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    François Truffaut - 1968
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    Distribution :


     Claude Jade dans Baisers volés
     
     
    Claude Jade 


     Jean-Pierre Léaud dans Baisers volés
     
     
    Jean-Pierre Léaud 


     Delphine Seyrig dans Baisers volés
     
     
    Delphine Seyrig 


     Michel Lonsdale dans Baisers volés
     
     
    Michel Lonsdale 


     Harry-Max dans Baisers volés
     
     
    Harry-Max 


     André Falcon dans Baisers volés
     
     
    André Falcon 


     Daniel Ceccaldi dans Baisers volés
     
     
    Daniel Ceccaldi 


     Jacques Rispal dans Baisers volés
     
     
    Jacques Rispal 


     François Darbon dans Baisers volés
     
     
    François Darbon 


     Martine Brochard dans Baisers volés
     
     
    Martine Brochard 


     Marie France Pisier dans Baisers volés
     
     
    Marie France Pisier 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Baisers volés Baisers volés

    Baisers volés Baisers volés

    Baisers volés Baisers volés


    Document sans nom

    Interview de François Truffaut en 1973

    François Truffaut ne croyait pas au succès de "Baisers volés"

    BAISERS VOLES possède un trait commun avec la chanson de Charles Trenet qui inspira son titre: tous deux connurent un démarrage difficile. La chanson, « Que reste-il de nos amours ? », Trenet l'avait écrite pour Lucienne Boyer, qui la refusa sous prétexte qu'elle l'eût « vieillie ». Sorti en 1968 dans plusieurs salles d'exclusivité parisiennes, « Baisers volés » n'attira la première semaine que quelques centaines de spectateurs. Le public ne vint en masse que quinze jours plus tard, alors qu'il était question de retirer le film. François Truffaut lui-même ne croyait pas au succès. Ses producteurs, « Les Artistes associés », encore moins : « Je leur avais remis un synopsis de vingt pages, raconte Truffaut et j'avoue que ce n'était pas d'après cela qu'on pouvait espérer le Prix Louis-Delluc. Le contrat étant signé, il fallait bien l'exécuter, mais il restait la possibilité de rogner mon budget. C'est ce que l'on fit en m'interdisant de tourner en province, comme je l'avais prévu. Economie pour la production : 30 millions... » Au total, le film en a coûté moins de 200 et... il a reçu le Delluc 68 !

    L'or de la filature

    Au générique, aucune vedette vraiment « commerciale ». Jean-Pierre Léaud était déjà très discuté, Claude Jade débutait au cinéma et Delphine Seyrig n'avait qu'un rôle secondaire. Truffaut, d'ordinaire si sûr de lui, doutait de la solidité de son scénario : « Je le trouvais mal construit, tirant en longueur comme un feuilleton de télévision. Pourtant, Bernard Revon et Claude de Givray, mes co-scénaristes. avaient amassé une solide documentation sur les «métiers dévolus aux personnages : celui de détective privé, entre autres. » La célèbre Agence Dubly « 54 années d'expérience », « Spécialiste des filatures discrètes y compris en auto », « Enquête avant mariage et sur moralité », etc, fournit les éléments d'authenticité se rapportant au passage du héros du film dans cette profession assez spéciale. C'est grâce à l'expérience de ses collaborateurs qu'Antoine Doinel (Jean-Pierrn Léaud) apprend, par exemple, que, lorsqu'on file quelqu'un, on doit s'efforcer de le suivre en regardant ses jambes plutôt que sa nuque, car si le suivi se retourne, son regard croise celui du suiveur et celui-ci peut se considérer comme « brûlé ».

    Conçu comme une enquête

    Le client qui demande une enquête pour savoir « pourquoi personne ne l'aime » est directement issu des archives de Dubly (rebaptisé Blady). Ce personnage, toutefois, François Truffaut l'a étoffé à sa manière. Je lis dans ses «Notes de travail » : « On doit l'imaginer très proche du Clément Morane de « La Mariée était en noir », également interprété par Michel Lonsdale. Le construire en pensant à quelqu'un comme Jean Dutourd, solennel, content de lui et ne se doutant pas qu'il est malaimé Justement à cause de la satisfaction qu'il affiche et surtout de ce manque de « doute » que sa visite chez Blady semble démentir... » Autre « client » authentique : l'inverti piquant une crise de désespoir furieux lorsqu'il apprend que, si son ami l'a quitté, c'est pour se marier avec la jeune femme qui lui a donné un enfant. François Truffaut le confirme : « Tout est parti du travail de Bernard Revon et Claude de Givray, conçu et réalisé comme une grande enquête de journal. S'ils n'avaient pas réuni, auprès de l'agence Dubly et dans les autres milieux où évolue l'action, toute cette prodigieuse information vivante, il n'y aurait pas eu de film. » Malgré cela, quinze jours avant le début du tournage, le scénario de « Baisers volés » n'en était qu'à l'état d'esquisse. Truffaut a beau avoir l'habitude d'improviser en dernière minute, il envisageait, cette fois, de renoncer. Depuis quelque temps, d'ailleurs, un autre souci l'accaparait, au point qu'il en négligeait la préparation de son film.

    Dédié à la Cinémathèque

    On se souvient qu'André Malraux, ministre des Affaires culturelles, avait eu l'idée de retirer à Henri Langlois la responsabilité de la Cinémathèque française, qu'il a fondée en 1934 avec Georges Franju, pour la confier à un fonctionnaire. Ce fut un tollé général. Dans la profession cinématographique comme dans le public, le mouvement protestataire prit un tour passionnel qui donna à l'incident les proportions d'une affaire d'Etat. Le ministre finit par se souvenir qu'il était cinéaste à ses heures et il capitula. Truffaut, qui perd rarement l'occasion de proclamer qu'il a fait son apprentissage à la Cinémathèque, avait pris la tête des manifestations pro-Langlois. C'est pourquoi « Baisers volés » commence par un lent panoramique descendant jusqu'à l'entrée de laCinémathèque, dans les jardins du Palais de Chaillot, tandis qu'on peut lire en surimpression : « Ce film est dédié à la Cinémathèque française d'Henri Langlois. François Truffaut. » La victoire des cinéphiles n'étant pas absolument acquise aux premiers temps du tournage, le mouvement de la caméra s'achève devant les grilles fermées, auxquelles est accroché cet écriteau : Relâche. La date de réouverture sera annoncée par voie de presse. » François Truffaut reverra « Baisers volés » dans le salon de son hôtel de Cannes, où il est venu présenter (hors compétition) son dernier film « La Nuit américaine». avec Jean-Pierre Léaud, Jacqueline Bisset et Jean-Pierre Aumont. Il reverra sans doute avec plaisir cette troisième partie (après « Les Quatre Cents Coups » et « L'Amour à vingt ans » et avant « Domicile conjugal ») de sa tétralogie des « Aventures d'Antoine Doinel ». car il conserve une certaine tendresse pour ce film qu'il a bien failli ne pas faire. Pourtant, Truffaut n'apprécie pas toujours le passage Inopiné de ses films à la télévision : « Dans la mesure où l'on me demande mon avis, expllque-t-il, je refuse de les donner à la TV tant qu'ils n'ont pas entièrement terminé leur carrière dans les salles. Et « Baisers volés » repasse encore dans le circuit Art et Essai... Faut-il ajouter que, cette fois encore — et pour notre chance — on ne lui a pas demandé son avis ?...

    "Léaud c'est le meilleur"

    L'ECHEC de son ami Jean-Pierre Léaud (photo) dans « L'Education sentimentale », réalisée pour la TV par Marcel Cravenne, a tout à la fois peiné et surpris François Truffaut : « Avant d'accepter le rôle, dit-il. Jean-Pierre était venu me demander conseil et je l'avais vivement encouragé à travailler sous la direction d'un réalisateur qui avait merveilleusement su traduire « David Copperfield ». Je me suis trompé, et j'ai mal conseillé Jean-Pierre... » Cet échec, Truffaut l'attribue « pour un tiers a l'adaptation du roman de Flaubert, et pour les deux tiers à sa mise en images ». « Ma confiance en Jean-Pierre Léaud reste entière, poursuit-il. Je répète qu'il est, selon moi, le meilleur acteur de sa génération et qu'il serait injuste d'oublier qu'Antoine Doinel n'est pour lui qu'un des personnages qu'il a joués, un des doigts de sa main... » A Cannes, où il accompagne son metteur en scène, Jean-Pierre Léaud compte sur une double revanche, il n'est pas seulement, en effet, le principal Interprète de « La Nuit américaine », de François Truffaut, mais aussi celui de « La Maman et la Putain », de Jean Eustache, de qui nous avons pu voir, à la télévision « La Rosière de Pessac ».

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