Base de Données

de films français avec images
  • Accueil
  • Films
  • Acteurs
  • Réalisateurs
  • Nouveautés
  • Contact
  • Equipe
  • Les petits matins 
    Jacqueline Audry - 1962
    Achetez "Les petits matins" sur Amazon
    ou sur En cas de non disponibilité me contacter

    Commentaire
    Partager sur Facebook :
    Aucune vidéo à voir ou à télécharger sur ce site dont l'unique objet est de rendre hommage aux comédiens français, le lien Amazon permettant de se procurer légalement les oeuvres que je présente ici uniquement en photo



    Distribution :


     Arletty dans Les petits matins
     
     
    Arletty 


     Gilbert Bécaud dans Les petits matins
     
     
    Gilbert Bécaud 


     Francis Blanche dans Les petits matins
     
     
    Francis Blanche 


     Bernard Blier dans Les petits matins
     
     
    Bernard Blier 


     Pierre Brasseur dans Les petits matins
     
     
    Pierre Brasseur 


     Jean-Claude Brialy dans Les petits matins
     
     
    Jean-Claude Brialy 


     Darry Cowl dans Les petits matins
     
     
    Darry Cowl 


     Fernand Gravey dans Les petits matins
     
     
    Fernand Gravey 


     Daniel Gélin dans Les petits matins
     
     
    Daniel Gélin 


     Robert Hossein dans Les petits matins
     
     
    Robert Hossein 


     Michel Le Royer dans Les petits matins
     
     
    Michel Le Royer 


     Pierre Mondy dans Les petits matins
     
     
    Pierre Mondy 


     Noël-noël dans Les petits matins
     
     
    Noël-noël 


     Andréa Parisy dans Les petits matins
     
     
    Andréa Parisy 


     François Périer dans Les petits matins
     
     
    François Périer 


     Claude Rich dans Les petits matins
     
     
    Claude Rich 


     Lino Ventura dans Les petits matins
     
     
    Lino Ventura 


     Roger Coggio dans Les petits matins
     
     
    Roger Coggio 


     Jean Parédès dans Les petits matins
     
     
    Jean Parédès 


     Pierre Repp dans Les petits matins
     
     
    Pierre Repp 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Les petits matins Les petits matins

    Les petits matins Les petits matins


    Document sans nom
    Agathe Aëms Agathe Arletty Gabrielle, maîtresse de Rameau Gilbert Bécaud Le pilote d'air france Francis Blanche Le douanier Bernard Blier Rameau Pierre Brasseur Achille Pipermint Jean-Claude Brialy Jean-Claude, le marchand de brosses Darry Cowl Le journaliste Fernand Gravey L'homme à la cadillac Daniel Gélin Le comédien Robert Hossein Le fou Michel Le Royer Le champion de tennis Pierre Mondy Le manager Noël-Noël Le baron Andréa Parisy Une autostoppeuse François Périer L'homme de 40 ans Claude Rich L'homme de 30 ans Lino Ventura Le conducteur de car Joé Davray Le motard #1 (comme Jo D'avray) Philippe Clair Le motard #2 Roger Coggio Bobby, le boxeur Huguette Duflos La mère d'Édouard Yves Gabrielli Le camionneur Jean Parédès Le maître d'hôtel Christian Pezey Le scootériste Pierre Repp Le satyre Véra Valmont La barmaid Henri Attal Un spectateur à la boxe (non crédité) Maurice Auzel Un boxeur (non crédité) Michèle Bardollet La serveuse (non crédité) Claude Caroll La serveuse au restauroute (non crédité) Dominique Zardi Un spectateur à la boxe (non crédité)
    Document sans nom
    Curieux, charmant, léger petit film, absolument insignifiant et jamais ennuyeux, en tout cas pour ceux qui aiment les acteurs et s'amusent à reconnaître, au gré d'une séquence, une silhouette, un profil, une voix célèbres et à grappiller, en surcroît, le souvenir d'un de ces deuxièmes ou troisièmes rôles dont on oublie souvent le nom mais dont on reconnaît la trogne ; Dieu merci, Imdb permet désormais de corriger ces ignorances...

    Un peu d'archéologie cinéphagique d'abord : Les petits matins se sont primitivement appelés Mademoiselle Stop, du fait des modes de transport continuellement employés par la dite demoiselle et exposés en résumé sur la fiche du film, et n'ont dû ce changement de nom qu'au grand succès de la chanson de Charles Aznavour en générique de début et de fin ; ils ont été réalisés par Jacqueline Audry, spécialiste de l'adaptation d'histoires assez scabreuses de Colette, Gigi, L'ingénue libertine, Mitsou et réalisatrice de la très sulfureuse Garçonne, d'après le roman de Victor Margueritte dont la publication, en 1922, entraîna un tel scandale que l'auteur se vit retirer sa croix de la Légion d'Honneur.

    Qu'on ne s'attende pas, dans Les petits matins, à des chocs dévastateurs de sensualité, mais, bien dans la ligne des héroïnes de la grande Colette, à des assauts légers d'amoralité presque naïve d'une héroïne, sensuelle par complexion, volage par nature, hédoniste par évidence.

    Et comme cette héroïne a le charmant minois d'Agathe Aems (présentée au générique comme figurant pour la première fois à l'écran - j'ajouterai sans cynisme, que ce fut d'ailleurs la seule fois -), comme la jeune fille, qui avait alors 18 ans, est gracieuse, mutine, adorable, on la suit volontiers dans ses pérégrinations pour rejoindre la Côte d'Azur en partant de La Panne, glaciale station belge de la Mer du Nord où elle a gagné un séjour de deux semaines, en guise de lot de consolation d'un concours de secrétariat.

    Agathe Aems était la sœur (très) cadette de Marie Daems, assez notoire actrice des années Cinquante, mais dont le principal titre de gloire, hors d'avoir été la vedette féminine de l'intéressant Air de Paris de Marcel Carné, était d'être la femme, à l'époque, de François Périer (qui joue un rôle assez amusant de viveur plutôt brave type dans le film, d'ailleurs).

    Plein d'acteurs, donc, pour accompagner le périple d'Agathe vers le Sud où elle s'arrêtera à Cassis, rencontrant là l'amour de Jean-Claude Brialy ; plein d'acteurs, de toutes les statures et de tous les âges : on quitte Darry Cowl, dragueur pluvieux de La Panne, on saute à Fernand Gravey, vieux beau attendri et courtois, à Francis Blanche, douanier hystérique puis pathelin... On passe la frontière française (du temps où entre Belgique et France, il y avait de vraies frontières avec de vrais douaniers...), on hésite à monter dans la bizarre auto d'un entraîneur de boxe amateur (Pierre Mondy) et de son poulain (Roger Coggio) ou dans la Cadillac Eldorado de deux gandins émoustillés (François Périer, donc, et Claude Rich) et, pour échapper à l'un d'eux, on dort sur le palier d'un séduisant pilote de ligne, Gilbert Bécaud qui, un an avant la chanson, emmène Agathe à Orly...

    Repérée au bar de l'aéroport par un industriel qu'on devine libidineux (À mon âge, la jeunesse des autres, c'est ma dernière ressource !), mais aussi réaliste en affaires et plutôt rapiat, Pierre Brasseur, Agathe se retrouve à Fontainebleau, entame un flirt avec un comédien de tournées de province, Daniel Gélin, lui fait répéter Cyrano, le quitte, est prise au vol par un chauffeur qui conduit un car à la casse, à Lyon, Lino Ventura, n'aurait rien contre un petit moment agréable avec lui, qui renonce à l'oiselle par fidélité à sa femme (constante venturéenne !).

    Elle croise un instant un vieux gentilhomme en tilbury, veuf et romantique, Noël-Noël, puis un type très inquiétant, châtelain assassin compulsif et draculesque, Robert Hossein et monte dans la 2CV d'un marchand de meubles, Bernard Blier qui la dépose à Valence où il vit une jolie histoire d'amour lumineuse et tardive avec une Arletty belle comme tout.

    Quelques kilomètres encore dans la Jaguar d'un champion de tennis (Michel Le Royer) et d'une autre auto-stoppeuse très très délurée, Andréa Parisy, puis c'est Cassis et la rencontre, donc, avec un Brialy dont elle tombe amoureuse...

    Le voyage est assez lent, assez marqué pour qu'on reconnaisse paysages et villes traversées, du Nord au Midi, les aventures sont à la fois invraisemblables et cohérentes, ce n'est jamais emprunté, mais toujours agréable...

    Un bon moment sans aucune importance sur quoi je me suis trop longuement étendu ? Sans doute... Mais si je ne parle pas de ce petit film-là, qui en parlera jamais ? Et ce n'est que lorsqu'on n'en parle plus que, comme les hommes, les films meurent...

    Vous pouvez déposer un commentaire :

     pseudo
     E-mail   (Non-publié)

     Votre commentaire