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  • Au rendez-vous de la mort joyeuse 
    Juan Luis Buñuel - 1972
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    Distribution :


     Françoise Fabian dans Au rendez-vous de la mort joyeuse
     
     
    Françoise Fabian 


     Jean-Marc Bory dans Au rendez-vous de la mort joyeuse
     
     
    Jean-Marc Bory 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Au rendez-vous de la mort joyeuse Au rendez-vous de la mort joyeuse


    Document sans nom C'EST une bien jolie maison, presque un petit château, entouré de verdure. Une famille paisible y coule une vie sans histoire. Le calme avant l'orage... Brutalement, l'inexplicable va briser ce bonheur tranquille. Les objets se révoltent, se déchaînent, installent la terreur. Un pot de peinture se renverse sans raison. Des vitres volent en éclats. Pris de folie, un guéridon ravage le living-room Ensuite, ce sont les réfrigérateurs qui passent à l'attaque. Il faudra déserter la maison, dont l'étrange des tinée ne fait que commencer : ces événements irrationnels attirent une équipe de la télévision en quête de sensationnel. D'incidents en catastrophes, la maison la mène à la « mort joyeuse ». Une véritable hécatombe ! On devine une logique sous ce mystère. La présence constante de Sophie, adolescente trop innocente et silencieuse, en est la clé transparente. L'angélique enfant déclenche-t-elle inconsciemment les forces maléfiques, ou bien leur commande-t-elle comme les sorcières du Moyen Age ? Rien n'est jamais souligné par la mise en scène de Juan Bunuel. Claire, rigoureuse et limpide, celle-ci se refuse à tous les effets fa ciles de l'épouvante. Comment ne pas comparer en cela ce cinéaste débutant (c'est son premier long métrage, après une longue carrière d'assistant) et son père au génie consacré ! Les références sont évidentes, inévitables. Aux cinéphiles le soin de les répertorier ! L'essentiel est que Juan Bunuel, malgré cette filiation qu'il ne renie pas, est un auteur original et personnel, qui a parfaitement réussi cet essai de fantastique moderne. Juan Bunuel n'hésite pas à jouer intrépidement la carte du fantastique inexpliqué, sans recourir aux justifications de vraisemblance. Le thème courant en filigrane n'en a que plus de force : la cause indirecte de tous ces maux, n'est-ce pas la métamorphose de la fillette en femme, cet « âge ingrat des derniers sortilèges » ? Selon une vieille superstition, ce passage mystérieux et décisif est propre à engendrer les maléfices. Et en certains lieux maudits, à faire éclater les drames. Ce n'est pourtant pas un film d'angoisse. La mort est « joyeuse » : Juan Bunuel a compris qu'il n'y a pas loin entre la peur et le rire. Chaque manifestation du surnaturel, qui pour rait être tragique, apparaît comme un gag. Nous gardons nos distances, nous regardons se débattre (presque en voyeurs) des personnages qui ne nous sont guère sympathiques : les parents de Sophie (Jean-Marc Bory et Françoise Fabian), et leur ami (Renato Salvatori), le présentateur de télévision (excellent Jean-Pierre Darras), l'ecc1ésiastique (Claude Dauphin) et son troupeau d'orphelines... Ce n'est pas que la troublante Sophie (jouée par une inconnue de seize ans, Yasmine Dahm) nous inspire plus confiance. Sans doute nous tient-elle aussi sous son charme.
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