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  • Les choses de la vie 
    Claude Sautet - 1970
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    Distribution :


     Romy Schneider dans Les choses de la vie
     
     
    Romy Schneider 


     Michel Piccoli dans Les choses de la vie
     
     
    Michel Piccoli 


     Lea Massari dans Les choses de la vie
     
     
    Lea Massari 


     Jean Bouise dans Les choses de la vie
     
     
    Jean Bouise 


     Gérard Lartigau dans Les choses de la vie
     
     
    Gérard Lartigau 


     Boby Lapointe dans Les choses de la vie
     
     
    Boby Lapointe 


     Hervé Sand dans Les choses de la vie
     
     
    Hervé Sand 


     Jacques Richard dans Les choses de la vie
     
     
    Jacques Richard 


     Betty Beckers dans Les choses de la vie
     
     
    Betty Beckers 


     Dominique Zardi dans Les choses de la vie
     
     
    Dominique Zardi 


     Gabrielle Doulcet dans Les choses de la vie
     
     
    Gabrielle Doulcet 


     Roger Crouzet dans Les choses de la vie
     
     
    Roger Crouzet 


     Henri Nassiet dans Les choses de la vie
     
     
    Henri Nassiet 


     Claude Confortès dans Les choses de la vie
     
     
    Claude Confortès 


     Marie-Pierre Casey dans Les choses de la vie
     
     
    Marie-Pierre Casey 


     Marcelle Arnold dans Les choses de la vie
     
     
    Marcelle Arnold 


     Jean-Pierre Zola dans Les choses de la vie
     
     
    Jean-Pierre Zola 


     Max Amyl dans Les choses de la vie
     
     
    Max Amyl 


     Isabelle Sadoyan dans Les choses de la vie
     
     
    Isabelle Sadoyan 


     Henri Coutet dans Les choses de la vie
     
     
    Henri Coutet 


     Pierre Londiche dans Les choses de la vie
     
     
    Pierre Londiche 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Les choses de la vie Les choses de la vie

    Les choses de la vie Les choses de la vie

    Michel Piccoli Michel Piccoli

    Michel Piccoli Michel Piccoli

    Romy Schneider Romy Schneider

    Romy Schneider Romy Schneider

    Romy Schneider Romy Schneider

    Romy Schneider Romy Schneider

    Romy Schneider Romy Schneider

    Les choses de la vie Les choses de la vie


    Document sans nom
    Michel Piccoli Pierre Bérard Romy Schneider Hélène Haltig Lea Massari Catherine Bérard Jean Bouise François Gérard Lartigau Bertrand Bérard Boby Lapointe le conducteur de la bétaillère Hervé Sand le camionneur Jacques Richard l'infirmier Betty Beckers l'auto-stoppeuse Dominique Zardi l'auto-stoppeur Gabrielle Doulcet Guitte, la secrétaire de Pierre Roger Crouzet le promoteur Henri Nassiet le père de Pierre Claude Confortès le docteur Jerry Brouer Bernard, le prétendant d’Hélène Jean Gras le chef de chantier Marie-Pierre Casey la postière Marcelle Arnold la mère d'Hélène Jean-Pierre Zola le père d'Hélène Max Amyl le curé Isabelle Sadoyan l'infirmière Gérard Streiff le motard Clément Bairam le 1er gendarme Christian Bertola le chirurgien Béatrice Boffety Anne, la camarade de Bertrand Henri Coutet l'employé de la salle des ventes Raphaël Delpard l'ambulancier Lucien Frégis un curieux Karine Jeantet la téléphoniste Pierre Londiche le jeune docteur Madame Blome Une dame à la poste Jean-Paul Blondet un invité Matt Carney Paul, l’ami de Catherine Jean-Loup Dabadie Un père Michel Duplaix Andrè, un homme après l’accident Agnès Duval Une dame à la poste Jean Luisi Le 2ème gendarme Joëlle Robin Une mère après l’accident
    Document sans nom
    Pierre (Michel Piccoli), architecte d'une quarantaine d'années, est victime d'un accident de voiture. Éjecté du véhicule, mortellement blessé et dans le coma, au bord de la route, il revoit son passé et les deux femmes qui comptent dans sa vie : Catherine (Léa Massari), dont il est séparé et avec qui il a eu un fils, et Hélène (Romy Schneider), avec qui sa relation amoureuse est à un tournant.


    Pendant ce temps, il revoit sa vie en accéléré et réalise alors l'importance de ces multiples petites choses de l'existence, ces joies et ces peines qui constituent le bonheur de toute une vie. L'état de Pierre constitue la trame du film : sans aucune conscience de la mort qu'il est en train de rencontrer, et naïvement obsédé par sa "fatigue", son monologue intérieur tourne sans cesse autour de la nécessité de ne surtout pas laisser traîner une lettre qui donnerait un sens tout autre à son rapport aux autres.


    Document sans nom

    Paul Guimard a écrit "Les Choses de la vie" parce qu'il a frôlé la mort à Casablanca

    A l'instant de glisser dans la mort, le grand écrivain Valéry Larbaud articula dans un souffle : « Adieu, les choses de la vie. » Les choses. Quels souvenirs étaient donc venus affleurer sa conscience pendant sa longue et silencieuse agonie ? Et nous, à quoi songerons-nous au moment ultime ? Peut-être pas aux êtres que nous avons le plus aimés. Mais peut-être à une babiole oubliée, à un sourire ou une odeur, à un instant fugitif. A une simple chose qui donnait, mystérieusement, tout son poids et son cachet à la vie qui nous quitte.

    Le portes de la nuit

    Pour savoir cela, Il faut avoir été jusqu'aux portes de la nuit. Précisément, Paul Guimard est ce revenant qui a pu connaître enfin le prix des choses. Et il ne pouvait pas donner d'autre titre à son roman, devenu célèbre, que les dernières paroles du délicat auteur de « Barnabooth » : elles allaient de soi.
    J'ai eu un très grave accident, Il y a une douzaine d'années, dit Paul Guimard. J'étais parti faire le tour du monde à bord d'un voilier de dix-huit mètres, « La Constance », sur les traces de Bougainville. Au mouillage, à Casablanca, après une tempête qui avait sérieusement secoué le bateau, j'ai voulu descendre par une échelle de coupée. Elle s'est malencontreusement décrochée au moment où je posais le pied sur le premier barreau. Chute de trois mètres : ma nuque a porté sur une marche de fer. Vingt-quatre heures de coma. Là, c'est du velours puisqu'on est insensible. Mais par la suite, j'ai bien cru que j'allais y passer.
    Il va alors vivre ce qu'il décrira avec une précision clinique. « L'alternative d'espoir et de peur, le grondement sourd de l'au-delà, les bruits flous, les pertes de conscience et les réveils dans le brouillard, les souvenirs de cinéma : « La Charrette fantôme », le « Rosebud » de « Citizen Kane. » Dans ce lent voyage vers la mort, avec ses longs arrêts inexplicables, ses démarrages soudains, ce qui émerge toujours, ce sont des choses lumineuses, comme « Rosebud », le traîneau d'enfant que Kane retrouve dans son rêve d'agonisant après des années et des années d'oubli : finalement, des figures étirées, où le rêve vient se mêler au réel, nous démontrent que la frontière entre l'imaginaire et le vécu est bien illusoire. Après bien des hésitations, Paul Guimard s'attelle au livre. « C'était une autre dimension : un voyage de l'intérieur. Il me fallait faire parler un homme incapable de bouger, inerte, au bord d'un fossé. Tout un livre. Je sentais bien que, malgré mon expérience, il me fallait la transposer. Tout le monde ne fait pas de bateau. J'ai pensé à l'automobile. L'accident de la route représente aujourd'hui la mort la plus hasardeuse, la plus bête, la plus proche de nous. » Pendant qu'il écrit son livre, le destin lui fait, en quelque sorte, un signe : devant lui, au cours d'une randonnée en auto, il assiste de très près à un accident identique à celui qu'il décrit. « Mon héros, dit-il, un avocat de quarante-cinq ans, va plaider à Rennes. Il pilote une petite voiture rapide. Du côté du Mans, alors qu'il roule à 140 à l'heure, il voit une bétaillère brûler un stop. Le choc est inévitable. » L'endroit où se produit l'accident, Paul Gulmard le voit très bien. C'est un lieu-dit bien connu des Sarthois, « La Providence ». Chaque fois qu'il se rend en Bretagne, Paul Guimard ralentit lorsqu'il approche des lieux. Superstitieux ? Il fait la moue. En tous les cas, sa description était tellement juste qu'il reçoit plus tard une lettre, réellement admirable, dit-il. « Il fallait que je vous écrive, disait le célèbre pilote Jean-Pierre Beltoise. C'est tout à fait ça. J'ai eu la même impression lorsqu'on m'a relevé avec cinquante fractures. » Paul Guimard garde des séquelles de son accident de Casablanca. « Je ne m'en suis jamais tout à fait remis, dit-il. J'ai des vertiges. Je n'ai plus, à beaucoup près, la forme physique que je possédais auparavant.»

    Six mois sur la Côte, six en Bretagne

    Mais il est devenu un sage. Je vis six mois sur la Côte d'Azur et, le reste de l'année, en Bretagne, à Doélan. Et je vais vous faire une confidence : je ne connais pas la Côte d'Azur l'été. Je n'y suis jamais pendant cette période-là. Car je ne connais rien de plus beau et de plus charmant que les étés bretons. Et, cette année, il a été particulièrement réussi. C'est vous dire comme j'ai souffert : il fallait que je termine mon dernier roman, « Le Mauvais Temps. » Dans ce livre, pour la première fois, Paul Guimard « ose » parler de la mer. « C'est extrêmement difficile. Selon moi, seul Melville arrive à la saisir dans sa grandeur et sa signification métaphysique. Ce qui m'a toujours frappé, c'est qu'il n'y a que les Bretons et les Maoris qui aient chacun un mot — « Armor » et « Moana »— pour la décrire dans son étendue et sa profondeur. La plupart des écrivains ne décrivent la mer, si j'ose dire, que superficiellement. Seulement sa surface. » Breton pur sang — il est né en Loire-Atlantique — Paul Guimard a fait plusieurs fois le tour du monde sur des bateaux de tous tonnages et de toutes catégories. A telle enseigne que, évoquant les us et coutumes de la Bretagne dans « Les Cousins de la Constance », un feuilleton qui obtint le plus grand succès en 1967, il y avait des chalutiers qui retardaient leur départ pour ne pas rater un épisode. « A Concarneau, on m'a nommé citoyen d'honneur ! Et, à chaque défilé de carnaval, même actuellement, on trouve toujours un char baptisé « Les Cousins de la Constance ». On a le sentiment aigu qu'il prend la vie comme elle vient et qu'il savoure chaque instant qui passe. Mais surtout qu'il ne s'ennuie jamais. En fait, après l'expérience qu'il a traversé, il serait bien léger de passer à côté des choses de la vie.

    "Danse de mort"... "Œuvre grave"... "Une tragédie"...

    Un film tout entier comme une danse de mort , écrivait, en 1970, notre critique clnématograpique, Jacqueline Michel, à propos du film que Claude Sautet a tiré du livre « Les Choses de la vie ». « Tour à tour fait divers d'une rare précision mécanique, puis ballet au ralenti qui représente la vision interminable de la victime et, enfin, au quart de seconde, l'accident objectif : fracas d'enfer, tôles catapultées, corps gisant dans l'herbe. Pour sa part, Louis Chauvet, dans « Le Figaro », parlait de cette « évocation fascinante car on ne se borne pas à la matérialité des faits. Le narrateur en dégage la signification profonde. Nous devenons les témoins de cette tragédie jamais filmée : les derniers instants d'une âme surprise en pleine vitalité ». Quant à Jean de Baroncelli, il conclut, dans « Le Monde » : « Les Choses de la vie » aurait pu n'être qu'un film élégant et brillant. Parce qu'il a su exprimer la beauté, la fragilité et la dérision de la vie, Claude Sautet en a fait une œuvre grave qui nous atteint au plus profond de nous-mêmes. »

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