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  • Le boucher 
    Claude Chabrol - 1969
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    Distribution :


     Jean Yanne dans Le boucher
     
     
    Jean Yanne 


     Stephane Audran dans Le boucher
     
     
    Stephane Audran 


     Roger Rudel dans Le boucher
     
     
    Roger Rudel 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le boucher Le boucher

    Jean Yanne et Stephane Audran Jean Yanne et Stephane Audran

    Jean Yanne et Stephane Audran Jean Yanne et Stephane Audran

    Le boucher Chabrol Le boucher Chabrol

    Stephane Audran Stephane Audran

    Stephane Audran Stephane Audran

    Stephane Audran Stephane Audran

    Stephane Audran Stephane Audran


    Document sans nom DANS le cadre paisible d'un village de Dordogne — cinq cents habitants, une église, une mairie, une école, un monument aux morts et tout près, les grottes où l'homme de Cro-Magnon dessinait des bisons — Claude Chabrol a ancré son film, « Le Boucher », en pleine terre périgourdine. Le générique se déroule dans ces grottes inquiétantes où saignent les stalactites, puis la caméra glisse, amoureusement, sur les toits du village, les caresse et capte, en plongée, une équipe de pâtissiers qui se hâtent dans la rue principale. C'est la noce au village : on mange, on rigole, on danse. Le film commence sur ce ton réaliste, jovial et chaleureux. L'institutrice, Mlle Hélène, est assise à côté de Popaul, le boucher, qui découpe un énorme rôti saignant. Elle savoure ! Elle ne connaissait pas Popaul. Il revient au pays après quinze ans d'absence : la guerre, l'Indochine, l'Algérie. Il est vulgaire mais gentil, Popaul. La sympathie passe tout de suite entre Mlle Hélène et lui. Ils nouent une sorte d'amitié bizarre, gentiment protectrice de la part de l'institutrice, admirative de la part de Popaul qui lui porte des bouquets de gigot. L'humour, chez Chabrol, ne perd jamais ses droits. Tout est naturel et simple. Cependant, Chabrol filme les moindres gestes avec une telle intensité que l'on commence à scruter cette douceur trop tranquille, ces regards trop pesants appuyant les propos les plus quotidiens. Que cache tout cela ? Un suspense se tend un moment dans le bois où Mlle Hélène a emmené les enfants cueillir des champignons. Popaul les y rejoint d'un pas lourd, inquiétant. La compassion l'emporte. On tremble ! Mais non, c'était une feinte : Popaul a fait une belle cueillette, il est content, les gosses goûtent à l'ombre des châtaigniers et Mlle Hélène sort de sa poche un briquet qu'elle offre à Popaul. C'est sa fête ! Quelques jours plus tard, au cours d'une promenade semblable sous un soleil radieux, une petite fille reçoit des gouttes de sang sur sa tartine de beurre. En surplomb pend une main ensanglantée. L'horreur vous fige quand Mlle Hélène, auprès du cadavre poignardé de la jeune mariée, trouve le briquet de Popaul... du brave Popaul, boucher sadique obsédé par l'idée du sang, monstre déchiré par l'appel de la violence venu du plus profond des âges et que seul pouvait délivrer le regard bleu et amical de l'institutrice. Ce qui est admirable et bouleversant dans le film de Chabrol, c'est qu'en face de son monstre, l'émotion, la compassion l'emportent sur l'horreur. C'est une extraordinaire gageure où il a multiplié les difficultés en prenant pour interprète du boucher Jean Yanne dont il avait fait un abominable personnage dans son précédent film. « Que la bête meure ». Ici il lui permet de montrer, avec quel talent ! les ambiguïtés et les contradictions de l'homme et de la bête qui sommeillent en lui. Quant à Stéphane Audran, l'institutrice, elle n'avait Jamais laissé s'épanouir de telles qualités de finesse, d'intelligence et de sensibilité. "Le Boucher" est un grand Chabrol qui n'est pas indigne des maîtres qui l'ont inspiré et notamment de Fritz Lang, dont « M le Maudit » continue à hanter la mémoire des cinéphiles après bien des années, comme le fera longtemps aussi "Le Boucher".
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