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  • La maison des Bories 
    Jacques Doniol-Valcroze - 1970
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    Distribution :


     Maurice Garrel dans La maison des Bories
     
     
    Maurice Garrel 


     Marie Dubois dans La maison des Bories
     
     
    Marie Dubois 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    La maison des Bories La maison des Bories


    Document sans nom

    CITANT Cocteau : « L'avant garde c'est d'aller à contre-courant de la mode », Jacques Doniol Valcroze vient de réaliser avec « La Maison des Bories » sa « Princesse de Clèves ». On imagine quelle tentation de retourner vers la chasteté, le romantisme et l'élégance un peu roidie de Mme de La Fayette, peut animer un cinéaste de notre époque toute livrée au débraillé, à la pornographie galopante, à la violence ou à la gaudriole.

    L'histoire d'une brève rencontre

    Comme « Ma nuit chez Maud », d'Eric Rohmer avait fait le bonheur et l'unanimité des cinéphiles accablés par les sinistres ébats acrobatiques des innombrables sex-films, « La Maison des Bories », dans un genre mineur, va charmer ceux qui savent encore écouter le bruit du vent dans les feuilles, reconnaître le premier frisson de septembre en plein été et croire au prix d'un amour refusé comme à la grâce des saisons. Doniol Valcroze possède cette sorte de sensibilité, il la fait passer, fluide et frémissante, dans son film.
    « La Maison des Bories » raconte, d'après un roman des années 30, l'histoire feutrée d'une brève rencontre dans un climat à la fois suranné et quasiment irréel. Un professeur de géologie et sa jeune femme vivent isolés dans une bastide provençale avec leurs deux enfants et leurs deux domestiques. Mademoiselle vient de la ville, à bicyclette, faire travailler les enfants sous le tilleul du jardin. Ses dictées fleurissent d'expressions aussi vieillottes qu'elle-même : « Les libelles agressifs... » La mère passe en souriant, s'éloigne pour régler l'intendance de la maison ; plus tard elle presse le dîner des enfants. Le père est un tyran domestique ; se prend-il pour un être exceptionnel, ses propres enfants l'agacent, sa goujaterie envers sa femme, son égoïsme foncier, son manque d'humour sont si odieux que le climat familial se détruit dès qu'il approche. Aussi, avec quelle joie les enfants et leur mère accueillent-ils l'invité : un jeune traducteur allemand du tyran.

    Un bonheur mélancolique

    Charmant, il partage les jeux des enfants, subit le tendre rayonnement de leur mère qui subit aussi le sien. Un baiser furtif, voilà tout ce qu'il y aura entre eux. Puis les choses rentreront dans l'ordre et le silence tandis que, le jeune homme parti, le professeur deviendra, on ne sait trop pourquoi, un époux agréable et un père compréhensif.
    Il y a dans tout cela bien de l'arbitraire mais qu'importe. Plus qu'à l'anecdote, c'est à ses résonances, à l'accord de la nature, des jeux d'enfants et de la musique de Mozart, à des rencontres d'yeux bleus qui se cherchent intensément, à la palette voluptueuse du photographe Ghislain Cloquet que « La Maison des Bories » doit son charme frileux et élégant. Doniol-Valcroze a réussi là mieux qu'un film très bien élevé mais allusif et fluide, plein de souvenirs réinventés et que l'on regarde, comme certains Bonnard, avec un bonheur mélancolique.
    Maurice Garrel prête son austérité au père redouté et le jeune élève Toerless-Matthieu Carrière est devenu superbe et tellement irrésistible que le mérite de la nouvelle Princesse de Clèves, la radieuse et fine Marie Dubois, n'en est que plus admirable de se refuser. Elle joue ce rôle démodé avec une violence sous-jacente et son grand talent couleur de soleil, tendre et chaleureux.

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