refusé.Je ne l'ai plus revu pendant deux ans. Il est revenu au théâtre, où je jouais une pièce difficile de Bernard Shaw, « Don Juan aux enfers ». Il ne
    m'a pas dit un mot de la pièce (peutêtre s'étaitil ennuyé ou avaitil dormi) m'a entraîné chez Maxim's pour souper et m'a proposé un rôle dans « Le
    Deuxième souffle ».
    La griserie du théâtre
    A la suite de ce film,JeanPierre Melville et Paul Meurisse sont devenus très amis. « Puis, nous
    nous sommes fâchés pour une broutille dont je n'ai plus le souvenir, puis réconciliés comme si nous ne nous étions jamais quittés. Je crois que je ne
    suis pas allé à la première du film pour bouder,ajoutetil, à moins que j'aie eu une meilleure raison. Ah oui c'est vrai, c'est parce que je jouais
    le « Sale Egoïste ». Je n'étais pas libre» Tous les repères de la vie de Paul Meurisse, les vraies pierres blanches qui jalonnent son chemin,sont les pièces qu'il a jouées au théâtre. Bienqu'il ne le dise pas, aucun succès ne remplace, pour lui, ce qu'il appelle la griserie du théâtre. « Quand le rideau tombe et que vous entendez mille personnes battre des mains au rythme du plaisir qu'ils ont pris, quand vous savez que les gens sont venus parce qu'ils vous aiment,
    la joie qui vous envahit est une récompense unique. C'est pour préserver la qualité de cette joie, éviter de l'user, que je laisse toujours passer un
    an d'une pièce à l'autre. Il reconnaît volontiers qu'il a réussi sa vie et sa carrière ou, plutôt, qu'il les a menées avec méthode et précision, là où il voulait aller. « J'ai été clerc de notaire, j'ai chanté dans des bouisbouis infâmes ; aujourd'hui, je peux prendre mon téléphone et appeler n'importe quel directeur de théâtre en disant :« Je veux jouer chez vous ! », avouez que ça n'est pas si mal ! » Son amour pour lethéâtre le pousse à refuser tout projet de dramatique pour la TV ou de théâtre télévisé, mais il n'est pas hostile à l'idée de tourner un téléfilm ou une série : quant au cinéma, il a décidé de ne pas en faire avant juin 1979, par ce qu'il trouve, aujourd'hui, trop fatigant de tourner l'aprèsmidi et de se trouver sur une scène le soir. « La dernière fois
    que j'ai entrepris les deux à la fois, dit-il, j'ai eu une sérieuse attaque de tachycardie. Notez qu'il n'est pas grave que le cœur batte trop vite, l'en
    nui, c'est qu'il ne batte plus ! »
    Danièle SOMMER.


    LA MISE EN IMAGES D'UN RÊVE


    C'EST JeanPierre Melville qui s'est chargé de l'adaptation et des dialogues du livre de Joseph Kessel, « L'Armée des ombres ». Très fidèle au texte de l'acadé
    micien français, il disait : « C'est mon livre de chevet depuis vingt ans ! On y pourrait trouver matière à vingt-cinq films et, en particuJier,à un grand documentaire sur la Résistance et à une œuvre réaliste. J'ai opté moi,pour la mise en images d'un certain rêve rétrospectif et nostalgique,pour la représentation d'une vérité suggestive qui, répétée pendant deux heures vingtcinq, donnera au spectateur l'impression d'une vérité objective assimilable
    aux souvenirs toujours un peu déformés. » Melville, qui aimait tendrement le noir et blanc, en habitué de la cinémathèque, s'était difficilement résigné à tourner en couleurs. « L'Armée des ombres » n'est que son troisième film en couleurs, et encore, sont-elles pâles et très nuancées.

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