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  • L'amour c'est gai, l'amour c'est triste 
    Jean-Daniel Pollet - 1968
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    Distribution :


     Marcel Dalio dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Marcel Dalio 


     Claude Melki dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Claude Melki 


     Chantal Goya dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Chantal Goya 


     Bernadette Lafont dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Bernadette Lafont 


     Jean-Pierre Marielle dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Jean-Pierre Marielle 


     Christian de Tillière dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Christian de Tillière 


     François Dyrek dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    François Dyrek 


     Henri Guybet dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Henri Guybet 


     Rufus dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Rufus 


     Dominique Zardi dans L'amour c'est gai, l'amour c'est triste
     
     
    Dominique Zardi 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
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    L'amour c'est gai, l'amour c'est triste L'amour c'est gai, l'amour c'est triste

    L'amour c'est gai, l'amour c'est triste L'amour c'est gai, l'amour c'est triste


    Document sans nom

    L'amour c'est gai, l'amour c'est triste !
    S'EST-ON assez moqué, autrefois, de ces films à « téléphone blanc » où des hommes suprêmement élégants baisaient avec distinction la main des femmes du monde en robes de rêve sous des clairs de lune miraculeux ? Vittorio de Sica fil ses débuta de séducteur irrésistible dans ces sortes de productions.
    La mode a changé. Outre l'apologie de la pornographie, du sexe et du non-sexe, la mode cinéma cultive volontiers, cette année, celle de l'imbécillité. Le spectacle d'imbéciles heureux s'exprimant par borborygmes et monosyllabes (" Bof ! ") semble être le fin du fin à moins que cela ne soit la fréquentation d'un imbécile malheureux.
    Tête de Turc de ses copains goguenards, incapable de répartie, cocu avant la lettre, touchant d'impuissance verbale, introverti, simplet, Léon de la Bastoche est celui-là. C'est l'anti- héros de Jean-Daniel Pollet et Rémo Forlani dans "L'amour, c'est gai, l'amour, c'est triste". Bien que les auteurs se régalent du petit Léon, c'est plutôt triste.

    Un folklore démodé

    Tailleur minable hanté par la coupe de MayFair, il s'en tient assez loin. Sa sœur, Marie, elle, se tient très près de nombreux messieurs. Léon, bon cœur, bon esprit, est persuadé que cela va fâcher Maxime, son « fiancé », mais Maxime est plutôt content. C'est lui qui relève le compteur des nuits de Marie. Léon n'en croit pas ses oreilles. Il ajoute un crêpe à l'œil en berne qu'il portait depuis le début du film. Avec Arlette, la petite copine de Marie qui débarque de Morlaix, il voudrait bien pouvoir enfin s'exprimer, se déclarer, mais rien à faire, et il est si transi, si ennuyeux qu'Arlette passerait volontiers sous la coupe de Maxime. L'amour donne de l'esprit aux tendres niais : Léon préserve la vertu d'Arlette par quel que stratagème. Il ne s'en déclare pas davantage pour cela, elle s'en retourne à Morlaix tandis qu'il court, agitant la main tout au long du quai où le train roule vers Morlaix...
    Avec « L'amour, c'est gai. l'amour, c'est triste », Jean Daniel Pollet et Remo Forlani ont souhaité, on imagine, réaliser une comédie amère, cruelle, truculente, savoureuse mais surtout anti-tout. Pollet a dû voir cela sous l'angle du populisme exotique ; quant à Remo Forlani, anarchiste proclamé — par lui-même, à tous les échos, urbi et orbi, de droite et de gauche — il est, à coup sûr, persuadé d'avoir réussi une œuvre très anticonformiste. Rien ne me semble plus suspect et finalement plus conformiste que cet anti-conformisme du décor hideux, du héros laid, des copains niais et jusqu'à celui du dialogue qui conjugue l' « Almanach Vermot » et le Calendrier des Postes réunis. Certes, Forlani souligne ces sources, il les met entre guillemets mais à quelques exceptions près il n'est pas très drôle. Il avait autrement de talent dans « Le Café Sneffle » et « Lundi, Monsieur », qui étaient datés, estampillés époque 1936-1939. Ici, la date, c'est aujourd'hui et le folklore « Bastoche » est démodé.
    En outre, le film repose tout entier sur le comédien fétiche de Jean-DanielPol let : Claude Melkl, sorte de Buster Keaton désespérément triste et laid, à la diction chouchouillante. Il faisait merveille dans le premier court métrage de Pollet, « Pourvu qu'on ait l'ivresse », documentaire aménagé sur les bastringues de banlieue. Heureusement que Bernadette Lafont, truculente, Chantal Goya et Jean-Pierre Marielle, le mariole, viennent à la rescousse, sinon comme on s'en nuierait.
    Il se peut bien qu'une cer taine couche d'intellectuels forcenés s'émerveillent de la tendresse mi-pitié, mi-mépris que suscite le dérisoire Léon à ses auteurs mais les Léon n'aimeront pas cela, je vous le promets. Les Léon sont susceptibles et peut être qu'il faut les respecter plutôt que de s'en servir comme archétypes du pauvre type. Le Léon aussi va au cinéma et il préfère peut-être les films à « téléphone blanc ».

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