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  • La ferme des sept péchés 
    Jean Devaivre - 1949
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    Distribution :


     Aimé Clariond dans La ferme des sept péchés
     
     
    Aimé Clariond 


     Claude Génia dans La ferme des sept péchés
     
     
    Claude Génia 


     Pierre Renoir dans La ferme des sept péchés
     
     
    Pierre Renoir 


     Héléna Manson dans La ferme des sept péchés
     
     
    Héléna Manson 


     Jacques Dufilho dans La ferme des sept péchés
     
     
    Jacques Dufilho 


     Jacques Dumesnil dans La ferme des sept péchés
     
     
    Jacques Dumesnil 


     Georges Grey dans La ferme des sept péchés
     
     
    Georges Grey 


     Pierre Palau dans La ferme des sept péchés
     
     
    Pierre Palau 


     Alfred Adam dans La ferme des sept péchés
     
     
    Alfred Adam 


     Arthur Devère dans La ferme des sept péchés
     
     
    Arthur Devère 


     Jean Vilar dans La ferme des sept péchés
     
     
    Jean Vilar 


     René Génin dans La ferme des sept péchés
     
     
    René Génin 


     Marcel Pérès dans La ferme des sept péchés
     
     
    Marcel Pérès 


     Albert Malbert dans La ferme des sept péchés
     
     
    Albert Malbert 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    La ferme des sept peches La ferme des sept peches

    aime clariond aime clariond

    alfred adam alfred adam

    claude genia et georges grey claude genia et georges grey

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    dufilho et dumesnil dufilho et dumesnil

    dumesnil avec claude genia et georges grey dumesnil avec claude genia et georges grey

    dumesnil et genin dumesnil et genin

    dumesnil et manson dumesnil et manson

    genia et dumesnil genia et dumesnil

    georges grey georges grey

    helena manson helena manson

    jacques dufilho jacques dufilho

    jacques dumesnil jacques dumesnil

    palau et renoir palau et renoir

    pierre palau pierre palau

    pierre renoir pierre renoir

    renoir et genia renoir et genia


    Document sans nom
    Jacques DUMESNIL  Paul-Louis Courier Claude GÉNIA  Herminie Courier Pierre RENOIR  le procureur du Roi Pierre PALAU  le juge d'instruction Alfred ADAM  Symphorien Dubois Aimé CLARIOND  Marquis de Siblas Georges GREY  Pierre Dubois Jacques DUFILHO  François, l'innocent Héléna MANSON  La Michèle, épouse Frémont Arthur DEVÈRE  Frémont, le garde-chasse Jean VILAR  l'homme au chapeau gris René GÉNIN  le maire d'Azay Marcel PÉRÈS  Coupeau Georges BEVER  le maire de Luynes Albert MALBERT  un paysan Julien MAFFRE  un paysan HARRY-MAX  
    Document sans nom
    Sur le tournage de "La dame d'onze heures" en 1947, Jean Devaivre se voit confier le scénario de "La ferme des sept péchés", écrit par Janine Grégoire et René Méjean, deux universitaires fascinés par le personnage de Paul-Louis Courier, fameux pamphlétaire mystérieusement assassiné au début du XIXe siècle. Immédiatement séduit par le sujet, Devaivre entreprend avec ses deux scénaristes un long travail de recherche à la Bibliothèque Nationale.

    Le début du film est original : le générique est supprimé et tour à tour apparaissent les principaux personnages qui s'adressent au public et donnent leur sentiment sur Courier, homme avare et égoïste ou, au contraire, un défenseur des libertés. Le dernier à paraître est Paul-Louis Courier lui-même qui se retourne vers le spectateur et lui lance : "Ne dites pas un mot de tout cela dans vos familles : ce ne sont pas des contes à faire devant les enfants !" L'action démarre aussitôt lorsque l'on entend le coup de feu fatal. Deux ans avant "Rashomon" de Kurosawa, le scénario va proposer sept témoignages contradictoires sur les circonstances qui ont entraîné la mort de Courier.

    Charles Boyer, qui semble bien convenir au rôle, doit être recalé : trop cher ! Intéressé, Louis Jouvet doit décliner la proposition. Moins prestigieux, Jacques Dumesnil trouve ici son plus beau rôle à l'écran. De même, Claude Génia remplace Maria Casarès dans le rôle de l’épouse volage. Devaivre recrute de nouveau Pierre Renoir qui jouait déjà dans "La dame d'onze heures" comme Marcel Pérès et Arthur Devère, sans parler de Palau, une vieille connaissance qui lui devait son meilleur rôle puisque c'est Jean Devaivre qui avait suggéré son nom à Maurice Tourneur pour le rôle du diable en chapeau melon dans "La main du diable". Autre solide second rôle, Alfred Adam sera Symphorien, le valet unijambiste qui déteste son maître comme le fait aussi la Michel, fielleuse servante campée par l'austère Héléna Manson. Aimé Clariond, dont Devaivre admire "l'élégance, l'acuité de jeu remarquables", sera le Marquis de Siblas, seul ou presque à défendre la mémoire de Courier. Quant au mystérieux "homme en gris", il sera joué par Jean Vilar dont l'intensité fascine le cinéaste. La plupart des comédiens accepte de travailler en participation. Jacques Dufilho trouve ici son premier rôle marquant, celui de François, l'innocent : son interprétation fut très remarquée, en particulier lors d'une cascade impressionnante qui le voit suspendu au cheval d’Herminie, le temps de la folle chevauchée finale ; le tournage de cette scène sera très éprouvant pour le comédien qui, "pendant les deux jours qui ont suivi cette séquence, ne put plus remuer les bras".

    Une fois terminé, le film reste en boîte pendant près d'un an... Les distributeurs refusent le titre original - "Assassinat par souscription" - qui pouvait se lire, selon eux, comme une incitation au meurtre ! Les premiers commentaires sont pourtant élogieux : "Il est parfait votre film mais vous aurez du mal : vous avez cinquante ans d'avance !" Présenté au Festival de Locarno, le film obtient le Voile d'or du Grand Prix pour "ses qualités d'évocation historique, d'expression poétique" et sa "valeur symbolique". Finalement la sortie eut lieu en plein été et le film ne rencontra pas le public.

    En 1958, la fameuse série "la caméra explore le temps" proposait "L'étrange mort de Paul-Louis Courier", une dramatique signée Stellio Lorenzi qui retrouvait peu ou prou les conclusions du film de Devaivre ; la thèse de l'assassinat politique était évoquée mais le mystère de l'assassinat de Courier demeurait entier. Moins dynamique, la fiction télévisée apportait une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de l'inventivité et du talent de Jean Devaivre. Comme il l’explique dans ses passionnants souvenirs parus en 2002 sous le titre « Action ! », de tous ses films, c'est celui qu'il préférait ; pourtant, "La ferme des sept péchés" reste encore une œuvre méconnue.

    Jean-Paul Briant, novembre 2020

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