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    Jean-Pierre Melville - 1972
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    Distribution :


     Paul Crauchet dans Un flic
     
     
    Paul Crauchet 


     Alain Delon dans Un flic
     
     
    Alain Delon 


     Catherine Deneuve dans Un flic
     
     
    Catherine Deneuve 


     Simone Valère dans Un flic
     
     
    Simone Valère 


     André Pousse dans Un flic
     
     
    André Pousse 


     Jean Desailly dans Un flic
     
     
    Jean Desailly 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Un flic Un flic

    Un flic Un flic


    Document sans nom

    UN FLIC (Lettre à l'auteur) Cher Jean-Pierre Melville. Vous aviez téléphoné à la maison et au journal, partout j'avais des messages me donnant les heures de projection d' « Un flic ». Comme on sait que je vous admire beaucoup et que je ne manque guère d'occasions de faire l'éloge de votre talent perfectionniste, inutile de vous dire que vos appels m'étaient transmis avec une sorte de respect. Bref, à votre première projection, j'étais là. Pas seule. Votre nom suffit à rassembler les aficionados du cinéma d'auteur et nous avions tous bousculé notre emploi du temps pour courir voir « Un flic », toutes affaires cessantes. Nous savions bien que vous étiez ennuyé de la sortie prématurée de votre film : en même temps que «Le Parrain », le « César et Rosalie », de Sautet, et ce « Professeur » italien, de Valerio Zurlini, dont Alain Delon est également la vedette. Mais enfin, il sortait et nous étions impatients, comme toujours, de voir votre nouvelle œuvre. Comment vous dire à la fois que votre film est digne de votre habituelle perfection, admirablement mis en scène, magistralement monté, plein de ces soins méticuleux que vous apportez toujours aux éclairages — parfaits — et au son — impeccable ? Votre technique est incomparable et pourtant « Un flic » est pour moi une bien vive déception.

    Paris la nuit

    A la lumière de cette phrase que vous avez empruntée à Vidocq pour préfacer votre film : « Les seuls sentiments que l'homme ait jamais été capable d'inspirer au policier sont l'ambiguïté et la dérision », je vois bien ce que vous visiez : quelque chose comme la « défense et illustra tion du Petit Bonhomme Flicum » ou si vous préférez, « Grandeur et Servitude d'un commissaire de police ». C'est une idée qui vous tient à coeur et que déjà vous développiez dans «Le Cercle rouge ». Ainsi, vous nous montrez — et fort bien — la routine d'un commissaire de police qui sillonne Paris la nuit à bord d'une voiture radio. Au moindre appel, il répond : « D'accord, on y va et je vous rappelle après. » Des tas d'affaires chaque nuit, pusillanimes ou tragiques. Son travail, c'est d'arrêter les malfaiteurs : il a ses indics, ses contacts, ses agents doubles. Il lui arrive de tomber sur plus gros gibier qu'il espérait. Il lui ar rive aussi de tomber sur un gibier qu'il n'attendait pas : un vieux copain trafiquant de drogue sur lequel il tire, un peu trop vite, en l'arrêtant, plutôt que de le livrer à la justice.« Un flic » débute par un hold-up tout à fait onirique, à Saint Jean de Monts, en hiver, dans une agence de la B.N.P., au bord de la plage. Je crois bien savoir que ces agences-là sont fermées hors-saison mais c'est très poétique : la vague déferlante, la pluie, le vent, la tempête et ce désert où résonne inlassablement un signal d'alarme qui n'alerte que les mouettes. Nous connaissons la bande avant le flic. Il entre en scène tout de suite après, dans sa voiture radio qui descend les Champs-Elysées, un soir de décembre. Un Père Noël-mouton (à qui se fier ?) lui susurre à un feu rouge que son « contact » arrive. C'est un travesti pitoyable, vaguement amoureux du commissaire : il lui indique le gros coup où son ami est engagé. Ce coup, la bande de Saint Jean-de-Monts l'a aussi éventé et décidé de s'en servir. C'est ainsi que vous ouvrez, au milieu d' « Un flic », une large parenthèse, véritable film dans le film, où l'on jugerait que vous avez voulu pasticher votre confrère Henri Verneuil : train, hélicoptère et des tas de James-Bonderies distrayantes. Vous, ce qui vous intéresse, c'est la solitude du flic et, précisément, pendant votre « séquence Verneuil », il est aussi absent que vous. Lorsqu'il réapparaît, il a compris mais il a bien mauvaise mine, les nuits de veille, sans doute ! Vous avez beau lui offrir, comme dans « Le Cercle rouge » d'ailleurs, un petit spectacle de cabaret en passant, il garde l'oeil en berne.

    Etats d'âme

    Dois-je vous dire, cher Jean-Pierre Melville, que l'on se moque éperdument des états d'âme et des regards magnétiques à hauteur d'homme qu'échangent flics et truands ? N'en avez vous pas assez vous aussi de jouer éternellement au gendarme et au voleur, même avec d'aussi bons partenaires que Delon, Paul Crauchet, Crenna, la sublime Catherine Deneuve et l'admirable Ricardo Cucciola qui fut Sacco ? Serait-ce trop vous demander que de vous souvenir que vous êtes l'auteur, le cinéaste admirable, de « L'Armée des ombres », » Léon Morin prêtre », « Deux hommes dans Manhattan » et que nous sommes nombreux à espérer que vous allez bientôt retrouver cette veine ? Merci d'avance d'y penser.

    Jacqueline MICHEL

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