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  • Les amitiés particulières 
    Jean Delannoy - 1965
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    Distribution :


     Francis Lacombrade dans Les amitiés particulières
     
     
    Francis Lacombrade 


     Didier Haudepin dans Les amitiés particulières
     
     
    Didier Haudepin 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
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    Les amitiés particulières Les amitiés particulières


    N'en déplaise aux âmes avides de tumulte, le scandale n'est pas arrivé. En passant à l'écran, « Les Amitiés particulières » ne dégagent pas l'odeur de soufre que craignait François Mauriac, Roger Peyrefitte a trouvé en son metteur en scène, Jean Delannoy, un zélateur de stricte obédience, doublé d'un moraliste rigoureux. Le cadre sévère et noble de l'abbaye de Royaumont exhausse et épure les passions. La photographie de Christian Matras les nimbe d'une lumière spirituelle. L'adaptation et les dialogues d'Aurenche et Bost gardent du roman sa haute tenue littéraire, refusant les abandons et les orages redoutés. Dès lors, si le censeur ne trouve rien à reprendre, qu'en sera-t-il du critique ? « Il ne faut pas laisser les enfants jouer avec les allumettes », semble-t-on nous murmurer. Saluons le courage de Jean Delannoy, qui tisse lentement sa trame cinématographique autour de deux adolescents dont l'entière amitié se transforme — j'allais écrire se déna ture — en un total amour. Le film, comme le roman, mériterait en exergue ces vers de Baudelaire : Mais le vert paradis des iamours enfantines, Mais le vert paradis plein ide plaisirs furtifs Est-il déjà plus loin qu- l'Inde et que la Chine... Car, tout respire, ici, la nostalgie de ces purs états ou le trouble de jeunes adolescents est décanté et sublimé sans cesse. Hélas, Francis Lacombradc a dix- sept ans, tandis que, dans le roman, Georges de Sarre en a quinze. Les regards qu'il porte sur l'adorable Didier Haudepin créent parfois le malaise, risquent à tout moment de faire basculer l'œuvre, mais peut-être une certaine gêne est-elle nécessaire. L'action se passe durant les années 20 dans un collège religieux, et les bons pères regardent avec terreur s'échafauder les intrigues de ces jeunes garçons. La discipline d'un rigorisme absolu ne peut qu'échauffer les esprits. Enfin, les adolescents sont en plein romantisme : les rendez-vous secrets ont lieu dans une serre. Ils fument en cachette, s'écrivent des vers, font l'échange du sang, imaginent d'impossibles et merveilleuses évasions. La menace que fait peser sur eux la discipline jésuite ne peut que stimuler leur ardeur, leur défi. Sans doute, le film porte-t-il la marque de l'époque qu'il veut dépeindre. Aujourd'hui, les séides de Johnny Hallyday emploieraient des termes plus vigoureux pour sceller leur amitié. Les méthodes d'éducation religieuse se sont assouplies, allégées. L'écran limite ainsi la portée de ces amitiés particulières. De plus, la magie du style écrit ne passe pas toujours dans les images. Si la rigueur garde ses droits, la poésie demeure par trop formelle. Reste, cependant, un film des plus honorables, d'une parfaite cohésion et d'une scrupuleuse honnêteté. La distribution est de qualité. Louis Seigner donne son honnêteté bourrue et sa maladresse au père Lauzon. Michel Bouquet dessine très justement les contours inquiétants de l'ambigu père de Trennes. Et l'on se souviendra longtemps du visage de Didier Haudepin portant l'agneau à l'autel, auréolé de la grâce à jamais préservée de l'enfance.
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