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    Henri Verneuil - 1975
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    Distribution :


     Jean-Paul Belmondo dans Peur sur la ville
     
     
    Jean-Paul Belmondo 


     Charles Denner dans Peur sur la ville
     
     
    Charles Denner 


     Rosy Varte dans Peur sur la ville
     
     
    Rosy Varte 


     Roland Dubillard dans Peur sur la ville
     
     
    Roland Dubillard 


     Jean Martin dans Peur sur la ville
     
     
    Jean Martin 


     Catherine Morin dans Peur sur la ville
     
     
    Catherine Morin 


     Philippe Brigaud dans Peur sur la ville
     
     
    Philippe Brigaud 


     Roger Riffard dans Peur sur la ville
     
     
    Roger Riffard 


     Jean-François Balmer dans Peur sur la ville
     
     
    Jean-François Balmer 


     Henri-Jacques Huet dans Peur sur la ville
     
     
    Henri-Jacques Huet 


     Jacques Rispal dans Peur sur la ville
     
     
    Jacques Rispal 


     Lea Massari dans Peur sur la ville
     
     
    Lea Massari 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Peur sur la ville Peur sur la ville

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    Document sans nom

    CE n'est pas le film énigme qui transforme le spectateur en penseur ; rien à voir non plus avec ce cinéma pseudo-philosophique qui envisage la finalité de l'homme et moins encore avec les productions marginales où les héros traînent les pieds et mâchouillent une bouillie scatologique en guise d'échanges de vues. Non, dans « Peur sur la ville » les acteurs bondissent et les répliques partent en flèche. Deux heures d'action divertissante, une sorte de retour à l'adolescence à travers un jeu serré de gendarmes et de voleurs, de l'aventure, des exploits et quelques clous brillants pour consteller l'ensemble, voilà un cinéma spectaculaire qui se fait rare et qu'on a bien du plaisir à retrouver de temps en temps.


    Henri Verneuil est le chef d'orchestre de cette symphonie pour « petite tronche et gros muscle » dont Belmondo est le soliste inspiré.


    Une vraie bénédiction d'avoir Belmondo pour interprète. Le film n'était possible qu'avec lui. Il paie comptant : rodéos dans les rues de Paris, cascades sur les toits, gambades sur les wagons du métro aérien en marche, plaquages sous les tunnels, il fait tout sans doublure, sans trucage pour finir en apothéose suspendu à un filin qui le balance sous son hélicoptère porteur. On a envie d'applaudir chacune de ces performances : c'est le gala de L'artiste Bébel, mais Belmondo est aussi un acteur solide et il endosse parfaitement bien son rôle de policier vengeur.

    Le scénario d'Henri Verneuil, adapté par Jean Laborde et dialogué au petit point par Francis Veber, n'est pas mal ficelé du tout. Il tourne autour de ce commissaire Letellier qu'incarne Belmondo, policier crédible parce qu'il n'est pas parfait et qu'il n'a rien du chevalier Bayard. Letellier cultive une rancune, une idée fixe de vengeance contre un certain Marcucci, truand de son état, qui a tué son adjoint au cours d'un hold-up. Letellier est bien décidé à le retrouver un jour et tous ses subordonnés savent que la chasse est ouverte en permanence.

    Un cinéma musclé

    En attendant, Letellier est chargé d'autres enquêtes et nous le voyons démarrer avec son adjoint Moissac (l'excellent Charles Denner) sur l'affaire du tueur de dames. Un détraqué sexuel s'est érigé en redresseur de morale et tue systématiquement les femmes dont la vie privée ne lui paraît pas irréprochable. Il s'en vante, écrit aux journaux, à la police, signe Minos, le Minos de « L'Enfer » de Dante (« Là se tient Minos, horrible et grinçant des dents... »). Deux victimes déjà ont succombés. Letellier et Moissac prennent en filature le fou qui a enfourché une grosse moto. En dépit des embouteillages parisiens, leur voiture colle à leur proie. Ils vont l'atteindre quand la radio annonce à Letellier qu'on a localisé son Marcucci. Il fait volte face, abandonne la poursuite et file vers sa vengeance. Mauvais point pour le commissaire Letellier : ses supérieurs le tancent vertement et lui assènent une rare insulte : à savoir que, s'il a de gros muscles, il n'a qu'une noisette dans la tête en guise de cervelle. Alors le commissaire va faire marcher à la fois ses gros biceps et ses petites cellules grises pour découvrir et neutraliser le tueur de dames à l'œil de verre. Comme il y a du Zorro chez Belmondo, il y parvient, n'en doutez pas, mais seulement après vous avoir donné votre content d'émotions spectaculaires efficacement filmées par Henri Verneuil, qui se joue de difficultés assez vertigineuses. Une restriction peut-être : la poursuite sur les toits où il nous montre chacun des adversaires se livrant à des acrobaties éblouissantes mais où l'on perd complètement le fil de la poursuite. N'empêche : il est bien agréable de retrouver son esprit juvénile devant ce divertissement bien troussé. On peut certes ne pas aimer ce cinéma musclé, mais on ne peut dénier à Henri Verneuil ses qualités de battant de la mise en scène, ni à Belmondo son élégance dans les cascades les plus périlleuses, ni à ses partenaires leur conviction.

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