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  • Le testament du docteur Cordelier 
    Jean Renoir - 1959
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    Distribution :


     Jean-Louis Barrault dans Le testament du docteur Cordelier
     
     
    Jean-Louis Barrault 


     Michel Vitold dans Le testament du docteur Cordelier
     
     
    Michel Vitold 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le testament du docteur Cordelier Le testament du docteur Cordelier

    Le testament du docteur Cordelier Le testament du docteur Cordelier

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    Document sans nom

    Article de presse en 1960 :

    55 Millions pour 75 minutes de TV :

    Le film de Jean Renoir tourné pour la TV, risque fort de devenir, pour ses biographes, son œuvre maudite II n'est toujours pas question que nous voyions ce film, ni dans une salle de cinéma, ni sur notre petit écran... Certes. Le Testament vient bien d'étre projeté en France, mais incognito, au Festival de la recherche de la R.T.F.... Et si les exploitants français s'opposent toujours à sa diffusion, en revanche il a été programmé dans de nombreux pays d'Europe

    Une co-production cinéma-TV

    Tout a commencé en août, il y a deux ans. Jean d'Arcy, alors directeur des programmes de la TV, rêvait de confier à un metteur en scène de cinéma le soin de filmer une émission dramatique. Jean Renoir, lui, n'attendait qu'une occasion de faire de la TV. De la rencontre de ces deux hommes naissait l'idée d'un film, première co-production cinéma-télévision qui répondrait à deux impératifs : démontrer les avantages financiers des moyens télévision et contribuer au rapprochement des frères ennemis.
    C'était en août 1958. Le cinéma français traversait alors une crise que la nouvelle vague n'avait pas encore aidé à provisoirement surmonter. La TV, en amortissant une bonne part des frais de production, en donnant au film un retentissement publicitaire énorme, était une carte maltresse qui valait la peine d'être jouée. Renoir avait un scénario, écrit avec Jean Serge : un « remake de . Dr. Jekyll et Mr. Hyde ».
    Avec Jean d'Arcy, il alla discuter de son projet avec M. Flaud, à l'époque directeur du Centre National du Cinéma. M. Flaud donna un avis favorable. Jean d'Arcy et Jean Renoir s'attaquèrent alors au film.
    Aucun contrat ne fut signé : il s'agissait, rappelons-le. de la première expérience de co-production cinéma-télévision. On convînt que la Société des Films Jean Renoir mettrait 30 millions dans l'affaire, la R.T.F. 35.
    Restait à arrêter une distribution, à choisir des techniciens, à trouver des plateaux sans pour autant mobiliser le reste des activités de la télévision, ce qui fit l'objet des mois de travail qui séparèrent la mise au point du projet du début du tournage. La TV ne voulait pas faire une opération spectaculaire, mais inclure simplement le film dans ses normes de production. C'était le sens même de l'expérience. Le tournage fut compromis au départ par les revendications justifiées des acteurs, qui voulaient être payés sur les bases du cinéma, et non sur celles de la TV. On parvint cependant à un accord.
    Le film fut tourné en onze jours. Renoir avait fait appel à des comédiens de théâtre — Jean-Louis Barrault en est la vedette. Il avait travaillé en continuité c'est-à-dire qu'il avait filmé les plans, l'un après l'autre, dans l'ordre du scénario. Il avait fait répéter ses comédiens trois semaines durant — une innovation, alors, dans le domaine du cinéma français. Les derniers raccords furent tournés en février 1959. En avril, le film monté sortait des laboratoires. Mais on savait d'ores et déjà qu'il ne serait pas programmé.
    Les distributeurs du cinéma étaient absolument terrorisés par la TV et ses possibilités concurrentielles. Cette peur se traduisit d'office par un boycott forcené. On ne s'était pas préoccupé de la valeur d'expérience de cette première co-production, non plus que de sa qualité artistique. Le film fut visionné par les représentants de la TV, du Centre National du Cinéma, du Ministère de l'Information, et par un représentant du cabinet de M. Malraux. Dans le plan initial, il devait être projeté le même jour et à la même heure à la TV et dans une salle d'exclusivité, le " Studio Publicis". C'était évidemment l'occasion ou jamais de constater l'influence de la TV sur le cinéma, de savoir si les spectateurs iraient ou non au cinéma après avoir vu le film sur le petit écran. Les producteurs étaient d'accord, mais les distributeurs maintinrent fermement leur veto, refusant à Renoir leurs circuits commerciaux.

    Présenté dans le monde entier... sauf en France

    C'est alors que Pathé intervint, signant des contrats pour l'étranger. Aujourd'hui, Le Testament du docteur Cordelier a été projeté en Suisse, en Allemagne, en Hollande, en Norvège, en Suède, en Italie, au Portugal, en Islande, au Canada, et aux U.S.A. Bilan de l'opération : 50 millions de rentrées. Le film, d'une durée de 75 minutes, en a coûté 55.
    Si de nouveaux accords n'interviennent pas, Jean Renoir, actuellement en Amérique, ne veut pas que son film soit projeté en France dans d'autres conditions que celles prévues au départ. Il ne tient pas, en particulier, à ce que « Le Testament » soit diffusé dans le cadre du Critérium du Film Fantastique », de Marcel L'Herbier. Renoir veut présenter lui-même son œuvre aux téléspectateurs français.

     

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