Base de Données

de films français avec images
  • Accueil
  • Films
  • Acteurs
  • Réalisateurs
  • Nouveautés
  • Contact
  • Equipe
  • Passe ton bac d'abord 
    Maurice Pialat - 1978
    Achetez "Passe ton bac d'abord" sur Amazon
    ou sur En cas de non disponibilité me contacter

    Commentaire
    Partager sur Facebook :
    Aucune vidéo à voir ou à télécharger sur ce site dont l'unique objet est de rendre hommage aux comédiens français, le lien Amazon permettant de se procurer légalement les oeuvres que je présente ici uniquement en photo



    Distribution :


     Sabine Haudepin dans Passe ton bac d'abord
     
     
    Sabine Haudepin 


     Annick Alane dans Passe ton bac d'abord
     
     
    Annick Alane 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Passe ton bac d'abord Passe ton bac d'abord


    Document sans nom
    Patrick Lepzynski COMEDIEN
    Document sans nom
    A Lens, dans le Nord de la France, des garçons et filles, enfants d'ouvriers, se préparent pour le baccalauréat, en classe terminale du lycée. Cet examen est important pour leur parents. Eux et elles l'envisagent avec une certaine indifférence. A quoi cela servira-t-il ? Alors ils fréquentent, ensemble, les bistrots, vivent des amours passagères, se disputent avec papa et maman, s'intéressent au football, font des fugues. Source : télérama
    Mots clés : film (PASSE TON BAC D'ABORD) ; Pialat, Maurice


    Document sans nom Le jour de la rentrée, on a droit au sermon du prof de philo. Le même que l'année dernière, le même que l'année prochaine. Au bout de l'année, le bac. Indispensable et inutile. Après lui, une grande incertitude : le travail ou le chômage. Alors, on ne va pas se mettre en quatre pour décrocher un diplôme qui a perdu son prestige. Et la dernière année au Iycèe prend l'allure d'un sursis. Si l'adolescence est au goût du jour, il ne fallait pas s'attendre à ce que Maurice Pialat, auteur exigeant de « L'Enfance nue ». de « Nous ne vieillirons pas ensemble ». et de « La Maison des bois » à la télévision, sacrifie à une mode attendrie. C'est donc un pavé dans la mare de la nostalgie que ce tableau sans retouche de l'adolescence 79 ! Car il ne s'agit pas, ici, de se pencher sur le temps passé, qui est toujours joli -comme dit Brassens-. Pialat braque sa caméra sur les jeunes d'aujourd'hui. C'est moins confortable, et cela ne plaira pas à tout le monde. Comment ! dira-t-on, nos enfants sont-ils aussi veules, indifférents, apathiques ? Car le portrait n'est pas flatteur. Non seulement ces gardons et ces filles ne s'intéressent pas à l'enseignement qu'on leur dispense, mais ils ne s'intéressent à rien, ne se passionnent pour rien. Ils trainent dans les cafés, ils sortent tard, ils se réunissent à quinze dans une chambre mais sans aucune des intentions que leur prête un logeur soupçonneux. Le sexe, ils connaissent, mais n'en attendent rien. Ils n'ont ni enthousiasme, ni désir. Maurice Pialat se garde aussi bien de leur jeter la pierre que de les absoudre. Son film est un constat. Il irritera les uns, il déprimera les autres. En tout cas. ceux qui connaissent cette génération d'après 68 la reconnaîtront telle qu'elle est : ne croyant ni aux vertus de l'effort, ni aux chances de la révolte. Résignés en quelque sorte, à moins que son apathie chronique ne soit qu'un masque, une arme défensive, puisque sa seule protesiation n'est qu'une formidable force d'inertie. Regarder vivre. On peut le déplorer, on peut s'en indigner, on peut se lamenter. On peut analyser le phénomène, y déceler la trace d'une mutation sociologique, d'une crise sans précédent. On peut s'interroger sur l'absurdité d'un système scolaire qui oblige à attendre quand il n'y a rien à attendre. On peut en tirer mille leçons, on peut chercher des solutions. Encore une fois, ce n'est pas le problème de Maurice Pialat. qui se « contente » de regarder vivre ces adolescents, de les montrer tels qu'ils sont ce qui esi bien une des fonctions du cinéma, même s'il ne s'agit pas, on l'aura compris, d'un divertissement d'une folle gaieté. Le miracle du cinéma, justement, c'est que, malgré tous les efforts pour échapper à la communication, pour rester murés, ils finissent par nous émouvoir.
    Vous pouvez déposer un commentaire :

     pseudo
     E-mail   (Non-publié)

     Votre commentaire