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  • La symphonie pastorale 
    Jean Delannoy - 1946
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    Distribution :


     Michèle Morgan dans La symphonie pastorale
     
     
    Michèle Morgan 


     Pierre Blanchar dans La symphonie pastorale
     
     
    Pierre Blanchar 


     Line Noro dans La symphonie pastorale
     
     
    Line Noro 


     Jean Desailly dans La symphonie pastorale
     
     
    Jean Desailly 


     Andrée Clément dans La symphonie pastorale
     
     
    Andrée Clément 


     Rosine Luguet dans La symphonie pastorale
     
     
    Rosine Luguet 


     Jacques Louvigny dans La symphonie pastorale
     
     
    Jacques Louvigny 


     Mona Dol dans La symphonie pastorale
     
     
    Mona Dol 


     Germaine Michel dans La symphonie pastorale
     
     
    Germaine Michel 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    La symphonie pastorale La symphonie pastorale

    Andree Clement Andree Clement

    Andree Clement Andree Clement

    Andree Clement Andree Clement

    Jean Desailly et Michele Morgan Jean Desailly et Michele Morgan

    Jean Desailly Jean Desailly

    Michele Morgan Michele Morgan

    Michele Morgan Michele Morgan

    Michele Morgan Michele Morgan

    Michele Morgan Michele Morgan

    Michele Morgan Michele Morgan

    Michele Morgan et Pierre Blanchar Michele Morgan et Pierre Blanchar

    Michele Morgan et Pierre Blanchar Michele Morgan et Pierre Blanchar

    Michele Morgan et Pierre Blanchar Michele Morgan et Pierre Blanchar

    Pierre Blanchar et Michele Morgan Pierre Blanchar et Michele Morgan

    Pierre Blanchar et Michele Morgan Pierre Blanchar et Michele Morgan

    Pierre Blanchar Pierre Blanchar


    André Gide, l'écrivain à Jean Delannoy , le cinéaste : -Avec mon petit livre, vous avez fait un très grand film


    J'AVAIS lu, sous la plume d'André Gide, explique Jean Delannoy, l'auteur du film que vous verrez ce soir, le journal intime d'un pasteur se donnant des raisons morales d'éprouver des sentiments immoraux. Ayant moi-même connu la rigidité de l'éducation protestante, le sujet me sollicitait depuis longtemps. C'est ainsi qu'un jour j'ai demandé à Gide l'autorisation d'en faire un film. Il m'a aussitôt proposé d'en écrire lui-même l'adaptation. Je m'en suis réjoui. Mais de lui-même il s'est bientôt rendu compte que le cinéma était un art particulier. Il a renoncé. En fait, il s'est aperçu qu'il n'était en train de faire qu'une transposition, et non pas une adaptation cinématographique et, se sentant dépassé, il a laissé à Bost et Aurenche le soin de ce travail qu'ils connaissaient bien.

    Pas de fâcherie

    Mais les choses ne sont jamais aussi simples : « Comme, à ce moment- là, André Gide est parti en Egypte, on en a conclu que nous étions fâchés. Plus tard, dans une dédicace, il a écrit que « ce petit livre avait été l'occasion d'un très grand film »... Le fait est que notre film a obtenu un grand succès. Il a eu le Grand Prix de Cannes 1946 ; Morgan, celui d'in terprétation féminine et Georges Auric celui de la musique. Ce fut aussi une réussite française. » On l'a joué longtemps aux Ursulines et il a tenu l'affiche pendant deux mois dans un cinéma de Washington. Il est vrai qu'en Amérique, on avait remplacé, sur le générique, le nom de Pierre Blanchar par celui de Pierre Fresnay! Le plus curieux, c'est que d'ailleurs j'avais pensé d'abord à lui pour le rôle... N'en concluez pas pour autant que j'ai regretté d'avoir choisi Blanchar. Il est tout de suite devenu l'homme du rôle. » «Je suis, disait Gide, un enfant qui a tout le temps envie de s'amuser, mais qui a toujours un pasteur protestant qui l'empêche d'en profiter. » C'est contre cet esprit de rigueur qu'il a écrit son livre. Mais un phénomène inattendu a fait passer dans le film les problèmes de morale au second plan. « Cette transformation tient au seul fait de la présence physique de Michèle Morgan. Je ne l'avais pas prévu, je l'avoue. Je l'avais choisie surtout pour la limpidité de ses yeux. Cette pureté me paraissait convenir à la jeune aveugle qu'elle allait incarner. Pourtant, j'ai eu peur. Michèle Morgan rentrait des Etats-Unis tout à fait américanisée. Elle était sophistiquée, se scandalisait par exemple que ma fille, qui avait alors quatre ans, pût boire du lait qui ne fût pas pasteurisé... Mais, en huit jours, elle est redevenue la Michèle Morgan « d'avant l'Amérique » ! Ensemble, nous somme allés aux « Quinze-Vingts ». La, elle a suivi sagement, pendant plusieurs mois, les classes pour enfants aveugles. C'était la première fois que je la faisais tourner.

    « Une bête à cinéma »

    » Elle était vraiment, comme l'a dit Feyder « une bête à cinéma ». Par la suite, j'ai encore fait avec elle cinq autres films : « Aux yeux du souvenir », « La Minute de vérité », « Marie-Antoinette », « Jeanne d'Arc », « Destins ». Jean Delannoy devient rêveur. Il reprend, méditatif : « Je pense que, maintenant, je ne pourrais plus tourner « La Symphonie pastorale ». Le phénomène cinématographique est en régression. Les recherches cinématographiques d'aujourd'hui ressemblent à des recherches d'esthétique. Pourtant, vous savez, le cinéma d'avant-garde existait aussi de mon temps. Demandez à Marcel L'Herbier. Quand j'avais vingt-cinq ans, moi qui en ai aujourd'hui cinquante-sept, on commençait par faire ses classes avant d'être génial. J'ai d'abord été monteur et mon premier film « Paris - Deauville » était une opérette filmée. J'y ai pour la première fois employé le play-back et on n'a pas crié au miracle... Mais, pour faire un grand film il fallait qu"une occasion se présentât. Pour moi, elle ne s'est présentée qu'en 1938 avec « Macao ou l'Enfer du jeu » que j'ai tourné avec Sessue Hayakawa et Eric von Stroheim... » Et puis, un grand film, c'est aussi celui qui sort au bon moment. Dix-sept ans avant de le tourner, j'avais parlé de « La Princesse de Clèves » avec Cocteau. De même pour « Les Amitiés particulières » : il y avait vingt ans que je voulais le faire. Ça n'aurait alors servi à rien. Maintenant, l'éducation des enfants a changé- » Au mois d'octobre prochain, je commence le tournage des « Sultans » de Christine de Rivoyre, mais je continue à penser à « Adolphe », qui attend encore son heure. » Jean Delannoy s'interrompt à nouveau puis, soudain, conclut : « Je suis heureux que « La Symphonie pastorale » passe à la Télévision. Je crois qu'elle est le dernier refuge pour la diffusion des œuvres de l'esprit... » Propos recueillis par Paulette DURIEUX , Juillet 1965.

    Jeune premier des années trente, Pierre Blanchar fut aussi marin et résistant

    LONGTEMPS, le jeune Pierre Blanchar hésita entre la scène et la mer. Ses parents, qui tenaient un grand magasin à Philippeville quand il naquit là-bas en 1896, voulaient en faire un capitaine au long cours. De fait, plus tard, après avoir échoué au concours d'entrée au Conservatoire, il se présenta à celui de l'école d'hydrographie à Saint-Malo et fut reçu. Mais ce fut le théâtre qui l'emporta, bien que la Grande Guerre, qu'il fit brillamment et où il fut blessé et gazé, ait falli l'entraîner vers une autre voie. Nommé capitaine et versé dans la marine, allait-il succomber à son autre amour, celui de la mer ? Il préféra aller se faire applaudir dans "La Dolores", puis dans « Pelléas » que montait Gémier. Le cinéma fit bientôt appel à ce comédien qui fut le jeune premier romantique des années trente. Personne mieux que lui ne sait mourir comme dans « La Valse de l'adieu »... En 1924, il se marie avec Marthe Tinot. Ils ont deux filles, l'une, Pierrette, qui deviendra chanteuse, l'autre, Dominique, la comédienne à qui Jouvet offrit des débuts éclatants. Pierre Blanchar tourne et joue désormais sans arrêt. La guerre elle-même ni la Résistance, où il prend une part active, n'interrompent sa carrière. Après 1940, il change seulement d'emploi, prenant de plus en plus des rôles de composition. Mais, en 1958, l'oubli s'attache soudain à lui. Ulcéré, il demande un jour, au cours d'un « Gros Plan » à la Télévision : « Suis-je trop âgé ? - et il ajoute : « J'ai peut-être toujours été un mauvais comédien, mais on a mis longtemps à s'en apercevoir ! » Il devait cependant encore jouer, avant de mourir, en 1962, de grandes œuvres telles que « Les Possédés » et "Jules César" ses dernières créations.
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