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  • Mais qu'est-ce qu'elles veulent 
    Coline Serreau - 1975
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    Distribution :


     Coline Serreau dans Mais qu'est-ce qu'elles veulent
     
     
    Coline Serreau 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
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    Mais qu'est-ce qu'elles veulent Mais qu'est-ce qu'elles veulent


    Document sans nom

    MAIS QU'EST-CE QU'ELLES VEULENT ? Film français de Coline Serreau (1976),

    MAIS qu'est-ce qu'elles veulent ? Qui ? Les femmes. Parallèlement au programme commun des femmes dont les revendications sont connues, légitimes et précises, Coline Serreau avait envisagé de faire un film appelé « Utopie » dans lequel, les femmes auraient décrit concrètement la société dont elles rêvaient.
    C'est dans ce but qu'elle entreprit d'interviewer des femmes d'âges et de milieux différents. Aucune ne rêvait mais toutes avaient envie de parler, de raconter leur vie, leurs luttes, elles voulaient surtout être entendues et comprises.
    Cependant, ces femmes, Coline Serreau les avait choisies et pas au hasard. C'est d'abord une paysanne de la Drôme dans son superbe décor naturel. Son mari l'a quittée, elle fait marcher seule l'exploitation et c'est dur. La somptuosité des arbres, le pittoresque de la traite des chèvres, vraies images de beauté et de vacances, ne laissent pas oublier les difficultés et la solitude de cette femme.

    Levées avant le jour

    Dans le Nord, des ouvrières du textile racontent leur lever avant le jour, l'attente du car de ramassage dans la nuit et le froid, le travail aux pièces. Portrait de la condition ouvrière qui est également celle de beaucoup d'hommes Cependant à leurs huit heures d'usine les femmes doivent ajouter l'entretien de la maison et des enfants. Elles passent des années de leur vie à manquer de sommeil. Deux militantes syndicales exposent leurs luttes et leurs espoirs.
    L'enchaînement suivant n'est pas fortuit. Après ces ouvrières harassées, voici Mme X..., cinquante-cinq ans, sans profession, catholique, femme d'industriel. Elle fait évidemment figure de privilégiée mais elle est en outre réactionnaire, plutôt hostile à l'égalité des sexes et résignée, maintenant que ses trois enfants sont partis, à un certain ennui, tout en proclamant contre toute évidence qu'elle ne s'ennuie jamais. S'il fallait une bourgeoise, pourquoi avoir choisi celle-ci — dont le type devient rare — sinon pour la piéger ? Bien plus arbitraire encore, le cas de Véronique, tout à fait marginale, actrice de cinéma porno à qui il faut, semble-t-il, bien du temps pour découvrir que son producteur n'a qu'un souci : prendre l'argent des cochons de payants. Coline Serreau, tout en écoutant Véronique, ne laisse pas sa caméra chômer. Elle profitera du montage pour insérer, avec pas mal d'hypocrisie, des plans audacieux de pur cinéma porno dans le galimatias pseudo-sociologique de Véronique.
    Vient alors une anorexique que la psychanalyse n'a pas délivrée de sa hantise de prendre un gramme. Elle dénonce une société qui impose une certaine image ce la femme. Dans « Scènes de la vie conjugale », Liv Ullman exprimait cela en beurrant une tartine de telle façon que beaucoup de femmes pouvaient se sentir concernées. Rien de tel ici, il s'agit d'une névrose très particulière.
    Enfin entre en scène une personne de soixante-cinq ans, intelligente au premier regard, sans hargne et sans fureur qui n'en veut qu'à l'Eglise. Docteur en théologie, elle n'a jamais été admise à devenir pasteur d'abord parce qu'elle était femme, ensuite parce qu'elle était mère de sept enfants. (C'est injuste, sans doute, mais avouez que le cas est original.) Il lui reste beaucoup d'énergie encore, elle n'a pas renoncé et elle milite au M.L.F.
    Une veuve de cinquante ans clôt la série. Elle parle de ses trente ans de mariage comme d'un bagne et sa haine du « cher disparu » transparaît à chaque phrase. Peu de veuves se reconnaîtront en elle à coup sûr car le combat pour la libération de la femme ce n'est pas la guerre des femmes contre les hommes, maris ou patrons.
    Or, en dépit de son air bonasse et bienveillant, « Mais qu'est-ce qu'elles veulent ? » ranime en tapinois la haine des sexes. Ce n'est pas un film innocent. Le choix des interviewées en témoigne tout autant que le montage extrêmement travaillé, qui dirige à l'évidence la sympathie et l'hostilité du spectateur, ce qui ne laisse pas d'être pour le moins irritant.

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