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  • Fanfan la Tulipe 
    Christian-Jaque - 1952
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    Distribution :


     Gérard Philipe dans Fanfan la Tulipe
     
     
    Gérard Philipe 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Fanfan la Tulipe Fanfan la Tulipe

    Fanfan la Tulipe Fanfan la Tulipe


    Document sans nom

    ILS ALLAIENT COMMENCER "FANFAN LA TULIPE" Soudain, Gérard Philipe lança une assiette de purée sur Lollobrigida...

    MILLE NEUF CENT CINQUANTE- DEUX. En cet an de grâce mutine, Gérard Philipe était le premier comédien de sa génération, et il n'avait que trente ans. Au cinéma, il avait joué « La Chartreuse de Parme », « Une si jolie petite plage », « La Beauté du diable », et remporté le prix International d'interprétation masculine, avec « Le Diable au corps ». Au théâtre, il avait été un « Cid » extraordinaire au Festival d'Avignon de Jean Vilar. Aussi, quand Christian- Jaque lui proposa le rôle de « Fanfan la Tulipe », Gérard Philipe maugréa. Très peu pour ce héros frondeur, bagarreur, avec « un cœur gros comme çà ». L'acteur aimerait qu'il fût plus réfléchi, plus Intellectuel. Christian-Jaque se montra intraitable : Fanfan serait un naïf ou ne serait pas. Obéissant comme seuls le font les vrais talents, Gérard Philipe céda sur le fond. « Allons-y, Fanfan, ironisait-il. Soyons spontané. » Gérard était à Moscou lorsqu'il vit le film pour la première fois. Trois jours plus tard, Christian-Jaque recevait de lui cette humble carte postale : " C'est toi qui avais raison. Toutes mes excuses et mes félicitations. Je t'embrasse. " De toutes les qualités de Gérard Philipe, celle que Christian-Jaque appréciait le plus était son courage. « Il n'avait rien d'un sportif. Pourtant, il refusait de se faire doubler pour les scènes dangereuses. Dans "La Chartreuse de Parme", Fanfan devait descendre de la Tour Farnèse, le long d'une corde. Gérard Philipe n'avait pas voulu faire d'essais. « Je n'aurais peut- être pas le courage de recommencer » avoua-t-il. Il fit donc la première descente, sans répétition, devant la caméra. La prise n'était pas parfaite. Blanc comme un linge, il en exécuta une seconde. Arrivé en bas, la paume de ses mains était en sang. Le metteur en scène lui fit observer qu'ilaurait pu se faire doubler. Gérard s'indigna : « Pourquoi veux-tu que des gens trois fois moins bien payés que moi risquent leur vie à ma place ? » Pour tourner « Fanfan la Tulipe », le jeune premier romantique dut apprendre à monter à cheval et à « ferrailler ». Il y mit toute sa conscience de grand comédien, mais ne put éviter deux chutes assez douloureuses, une côte fêlée, une élongation, une blessure causée par un coup d'épée. Il faillit même se faire très sérieusement ouvrir le crâne par le sabre de Roquevert. En effet, dans le film, tous deux se battent en duel sur un toit de tuiles, et on voit une cheminée, derrière laquelle s'est abrité Gérard Philipe, voler en éclats sous le sabre de Roquevert. Christian-Jaque tremble encore au souvenir de cette séquence imprévue : « Sujet au vertige, Roquevert se faisait tirer l'oreille pour monter sur le toit, à tel point que j'ai dû le chatouiller un peu : « Comment ? Un vieux briscard comme toi ? » disais-je. Cravaché dans son amour-propre, Roquevert s'était rué comme un corsaire à l'abordage, et, pressé d'en finir, sabrait à tour de bras. Gérard pouvait à peine parer les coups et, s'écroulant derrière la cheminée, il s'écria « Arrêtez- le, il est devenu fou ».

    D'une gaieté exubérante

    Tout le monde était d'ailleurs devenu un peu fou pendant ce tournage de douze semaines. Chaque soir, le travail terminé, rien ne semblait devoir arrêter la gaieté exubérante de Fanfan, déchaîné comme dans le film. Autant, dans « La Chartreuse de Parme », il était resté enfermé en lui-même, parlant à peine à son entourage, ne vivant qu'avec son personnage, autant, dans ce film, il était décontracté, blagueur, toujours prêt à déclencher, au cours des repas, des scènes de tartes à la crème. Gina Lollobrigida doit s'en souvenir. Cette enfant du pays de Fanfan, avait trouvé, dans « Fanfan », son premier rôle en France. Elle en était très Intimidée. L'accueil que lui réserva Gérard Philipe la guérit à jamais de ses terreurs. On l'avait fait asseoir en face du héros. Au menu de l'équipe, il y avait de la purée de pommes de terre. Sans un mot, Gérard s'empara du plat et en jeta le contenu au visage de Gina Lollobrigida. Elle eût pu faire le plus beau scandale de la carrière d'une star. Au lieu de cela, elle se contenta de rire aux éclats, démontrant ainsi, face au meilleur acteur de son temps, que la vraie comédie n'est que jeunesse et candeur éternelles.

     

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