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  • L'oiseau rare 
    Jean-Claude Brialy - 1973
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    Distribution :


     Barbara dans L'oiseau rare
     
     
    Barbara 


     Anny Duperey dans L'oiseau rare
     
     
    Anny Duperey 


     Jean-Claude Brialy dans L'oiseau rare
     
     
    Jean-Claude Brialy 


     Jacqueline Maillan dans L'oiseau rare
     
     
    Jacqueline Maillan 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    L'oiseau rare L'oiseau rare


    Document sans nom

    IL s'appelle Armand. Il est brun, élégant, charmeur, i1 connaît son monde comme personne, il sait être snob quand il le faut — ce qui n'affecte en rien les sentiments profonds — compréhensif, bienveillant, attentif. Il est en outre fort discret. Bref, c'est la perle, l'oiseau rare, Jean-Claude Brialy tel qu'en lui-même le change ce rôle de valet de rêve qu'il s'est offert pour son troisième film de réalisateur.
    Toutes les maltresses de maison de Paris se l'arrachent, ce qui nous vaut un film à sketches, une sorte de manège dont Armand est le pivot. Bien difficile à réussir, un film à sketches : cela demande une vivacité de trait, un rythme sûr et la science d'obtenir à travers les personnages les plus variés un équilibre soutenu et une parfaite homogénéité d'ensemble. Rien ne tombe plus aisément dans l'artifice et le superficiel que ce genre-là. C'est ce qui arrive à « L'Oiseau rare » qui repose sur un postulat fort conventionnel : tout le monde ne peut pas retrouver son premier « Carnet de Bal ».

    L'anti-Bécassine

    Par chance, Jean-Claude Brialy possède un certain art, qu'eût apprécié Jean Cocteau, de faire semblant d'avoir organisé jusqu'aux défauts de son film. « L'Oiseau rare » a finalement les qualités de ses défauts : c'est un ouvrage qui va à la paresseuse, ce qui convient parfaitement au rythme de l'été ; ses portraits-caricatures relèvent des potins, des commérages mondains et d'une frivolité misogyne que, seuls, certains hommes possèdent a fond. Le père de Marie-Chantal ou Jean-Claude Brialy, par exemple.
    Finalement, « L'Oiseau rare », c'est l'anti-Bécassine. Armand, le valet de charme, est plus intelligent, plus vertueux, plus subtil que toutes ses patronnes successives, et il sera récompensé par l'héritage que lui laissera en mourant son seul employeur raisonnable : un homme, incarné par Pierre Bertin. Ce vieux poète-philosophe-amoureux des chats ressemble, avec une exquise finesse, à Paul Léautaud comme un frère propret, sans cabas, et qui aurait eu les moyens de s'offrir un valet. Quant aux femmes, on en chercherait en vain une seule qui ne fût pas fofolle, nymphomane, frivole, stupide. On n'aura guère de peine à identifier les modèles qui ont servi à Brialy. On ne saurait parler à leur propos de personnages à clés, i1 laisse traîner les passe-partout. A chacun de savoir s'en servir pour découvrir qui se cache derrière Micheline Presle (la femme du promoteur éprise de danse rythmique), Anny Duperey (la petite comtesse ruinée qui vit ses folies dans son hôtel crasseux mais d'époque), Barbara (mi-Callas, mi-Sarah Bernhardt qui fait un numéro prodigieux d'émotion sous couvert de ridicule) et Jacqueline Maillan (ministresse, myope, qui redevient femme, le soir venu, pour danser le tango avec Armand).
    Toutes sont là pour faire rire des mœurs outrées de ces Parisiennes de fantaisie, et les actrices s'en paient avec usure. Je vous promets qu'au « Star » de Clocher-les-Bécasses, les héritiers de Bécassine n'ont pas fini de se taper sur les cuisses pour prendre leur revanche.

     

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