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  • L'éducation sentimentale 
    Marcel Cravenne - 1973
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    Distribution :


     Jean-Pierre Léaud dans L'éducation sentimentale
     
     
    Jean-Pierre Léaud 


     Françoise Fabian dans L'éducation sentimentale
     
     
    Françoise Fabian 


     Catherine Rouvel dans L'éducation sentimentale
     
     
    Catherine Rouvel 


     Claude Brosset dans L'éducation sentimentale
     
     
    Claude Brosset 


     Valérie Stroh dans L'éducation sentimentale
     
     
    Valérie Stroh 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    L'éducation sentimentale L'éducation sentimentale

    L'éducation sentimentale L'éducation sentimentale

    L'éducation sentimentale L'éducation sentimentale


    Document sans nom
    Françoise Fabian Marie Arnoux Jean Pierre Léaud Frédéric Catherine Rouvel Rosannette Michel de Ré Arnoux Edmonda Aldini Mme Dambreuse Ernst Fritz Furbringer Dambreuse Eva Maria Meineke La Vatnaz Elsa Merlini Mme Moreau Philippe Bouclet Deslauriers Pierre Leproux Mr Roque Valérie Stroh Louise Jean Paul Cisife Pellerin Georges Delerue Rosenwald Jean Pierre Bernard Delmar Claude Brosset Senecal Philippe Desbeuf Hussonnet Georges Bruce Forchambeaux Adolfo Lastretti Dussardier Hélène Legrand la nounou Pierre Vaudier le domestique du bateau Gerald Denizot le harpiste Laurence Lalire Martho Pierre Julien le rédacteur Paul Ville Oudry Lise Roy Eulalie
    Document sans nom
    Adaptation en cinq épisodes de l'oeuvre de Gustave Flaubert fresque sociale et chronique des événements de 1848.
    Marcel Cravenne a choisi une intreprétation internationale. Les acteurs italiens et allemands sont très habilement doublés.
    Mots clés : société ; amour ; révolution


    Document sans nom

    On peut dire que la littérature du XIXème siècle représente une vraie manne pour notre télévision : Hugo, Maupassant, Balzac, George Sand, jusqu'à Paul Féval et Xavier de Montépin, ont été adaptés, plus ou moins heureusement, pour le petit écran. Aujourd'hui, c'est le tour de Gustave Flaubert, avec son œuvre maîtresse, « L'Education sentimentale », par Marcel Cravenne. Si des feuilletonnistes comme Balzac ou Féval, un nouvelliste comme Maupassant se prêtent assez facilement à la mise en images, en va-t-il de même pour Flaubert ? Rien de moins sûr. La difficulté, selon moi, provient du fait que, dans le roman de Flaubert, toute l'aventure est représentée à travers le héros, Frédéric Moreau. On voit les êtres, les choses et les événements à travers son oeil et sa sensibilité. Ses états d'âme nous sont connus de l'intérieur. Mille sentiments et sensations fugaces et invisibles finissent par charpenter le récit. Il n'y a que l'écriture pour nous le transmettre.

    Au contraire, l'objectif de la caméra ne peut les noter : l'image ne peut représenter, par définition, que le visible, le tangible. Un regard, un clin d'oeil, un geste. Comment nous faire sentir un débat intérieur par des images qui ne peuvent nous montrer que le mouvement ? Les moyens du cinéma ne sont pas ceux de la littérature. C'est pourquoi, même si l'adaptateur, François-Régis Bastide, n'a pas changé un seul mot aux répliques du texte original, il reste impossible de donner la réalité de la situation puisque tout l'arrière-plan psychologique, par les contraintes de la technique cinématographique, se trouve « gommé ». L'œuvre devient, par conséquent, à peu près incompréhensible, puisque des pivots essentiels manquent. Ainsi, au début du film, la sympathie subite d'Arnoux pour Frédéric Moreau et le coup de foudre de celui-ci pour sa ravissante femme semblent parfaitement gratuits, inexplicables. On ne marche pas.

    De plus, une erreur de distribution monumentale attribue le rôle principal — celui de Frédéric Moreau — à Jean-Pierre Léaud. Inerte, figé, sans la moindre expression, le jeune comédien déambule dans le film comme un zombie. Il en devient quasiment invisible. Cela, évidemment, n'arrange pas les choses. Par contre, Françoise Fabian correspond exactement, me semble-t-il, au portrait qu'en trace Flaubert : elle est une Mme Arnoux touchante et ravissante. Michel de Ré est parfait : il incarne Jacques Arnoux avec une vérité et une réalité saisissantes. Nous y reviendrons. Décors très réussis et images, d'Albert Schimel, admirables.

     

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    2 Commentaires

    Flaubertdu93

    Date : 14-02-2016 Heure : 21:30:13



    L'une des caractéristiques principales de Frédéric Moreau est bien son inertie, sa passiveté. Ainsi, la mal attribution du rôle à Jean-Pierre Léaud ne se justifierait pas par son "invisibilité".

    Christian Souque

    Date : 06-06-2016 Heure : 17:18:56



    Le jeu de Jean-Pierre Léaud est si plat, si mauvais serait-on tenté de dire, à côté, par exemple, de celui d'un Michel de Ré, grand comédien à la voix si bien posée, qu'il en devient presque clownesque et savoureux. Ainsi, sa réplique "je crois que voilà quelqu'un", si peu naturelle et si drôle, me reste en mémoire comme de la veille. Et finalement, ses faiblesses de jeu, pour l'époque, donnent envie, avec le recul, de les retrouver par leur particularisme. On finit par l'apprécier après avoir été choqué.