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  • La vie de château 
    Jean-Paul Rappeneau - 1965
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    Distribution :


     Catherine Deneuve dans La vie de château
     
     
    Catherine Deneuve 


     Philippe Noiret dans La vie de château
     
     
    Philippe Noiret 


     Henri Garcin dans La vie de château
     
     
    Henri Garcin 


     Pierre Brasseur dans La vie de château
     
     
    Pierre Brasseur 


     Mary Marquet dans La vie de château
     
     
    Mary Marquet 


     Christian Barbier dans La vie de château
     
     
    Christian Barbier 


     Marc Dudicourt dans La vie de château
     
     
    Marc Dudicourt 


     Paul Le Person dans La vie de château
     
     
    Paul Le Person 


     Jean-Pierre Moulin dans La vie de château
     
     
    Jean-Pierre Moulin 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
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    La vie de château La vie de château

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    Pour qu'il joue La Vie de château J.-P. Rappeneau a attendu Philippe Noiret pendant un an

    SOLIDE, équilibré, calme par volonté plus que par nature, Philippe Noiret vient de fêter à Douai, le 1er octobre, son quarante-cinquième anniversaire. On le sent à l'aise dans sa peau comme dans ses habits, qui viennent d'un bon faiseur. Son élégance est aussi raffinée que personnelle. Cet anniversaire tombait au moment où il tournait, en extérieurs, « Les Enfants de Gayant », le premier film de Jacques Renard, un jeune de trente et un ans, enthousiaste et précis.
    Noiret est arrivé au point de sa carrière où il peut choisir ses rôles, c'est-à-dire, pour lui, jouer des personnages intéressants et divers, avec des metteurs en scène connus ou encore inconnus, mais toujours intéressants. Il vient du théâtre, il a été pendant six ans l'un des fidèles compagnons de Jean Vilar. C'est d'ailleurs au T.N.P. qu'il a rencontré, outre de grands rôles comme le duc de « Lorenzaccio », Jean Pierre Darras, avec lequel il a créé un numéro célèbre à la radio et au cabaret (une autre "bonne école") et Monique Chaumette qu'il a épousée et qui lui a donné une fille, Frédérique, âgée aujourd'hui de quinze ans.
    C'est encoro a l'époque du T. N. P. que le héros d' "Alexandre le bienheureux" a débuté au cinéma avec Sylvla Monfort, dans le film d'Agnès Varda : «La Pointe courte ».
    « La Vte d« château » ne lui a laissé que de bons souvenirs. C'était en 1965. après "Zazie dans le métro" (1960). « Les Copains » et quelques autres. C'était aussi et encore le premier film d'un nouveau metteur en scène. « Frédérique avait huit ans. dit-il avec tendresse. Jean-Paul Rappeneau était venu me trouver au théâtre. Je jouais alors "Photo Finish" de Peter Ustinov. Je n'étais pas libre cet été-là : je tournais « Les Copains» avec Yves Robert. Rappeneau m'a dit que ça ne faisait rien, qu'il attendrait le temps qu'il faudrait. J'ai cru qu'il bluffait, et puis, pas du tout, il y a retravaillé un an et puis, on l'a fait. Je me souviens des dialogues de Daniel Boulanger. Quelque part, je jurais : « O myrmidon, misère de grenouille ». C'était un joli film, un joli rôle aussi. Je n'avais pratiquement eu, auparavant, au cinéma, que des rôles où il fallait « amener sa sauce ». Rappeneau, qui est un être charmant mais très inquiet, était, à l'époque, tout aussi charmant, mais encore plus inquiet. Au début du tournage, il se tenait sous la caméra et disait toutes les répliques. Au bout d'un certain temps, nous l'avons prié d'aller un peu plus loin jouer sa propre version du film... Le tournage commençait tôt. A Gambais, qui est à quelque cinquante kilomètres de Paris et que Landru a rendu célèbre, on se levait aux aurores... J'aimerais refaire un jour un film de ce ton. Et, oh oui ! j'aimerais retrouver Boulanger. Cela me fait penser soudain qu'on a obtenu le Prix Delluc avec "La Vie de château" puis, une fois encore, avec « L'Horloger de Saint-Paul », le premier film de Bertrand Tavernier. C'est à croire que je suis un spécialiste. » On l'appelle pour tourner une scène, puis il revient, toujours ponctuel, toujours courtois, impérial, drapé dans les plis de son macfarlane à carreaux, ridicule sur tout autre et superbe sur lui : « J'ai, reprend-il, adoré tourner avec Marco Ferreri. avec Monicelli, mais il y a encore d'autres metteurs en scène avec lesquels j'aimerais travailler. Principalement des Italiens : Rosi, Commencini. Travailler en Italie, quel plaisir...»
    Monique Chaumette l'écoute. On devine facilement que leur entente est aussi forte dans l'exercice de leur métier que dans la vie. "J'adore, confirmet-elle, tourner avec Philippe. Pas seulement parce que c'est mon mari, mais parce que nous savons tout de la réaction de l'autre, de l'autre comédien, et que cette connaissance complice nous aide. "
    "Ce n'est pas dans ma nature, explique maintenant Philippe Noiret, de chercher un scénario, de lire des livres et de foncer pour en acheter les droits, de décider. J'aime qu'on me propose, j'aime savoir comment un metteur en scène me voit, m'imagine. J'aime me voir à travers les autres. Ainsi, je peux décider en étant "a côté de moimême ". Mes personnages, généralement avant un tournage, j'y pense, je les laisse venir, je vis avec pendant des mois ; aussi, « Le métier lorsque vient le moment de tourner. Ils sont un peu devenus moi. C'est beaucoup plus difficile lorsqu'on enchaîne directement d'un film sur l'autre. C'est mon cas puisque, sitôt finies les prises de vues des « Enfants de Gayant », J'enchaine sur « Le Juge et l'Assassin », de Tavernler, en Ardèche. Il va falloir "entrer" dans le personnage. Heureusement, la mécanique, le métier jouent... Il est agréable et enrichissant de travailler avec des gens différents : des gens d'expérience et des débutants, qui ont ainsi l'occasion de faire leur premier film. Je regrette que trop de mes camarades qui ont un nom. un renom, un succès hésitent à le faire. »

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