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  • L'attentat 
    Yves Boisset - 1972
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    Distribution :


     Jean-Louis Trintignant dans L'attentat
     
     
    Jean-Louis Trintignant 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    L'attentat L'attentat


    Document sans nom Cela se passait à Paris, le 31 décembre 1965, à midi, au cœur de Saint-Gerrmain-des-Prés. Un homme s'apprêtait à entrer à la brasserie Lipp où il avait rendez-vous avec des amis. A l'instant où il allait franchir le seuil du restaurant, deux policiers français l'interpellèrent civilement pour le conduire, toutes affaires cessantes, à un rendez-vous avec une personnalité de son pays. On ne devait jamais revoir Mehdi Ben Barka. Le leader de l'opposition marocaine, en exil à Genève, avait quitté sa retraite suisse pour se faire prendre dans un guet-apens admirablement orchestré qui devait le livrer à son pire ennemi : feu le général Oufkir. Sur un scénario original de Ben Barzam, adapté par Jorge Semprun, le jeune cinéaste Yves Boisset reconstitue assez magistralement « l'Affaire » et réalise un film politico-policier d'autant plus captivant qu'il n'a pas la gratuité un peu pusillanime des habituelles histoires de flics et de truands. Outre ses qualités techniques remarquables : construction syncopée du récit, passage de l'horreur aux charmes discrets de la "barbouze" , efficacité du montage et du dialogue de Semprun, la force d'impact de « L'Attentat » vient de la palpitation d'une réalité vivante. Cette histoire a été vécue dans le sang et dans la boue. On s'en souvient. Cependant, le film n'est pas "pur" et ses limites ne laissent pas d'être inquiétantes. Si les faits authentiques dominent dans "L'Attentat", d'autres, imaginaires, y sont intimement liés : il sera bien difficile au public, à plus de six ans d'écart, de démêler la vérité dans cet échevau ambigu de politique-fiction. En musique, ces variations sur un thème connu s'appellent un "arrangement". Dans le cas de " L'Attentat" peutêtre eût-il mieux valu ne pas arranger, s'en tenir au document vrai et laisser ainsi subsister les ombres et les mystères d'une affaire qui reste toujours une plaie ouverte, plutôt que la vouloir cicatriser hâtivement en quelques contre-vérités déplaisantes. Des hypothèses vraisemblables ne sont pas des certitudes. Côté interprétation, Michel Piccoli est extraordinaire dans le rôle du général Oufkir et Trintignant émouvant dans celui qui confond Figon et Bernler. En revanche, Gian Maria Volonté ne ressemble nullement à Ben Barka, en outre sa forte personnalité a récemment imprégné tant de films engagés (« Un citoyen au-dessus de tous soupçons », « La classe ouvrière va au paradis », « L'Affaire Mattei », etc.) qu'elle finit par cacher le personnage derrière l'acteur. Cela devient génant.
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