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  • Eaux profondes 
    Michel Deville - 1981
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    Distribution :


     Isabelle Huppert dans Eaux profondes
     
     
    Isabelle Huppert 


     Jean-Louis Trintignant dans Eaux profondes
     
     
    Jean-Louis Trintignant 


     Eric Frey dans Eaux profondes
     
     
    Eric Frey 


     Christian Benedetti dans Eaux profondes
     
     
    Christian Benedetti 


     Bertrand Bonvoisin dans Eaux profondes
     
     
    Bertrand Bonvoisin 


     Jean-Luc Moreau dans Eaux profondes
     
     
    Jean-Luc Moreau 


     Robin Renucci dans Eaux profondes
     
     
    Robin Renucci 


     Philippe Clévenot dans Eaux profondes
     
     
    Philippe Clévenot 


     Amélie Prévost dans Eaux profondes
     
     
    Amélie Prévost 


     Pierre Vial dans Eaux profondes
     
     
    Pierre Vial 


     Evelyne Didi dans Eaux profondes
     
     
    Evelyne Didi 


     Jean-Michel Dupuis dans Eaux profondes
     
     
    Jean-Michel Dupuis 


     Bernard Freyd dans Eaux profondes
     
     
    Bernard Freyd 


     Maurice Jacquemont dans Eaux profondes
     
     
    Maurice Jacquemont 


     Sylvie Orcier dans Eaux profondes
     
     
    Sylvie Orcier 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Eaux profondes Eaux profondes

    eaux profondes eaux profondes

    Bruce Myers Bruce Myers

    duel pour une plante duel pour une plante

    et une cuillere pour papa et une cuillere pour papa

    l union fait la farce l union fait la farce

    la musique durcit les moeurs la musique durcit les moeurs

    la plante carnivore la plante carnivore

    ne vous derangez pas pour moi ne vous derangez pas pour moi

    spirales spirales

    trintignant comedien de l ambiguite trintignant comedien de l ambiguite

    une tisane et au lit une tisane et au lit


    Document sans nom
    Isabelle Huppert Melanie Allen Jean-Louis Trintignant Victor "Vic" Allen Sandrine Kljajic Marion Allen Eric Frey Dennis Miller Christian Benedetti Carlo Canelli Bruce Myers Cameron Bertrand Bonvoisin Robert Carpentier Jean-Luc Moreau Joël Robin Renucci Ralph Philippe Clévenot Henri Valette Evelyne Didi Evelyn Cowan Jean-Michel Dupuis Philip Cowan Bernard Freyd Havermal Maurice Jacquemont Docteur Franklin Amélie Prévost Marie Valette Pierre Vial Le juge Sylvie Orcier Jeanne Miller Anne Head La directrice Martine Costes La maman de Julie  
    Document sans nom
    GENRE: Drame sentimental / Polar - ADAPTATION: Christopher Frank, Florence Delay et Michel Deville - D'APRES LE ROMAN DE: Patricia Highsmith

    RESUME : Sur l’île de Jersey, un créateur de parfum, Victor Allen, apparait comme un mari un peu trop complaisant. Sa femme, Melanie, aime s’amuser avec les hommes. D’autres hommes que Victor. Mais son mari ne dit rien. Au contraire, il reçoit les amants de son épouse avec un sens de l’hospitalité pour le moins surprenant. Dans la bonne société, entre deux verres et trois courbettes, on parle ; on s’interroge. A quel petit jeu pervers ce duo joue-t-il ? Pourtant, derrière les apparences, existe une réalité plus sombre. Victor Allen aime profondément sa femme et tient à la conserver. Par tous les moyens…

    POINT DE VUE: «The Devil(le) in Miss Huppert»
    Le sexe et la manipulation sont des thèmes chers à Deville. « Péril en la demeure », « La lectrice », « La femme en bleue », pour ne citer que quelques titres, attestent de son goût pour la femme comme objet de fantasme, parfois dangereux, souvent glauque, mais toujours illustré avec un certain recul. « Deep Water », le roman de Patricia Highsmith qui est à l’origine du film, date de 1957. On peut se demander pourquoi le cinéma n’a pas adapté plus tôt ce thriller poisseux où les postures s’amusent avec les codes moraux. Pour Highsmith, cette histoire dans laquelle un couple sans amour s’enfonce dans le trouble pour éviter le divorce et sauver les apparences, parle autant d’un combat sadique entre mari et femme que de la névrose résultant d’un accord pragmatique tournant progressivement au cauchemar. Pays et époque obligent, la romancière américaine insiste sur la nécessité pour Victor de conserver la vitrine propre au risque de se perdre dans un jeu pervers qui conduit à la mort. Highsmith s’intéresse principalement au point de rupture dans pareille situation. Pour illustrer ce jeu de rôle qui tourne mal, Deville, avec la collaboration de Christopher Frank et Florence Delay, n’a pas opté tout à fait pour le même éclairage. Dans le couple Allen, interprété par Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant, de l’amour il y en a. Il y en a même de trop, mais d’un seul côté. Dès le premier et excellent plan-séquence, tout est dit. Allen-Trintignant souffre de voir sa femme accorder ses faveurs à un autre que lui. L’hypothèse du « jeu sexuel », du mari voyeur maso et de l’épouse légère sado ne fait pas long feu. Elle n’est que le masque d’une étrange agonie, un arrangement qui n’apporte de piment qu’à Melanie alors qu’il pousse progressivement Victor à donner une réalité à ses mensonges. La complaisance de Vic est une position de maîtrise. Si l’accord est tacite, les règles claires, en revanche le contrôle de la partie est bien moins défini. Deville s’amuse à permuter la place de dominant tout au long des échanges entre une Melanie provocante et un Victor toujours maître de lui, aussi précis dans ses actes que dans le labo où il crée des parfums. Le choix de Trintignant et de Huppert est à ce point heureux qu’il s’impose pratiquement de lui-même. Au point peut-être de vampiriser le jeu des autres comédiens dans des emplois qui ne visent de fait qu’à nourrir le duo et obliger Victor a donner corps aux petites histoires qu’il raconte. Deville traite le sujet sans racolage, jouant de la sensualité de son interprète féminine avec une certaine retenue. Isabelle Huppert a le talent chic pour exprimer un très fort sex-appeal, vêtue de haut en bas et paraître a contrario parfaitement innocente pour ne pas dire virginale, une fois son corps dévoilé. Trintignant est Trintignant. C'est-à-dire l’ambigüité faite comédien. On savoure l’évident plaisir de l’acteur d’interpréter un personnage tourmenté, extrême, qui, bien que blessé, ne laisse presque rien paraître. « Eaux Profondes » est sans conteste un des meilleurs films de Michel Deville. Il est cependant dommage que la mise en scène soit aussi peu inspirée. Au superbe premier plan-séquence du début – superbe au plan narratif – succède une illustration assez pauvre qui peine à exhaler le caractère passionnel et pervers des situations et surtout la tension qui en découle. A l’instar de quelques symboles trop lourds – les échecs - certains choix dramatiques font d’ailleurs sourire, comme la succession de gros plans des visages dans le bureau du juge. Cette réserve mise à part, on retiendra cette rencontre Deville-Highsmith comme une réussite appréciable du cinéma français des années 80.

    AU FOND DES EAUX:

    En 2013, une nouvelle adaptation du roman de Patricia Highsmith par le réalisateur anglais Adrian Lyne (Flashdance, Indecent Proposal, Lolita) était en projet.

    Isabelle Huppert : La modification (extrait d'une interview parue dans le magazine "Première" en 1981.)
    « Bien sûr, dit-elle, mon apparence a changé, mais ce n'est pas à la suite d'un froid calcul. Je ne me suis pas dit, tout d'un coup, qu'il fallait que je me mette à jouer des personnages de femmes. D'autant moins que, pour moi, ce personnage d"Eaux profondes", Mélanie, c'est plutôt une femme-enfant qu'une femme... La vraie différence avec "avant", ce n'est pas tellement que j'aie davantage l'air d'une femme, c'est qu'il y ait plus de féminité et de séduction dans mon personnage. J'avais envie de ça depuis longtemps..." En la voyant dans "Eaux profondes", on est même tenté de penser : "Ca y est ! Après ce film, elle ne changera plus : la voilà femme ! Définitivement. Même si elle sera probablement toujours une femme-enfant..." Elle, refuse cette vision des choses. - "Je suis toujours en mutation. Je ne suis jamais pareille d'une année à l'autre. Maintenant, je vais me faie un plaisir de partir dans des directions différentes de celle d'"Eaux profondes" ! Ne serait-ce que dans "La truite" que je vais tourner avec Losey le mois prochain : pendant une partie du film, j'ai de nouveau les cheveux longs et mon personnage a dix-huit ans ! J'aime bien faire ainsi des allers-retours. C'est un processus très personnel c'est ce que j'appelle "faire des changements à vue"... Je me sers du cinéma pour changer... Chaque rôle est une possibilité, une occasion de montrer des choses qui sont potentiellement en moi et qui ne demandent qu'à être révélées... Ce n'est sûrement pas un hasard si, quand j'étais toute petite, les deux personnages sur lesquels j'ai commencé à rêver, c'était "La petite sirène" et "La petite marchande d'allumettes". Elles ont été mes premières projections dans le domaine de la fiction. Or, "La dentellière", n'était-ce pas à la fois "La petite sirène" et "La petite marchande d'allumettes" ?" Avec elle, il est décidément de plus en plus difficile de distinguer entre la femme et l'actrice. Il est vrai qu'en tournant quatre ou cinq films par an, elle passe finalement plus de temps à jouer des personnages qu'à être elle-même. Et c'est dans cet ambigu mélange qu'elle a fini par trouver son équilibre. Plus qu'aucune autre, son métier l'accapare. Mais ce n'est pas contre son gré. Elle l'a voulu, choisi. Car c'est sur les plateaux où elle construit ses personnages de cinéma qu'elle doit, au bout du compte, se sentir le mieux... Ne dit-elle pas que "dans l'apparente passivité de celui qui se laisse mettre en scène, il y aussi une forme de pouvoir" ? Pas étonnant, dans ces conditions, qu'elle aspire à des changements incessants. Car il n'y a pas que ses cheveux, son visage ou les personnages qu'e1le interprète qui aient changé, il y a aussi la façon de s'en servir, la façon de jouer tous ces personnages. - « J'ai d'abord eu envie de quitter un genre de personnages chez lesquels la souffrance était toujours privilégiée... "Eaux profondes", j'aurais pu le jouer comme je jouais il y a un an ou deux, mais je ne voulais pas. Outre le fait qu'il m'ait permis d'opérer un changement physique important, c'est un personnage que je n'ai pas voulu aborder sous le seul angle de la névrose, comme je le faisais avant... Je n'ai pas cherché du tout à dramatiser. Je ne voulais pas, et Deville non plus, mettre de "sentimentalisme" là-dedans... » Le "changement" d'Isabelle Huppert est donc bien aussi radical qu'il en a l'air. Un changement de coiffure, de maquillage, de style vestimentaire, c'est toujours plus qu'une simple tocade. Surtout chez une comédienne. Surtout chez Isabelle Huppert qui, même si elle travaille beaucoup, ne tourne jamais pour le simple plaisir de tourner... - « Tous les rôles que j'ai interprétés correspondaient plus ou moins à une sorte de nécessité. 11 faut faire attention en disant ce genre de choses car cela peut paraître très prétentieux, mais j'ai l'impression que chaque rôle, chaque film, correspond à quelque chose d'absolument impérieux, de très profond. Et c'est lié à des processus très personnels, très souterrains... Alors, quand j'accepte un film, c'est que je ressens la nécessité de me mettre dans des situatio
    ns où, grâce à cette nécessité, mes instincts du moment vont pouvoir " s' épanouïr... » Une façon comme une autre d'avouer, indirectement, que ce n'est pas un hasard si elle a eu envie d'être cette "femme fatale", version 1981, du film de Michel Deville. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment la première fois. Maurice Plalat disait déjà que son personnage dans "Loulou" était un ce petit bout de femme fatale ». Simplement, dans "Eaux profondes", la "femme fatale" vue par Huppert correspond davantage, physiquement, à l'image légendalre de ce mythe particulièrement cinématographique. Elle n'est pas pour autant, on s'en doute, une "femme fatale" façon Hollywood 1930. - " Je crois que la Mélanie d'"Eaux profondes", c'est une nouvelle façon d'être une "femme fatale". Toute la différence vient du regard des hommes. Avant, la "femme fatale", c'était une invention des hommes : Marlène Dietrich, Marylin Monroe, correspondent directement à des fantasmes masculins. C'étaient, dans leurs films, des femmes dangereuses qui détruisaient tout autour d'elle. De nos jours, la "femme fatale" est aussi fatale aux autres qu'à elle-même. Elle n'a pas le choix d'être autrement. Etre une "femme fatale" aujourd'hui, ce n'est plus une sorte de caprice, de séduction. C'est une façon de survivre... »






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