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    Pierre Etaix - 1965
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    Distribution :


     Pierre Étaix dans Yoyo
     
     
    Pierre Étaix 


     Claudine Auger dans Yoyo
     
     
    Claudine Auger 


     Philippe Castelli dans Yoyo
     
     
    Philippe Castelli 


     Fernand Guiot dans Yoyo
     
     
    Fernand Guiot 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Yoyo Yoyo


    Document sans nom
    Pierre Étaix  Yoyo / le millionaire Claudine Auger  Isolina Philippe Dionnet  Yoyo enfant Luce Klein  L'écuyère Arthur Allan  Amédée  Armand Andrieu  Baixas  Martine de Breteuil  Madame de Briac Philippe Castelli  Le domestique (comme Castelli) Luc Delhumeau  Le douanier Gabrielle Doulcet  La dame au collier Les ballets de René Goliard  François Lalande  Georges Loriot (comme Loriot) Claude Massot  Pierre Moncorbier  Le pique-assiettes Henri Roger  Roger Trapp  Le représentant en farces et attrapes Nono Zammit  Un artiste du cirque Michèle Alex  Boby Althoff  Pinder Elephant Wrangler  (comme le troupeau d'élephants Pinder) Les Antares Aerialists  Dario Clown  Mimile Clown  Pipo Clown  Fregis  Les French Clowns  Clowns Jacques Gambys  Serge Gambys  Fernand Guiot  Le paysan Kach Maht Juggler  (comme Kachmath) La Troupe Sándor Károly Bareback Riders  Eugene Leonard (comme Eugène Leonard) Licques Clairvoyant  (comme Madame Licques) Marcellys (comme Marcellys et son orchestre) Georges Metras  Barbara Poludniak Bear Wrangler  (comme Barbara et Eugène Poludniak et leurs ours) Eugène Poludniak Bear Wrangler Concha Romero (comme Conchita Romero) Esmeralda Theron  Unicycle Artist Germaine Theron  Wyston Tort  Lélé de Triana  Gypsy Dancer Vasseur  Siam (comme l'éléphant Siam) Bambi (comme le chien Bambi) Caïd (comme le cheval Caïd) William Coryn  (non crédité) Jocelyne Loiseau  (non crédité) Mary Petrov  (non crédité) Annie Savarin  (non crédité)
    Document sans nom
    Résumé :

    Un millionnaire s'ennuie dans son château jusqu'à ce qu'il reconnaisse son ancien amour en l'écuyère d'un cirque de passage.

    Elle a eu un fils, Yoyo. Ce dernier devient après la guerre un célèbre clown. Il décide de racheter la demeure de son père.

    Mais au moment de la crémaillère, il choisit de retourner vers le cirque qui est toute sa vie.

    Critique de l'époque :
    C'EST dans un monde doux, doux, doux que nous fait pénétrer Pierre Etaix avec son second film : « Yoyo ». Le premier, c'était « Le Soupirant », et vous vous souvenez de son comique explosif qui, d'emblée, classait son auteur parmi les grands alchimistes du rire, et du sourire, ce qui est bien plus rare encore. Avec « Yoyo », Pierre Etaix confirme tous ses dons ou, plutôt, il leur donne la liberté de s'épanouir sous la caresse chaleureuse d'une tendresse qui est la constante de son film.
    L'histoire est des plus simples : dans son immense château, un milliardaire s'ennuie. La femme de sa vie l'a quitté. Il la retrouve un soir, écuyère de cirque, au cours d'une représentation donnée, pour lui seul, dans la cour du château. Le petit clown, « Yoyo », est leur fils. Mais, au matin, la femme et l'enfant repartent avec la caravane et le milliardaire rentre seul au château où il baille encore quelque temps. Le grand krach financier des années trente survient alors et le ruine. Il ne lui reste qu'une Hispano, il l'attelle à la roulotte de sa belle écuyère, et le voici à son tour dans le monde du cirque pour des années de vagabondage heureux et de joie de vivre.
    Yoyo grandit, il part pour la guerre. Cette parenthèse dans le bonheur, Pierre Etaix en profite pour croquer dans l'instant, avec maestría, Hitler et Charlot dictateur. Retour de Yoyo, il devient très vite très célèbre : une sorte de Grock mâtiné d'Aznavour et qui a beaucoup rêvé du château de son père, entrevu lorsqu'il avait dix ans. Riche, glorieux, puissant, il décide de lui rendre sa splendeur ancienne. Un dernier coup de baguette magique, une fête nocturne illumine le beau château blanc.
    Justement, un cirque passe : les parents de Yoyo en tournée. Mais ils refusent de pénétrer dans le château. La cage dorée ne les intéresse pas. C'est l'éléphant qui entre, bouscule les invités et va chercher Yoyo, qu'il a connu tout petit. Yoyo l'enfourche. Ensemble, ils traversent la pièce d'eau, puis s'enfoncent dans la savane heureuse de la piste.
    Cette fin est d'une beauté et d'une poésie admirables ; mais, ce qui fait le prix, la grâce exceptionnelle de « Yoyo » c'est son âme. Œuvre d'un clown qui a exploré le cirque de l'intérieur, en connaît les sortilèges et la mélancolie, ce film cultive, côte à côte, le lyrisme et les gags. Il y a, dans « Yoyo », des centaines et des centaines de gags, tous coulent de source avec une merveilleuse fluidité. Le miracle, c'est qu'en culbutant ainsi allègrement les uns sur les autres, du générique à l'épilogue, ils ne tarissent pas un instant la tendresse qui baigne l'œuvre.
    On rit, on sourit tout au long du film, mais ce rire n'est jamais mécanique. C'est une jubilation profonde et qui ne va pas sans quelque nostalgie berceuse. On imagine le travail qu'a dû coûter â son auteur une œuvre aussi accomplie, mais on ne le sent pas. Tout semble aisé, facile et, pourtant, il y a dans « Yoyo » une recherche délectable dans les moindres détails, et des références qui toucheront les amateurs. Toute la première partie est un hommage à Max Linder, et un fugace plan de facteur, derrière un verrou à surprise, donne l'occasion à Pierre Etaix de saluer Jacques Tati, dont il fut le disciple avant de devenir l'égal dans l'art raffiné de faire rire, d'un rire propre à l'homme de cœur et d'esprit.

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