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  • Un linceul n'a pas de poches 
    Jean-Pierre Mocky - 1975
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    Distribution :


     Jean Carmet dans Un linceul n'a pas de poches
     
     
    Jean Carmet 


     Jean-Pierre Mocky dans Un linceul n'a pas de poches
     
     
    Jean-Pierre Mocky 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Un linceul n'a pas de poches Un linceul n'a pas de poches


    Document sans nom

    Comme tous les films de Jean-Pierre Mocky, celui-ci ne laisse pas indifférent. Mais il ne soulève pas les tempêtes souhaitées. Car l'impétueux Mocky, qui brillait autrefois dans le dérisoire, l'insolite, l'incongru, est beaucoup moins convaincant dès qu'il s'écarte de cette vocation provocatrice pour se consacrer à un genre nouveau, qui tient du pamphlet et de l'homélie. Car il prêche, et d'un ton assez moralisateur ! Un vrai puritain au fond, ce Mocky, un Savonarole infatigable, qui stigmatise les turpitudes, la corruption et la bêtise d'une société qu'il voit à travers ses lunettes d'anarchiste. « Pardon, rectifie-t-il lui-même, je suis un bourgeois. » Ou, si on veut, un individualiste acharné.

    Le justicier

    Comme il le fait depuis quelques années (depuis « Solo » ), Mocky s'est attribué ici le rôle du justicier solitaire, du Zorro de la bourgeoisie française, chevaleresque et anticonformiste, qui vient chasser rudement les marchands du temple. Le temple de la presse, cette fois.
    On se souvient de ces films américains des années 1950, où un journaliste courageux, seul contre tous, résistant à toutes les pressions, se battait pour défendre la liberté de la presse, qui est le nerf de la démocratie. Noble et généreux combat ! Manifestement, Mocky a voulu réaliser l'équivalent de ces films « sociaux ». Célèbre roman de Horace McCoy, « Un linceul n'a pas de poches » conte l'aventure d'un journaliste qui démissionne pour fonder son propre journal, dans lequel il dénoncera les scandales que son directeur l'empêchait de révéler. Etait-il concevable de le transposer dans la France d'aujourd'hui ? Le résultat prouve amplement que non.
    Ce n'est pas chez nous que cela se passe, mais dans un monde irréel, rêvé, nourri des phantasmes de l'auteur. Ne lui reprochons pas son originalité, ces bizarreries qui n'appartiennent qu'à lui et qui ajoutent du mordant à la peinture des « salauds » : la robe de chambre de Michel Serrault, les lunettes de Marielle, l'immense crucifix qui orne le bureau du tartufe Lonsdale, la coiffure rétro de Galabru. Ce sont là des marques d'originalité, des accessoires réjouissants. Mais des invraisemblances criantes empêchent le film d'être crédible. Qui peut croire qu'un homme seul peut, du jour au lendemain, lancer un grand hebdo d'opinion ? La rédaction, l'imprimerie, la distribution, posent mille problèmes matériels que Mocky élude.
    Dès lors, son entreprise pèche par naïveté et par simplisme. Les rouages de la liberté d'expression, de la censure, des pressions, sont plus complexes, plus vastes, plus sournois, que ces quelques scènes de chantage et d'intimidation. Ajoutons que la satire politico-sociale est d'une grande confusion. Jubilant à l'idée de mécontenter tout le monde et son père, Mocky a estimé d'une grande finesse de porter ses coups à droite et à gauche. Or, il le fait si maladroitement que l'impact est nul.

    Naïveté

    On regrette d'autant plus ces maladresses que le sujet était passionnant, que la réalisation est soignée, et le projet ambitieux, Mocky ayant réuni autour de lui une distribution éblouissante, comme on en voit peu dans le cinéma français. On y distinguera l'ami Francis Blanche, dont ce fut le dernier rôle, le cher Jean Carmet en inhabituel policier et Myriam Mézières, une débutante qui ne manque, comme on dit, ni de tempérament ni d'abattage.

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