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  • Oncle Vania 
    Stellio Lorenzi - 1962
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    Distribution :


     Michel Vitold dans Oncle Vania
     
     
    Michel Vitold 


     Jean Topart dans Oncle Vania
     
     
    Jean Topart 


     Maria Mauban dans Oncle Vania
     
     
    Maria Mauban 


     Henri Crémieux dans Oncle Vania
     
     
    Henri Crémieux 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Oncle Vania Oncle Vania

    Oncle Vania Oncle Vania

    Oncle Vania Oncle Vania


    Document sans nom
    Michel Vitold Vania Jean Topart Astrov Maria Mauban Elena Henri Cremieux Serebriakov Paulette Annen Sonia Colette Proust Marie, la mère François Vibert Teleguine Claude Ferna la nourrice Gilbert Bahon le valet Gérard Chouchan improvisation à la guitare
    Document sans nom
    Drame d'Anton TCHEKHOV dont l'action se déroule en Russie, vers la fin du 19ème siècle, dans une propriété de campagne et dont l'idée maîtresse est la résignation à la vie de tous les jours. Toute la valeur de la pièce réside dans l'atmosphère qui entoure l'action et qui nait des états d'âme des personnages plutôt que des événements.
    Oncle Vania gère depuis de longues années une propriété appartenant à Sonia, fille du professeur Serebriakov. L'irruption dans cette demeure familiale du vieil homme égoïste et de sa belle et oisive épouse Elena déclenche les passions, éveille des haines assoupies, jette le désarroi dans les esprits et dans les coeurs. Après avoir manqué de conduire toute la maisonnée au bord de la catastrophe, Serebriakov et Elena repartiront pour la ville et tout continuera comme avant
    Mots clés : pièce de théâtre (Oncle Vania) ; drame ; campagne (propriété) ; abandon (résignation) ; comportement psychologique (égoïsme) ; diffusion en direct ; Russie

    Un auteur de Télévision nommé Tchékhov

    Les règles sont faites pour le talent. Elles ne sont pas faites pour le génie.
    On recommande aux jeunes auteurs dramatiques de toujours raconter une histoire, de bien nouer leur intrigue, de clore leurs scènes par un événement. Et puis, un homme arrive, qui écrit des pièces sans intrigue, sans coups de théâtre, dans lesquelles les dialogues sont décousus comme les dialogues de la vie, et ces pièces sont des chefs-d'œuvre.
    Cet homme s'appelait Anton Tchékhov.
    II avait déjà publié ses nouvelles les plus célèbres, « La Steppe », « La Chambre n° 6 », « L'Ile Sakhaline » — lorsqu'il fit représenter sa première pièce, « La Mouette », le 17 octobre 1890, à Saint-Pétersbourg.
    Ce fut un échec retentissant. A la suite d'un quiproquo, le public était venu pour rire à un vaudeville et on lui donnait une œuvre déconcertante, reflet fidèle de la vie, avec ses silences, ses tentatives manquées, ses espoirs déçus et son inexorable ennui. Les spectateurs huèrent et sifflèrent « La Mouette ».
    Tchékhov songea alors à faire de sa seconde pièce, « Oncle Vania », une nouvelle. Ses amis l'en dissuadèrent et, malgré ses audaces, cette « scène de la vie de campagne en quatre actes » connut enfin le succès.
    Gorki écrivit à Tchékhov : « J'ai vu « Oncle Vania ». Je l'ai vu et j'ai pleuré comme une femmelette, bien que je ne sois pas un homme nerveux. »
    Le temps a passé. Nous sommes bien loin de ces Russes, propriétaires terriens à demi ruinés, s'enlisant dans le marécage de leur ennui et de leur désespoir. Et pourtant, le pauvre Oncle Vania, son ami le docteur Astrov, la petite Sonia, continuent à faire pleurer « comme des femmelettes » les plus insensibles.
    Dommage qu'il n'existe pas un compteur Geiger pour détecter les larmes. Mardi soir, vers onze heures, son aiguille aurait battu la campagne !
    « Oncle Vania », il est vrai, comme tout le théâtre de Tchékhov, convient parfaitement à cet art de la nuance, de l'ellipse et du silence qu'est la Télévision. Et puis, que d'amour, que d'intelligence dans la mise en scène de Stellio Lorenzi ! Point d'effets faciles ou gratuits, mais une rigueur toujours au service du texte.
    En docteur Astrov, Jean Topart fut excellent et, en Vania, Michel Vitold fut bon. Cette nuance ne tient pas au talent des deux comédiens, mais à la qualité des deux rôles, Astrov étant, à mon avis, un rôle cent fois meilleur que celui d'Oncle Vania.
    Maria Mauban fut cette beauté parfaite, mais inutile, qu'a voulue Tchékhov. Paulette Annen nous émut pendant toute la pièce avant de nous arracher des larmes lors de sa tirade finale, la fameuse tirade de Sonia : « Tu n'as pas connu de joies dans la vie, oncle Vania, mais patiente, un peu, patiente... Nous nous reposerons... Nous nous reposerons ! »
    Ces consolations ont une histoire. Elles sont un des trois rares morceaux en prose ayant inspiré un musicien. Rachmaninov, en effet, en tira sa chanson : « Nous nous reposerons ».


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