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    Henri Verneuil - 1961
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    Distribution :


     Jean Gabin dans Le président
     
     
    Jean Gabin 


     Bernard Blier dans Le président
     
     
    Bernard Blier 


     Renée Faure dans Le président
     
     
    Renée Faure 


     Henri Crémieux dans Le président
     
     
    Henri Crémieux 


     Alfred Adam dans Le président
     
     
    Alfred Adam 


     Louis Seigner dans Le président
     
     
    Louis Seigner 


     Hélène Dieudonné dans Le président
     
     
    Hélène Dieudonné 


     Jacques Marin dans Le président
     
     
    Jacques Marin 


     Jean Martinelli dans Le président
     
     
    Jean Martinelli 


     Héléna Manson dans Le président
     
     
    Héléna Manson 


     Jacques Monod dans Le président
     
     
    Jacques Monod 


     Bernard Musson dans Le président
     
     
    Bernard Musson 


     Léon Zitrone dans Le président
     
     
    Léon Zitrone 


     Robert Vattier dans Le président
     
     
    Robert Vattier 


     Pierre Larquey dans Le président
     
     
    Pierre Larquey 


     Raoul Marco dans Le président
     
     
    Raoul Marco 


     Émile Genevois dans Le président
     
     
    Émile Genevois 


     Françoise Deldick dans Le président
     
     
    Françoise Deldick 


     Charles Bouillaud dans Le président
     
     
    Charles Bouillaud 


     Albert Michel dans Le président
     
     
    Albert Michel 


     Gabriel Gobin dans Le président
     
     
    Gabriel Gobin 


     André Dalibert dans Le président
     
     
    André Dalibert 


     André Philip dans Le président
     
     
    André Philip 


     Antoine Balpêtré dans Le président
     
     
    Antoine Balpêtré 


     Jean Ozenne dans Le président
     
     
    Jean Ozenne 


     Michel Nastorg dans Le président
     
     
    Michel Nastorg 


     Henri Nassiet dans Le président
     
     
    Henri Nassiet 


     Georges Adet dans Le président
     
     
    Georges Adet 


     Andrès dans Le président
     
     
    Andrès 


     Charles Bayard dans Le président
     
     
    Charles Bayard 


     Louis Arbessier dans Le président
     
     
    Louis Arbessier 


     Pierre Moncorbier dans Le président
     
     
    Pierre Moncorbier 


     René Berthier  dans Le président
     
     
    René Berthier  


     Georges Hubert dans Le président
     
     
    Georges Hubert 


     Jean Michaud dans Le président
     
     
    Jean Michaud 


     Marc Arian dans Le président
     
     
    Marc Arian 


     Albert Simono dans Le président
     
     
    Albert Simono 


     Marcel Charvey dans Le président
     
     
    Marcel Charvey 


     Robert Berri dans Le président
     
     
    Robert Berri 


     Van Doude dans Le président
     
     
    Van Doude 


     Dominique Rozan dans Le président
     
     
    Dominique Rozan 


     Philippe March dans Le président
     
     
    Philippe March 


     Yves Arcanel dans Le président
     
     
    Yves Arcanel 


     Christiane Barry dans Le président
     
     
    Christiane Barry 


     Gisèle Preville dans Le président
     
     
    Gisèle Preville 


     Marie Mansart dans Le président
     
     
    Marie Mansart 


     Maurice Nasil dans Le président
     
     
    Maurice Nasil 


     Aram Stephan dans Le président
     
     
    Aram Stephan 


     Jean Degrave dans Le président
     
     
    Jean Degrave 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le président Le président

    Le président Le président

    Albert Michel et Alfred Adam Albert Michel et Alfred Adam

    Andre Dalibert et Alfred Adam Andre Dalibert et Alfred Adam

    Antoine Balpetre et Jean Martinelli Antoine Balpetre et Jean Martinelli

    Hans Meyer a droite Hans Meyer a droite

    Helene Dieudonne Helene Dieudonne

    Jean Gabin et Alfred Adam Jean Gabin et Alfred Adam

    Jean Gabin Henri Cremieux et Michel Nastorg Jean Gabin Henri Cremieux et Michel Nastorg

    Jean Gabin Henri Cremieux Inconnu et Christiane Barry Jean Gabin Henri Cremieux Inconnu et Christiane Barry

    Jean Gabin Robert Vattier Jean Gabin Robert Vattier

    Jean Gabin Jean Gabin

    Louis Seigner et Bernard Blier Louis Seigner et Bernard Blier

    Louis Seigner et Gisele Preville Louis Seigner et Gisele Preville

    Marcel Charvey Jacques Monod et Dominique Rozan Marcel Charvey Jacques Monod et Dominique Rozan

    Marie Mansart Inconnue et  Micheline Gary Marie Mansart Inconnue et Micheline Gary

    Pierre Larquey Pierre Larquey

    Renee Faure et Jean Gabin Renee Faure et Jean Gabin

    Renee Faure Renee Faure


    Document sans nom
    Jean Gabin Emile Beaufort, l'ancien Président du Conseil Renée Faure Melle Milleran, secrétaire du Président Hélène Dieudonné Gabrielle, cuisinière du Président Françoise Deldick Huguette, la petite bonne au service du Président Alfred Adam François, le chauffeur du Président Robert Vattier Le Docteur Fumet, médecin du Président André Dalibert Un gardien de la propriété du Président Albert Michel Un gardien de la propriété du Président Pierre Larquey Augustin, un paysan, ami d'enfance du Président Emile Genevois Le livreur André Philip Le villageois à la grille de la maison du Président Maurice Nasil Le curé du village du Président Raoul Marco Xavier Taupin, un ancien conseiller général Héléna Manson L'épouse de Xavier Taupin Jacques Marin Le chauffeur de car touristique Charles Bouillaud Un gendarme de faction devant la maison du Président Gabriel Gobin Un gendarme de faction devant la maison du Président Louis Seigner Henri Lauzet-Duchet, le Gouverneur de la Banque de France Gisèle Préville Odette, son épouse Henri Crémieux Antoine Monteil le Ministre des Finances et ami du Président Bernard Blier Philippe Chalamond Le chef de Cabinet indélicat Micheline Gary Elisabeth Chalamond son épouse Marie Mansart Une amie de Mme Chalamond Jean Ozenne Un ministre Antoine Balpêtré Un ministre Jean Martinelli Un ministre Henri Nassiet Un ministre Georges Adet Un ministre Michel Nastorg Un ministre Andrès Un ministre Aram Stephan Le Président de la Chambre des députés Pierre Moncorbier Un député à la tribune Charles Bayard Un député René Berthier Un député Jean Degrave Un député Charles Cullum Le Premier Ministre Britannique Collin Mann L'attaché au Premier Ministre Britannique Jacques Monod M. Mulstein, directeur de Paris-France Philippe March Un journaliste Marcel Charvey Un journaliste au parlement Dominique Rozan Un journaliste au parlement Yves Arcanel Gilbert, journaliste Claude Vernier Le journaliste allemand Van Doude Le journaliste anglais Robert Berri Un journaliste auprès du Premier Ministre Britannique Léon Zitrone Un journaliste à la télévision Claude Darget Un journaliste à la télévision Bernard Musson Un appariteur à Matignon Jean Michaud Un secrétaire à Matignon Marc Arian Un huissier Christiane Barry La dame au concert qui trouve Wagner exquis Hans Meyer Un motard        
    Document sans nom
    Le Président est un film presque culte où Jean Gabin trouve un rôle à sa mesure, un rôle politique, un rôle républicain.
    Il incarne un Président du Conseil imaginaire (très certainement inspiré par Clémenceau).
    Il est Emile Beaufort, et vit retiré dans un manoir bien gardé, dans la région parisienne.
    Au moment où débute l'intrigue, il reçoit le Premier Ministre de Grande Bretagne, avec qui il échange des souvenirs et des recettes de cuisine. Puis il retourne travailler à ses mémoires qu'il dicte à sa secrétaire (Renée Faure), tandis que Gabrielle la cuisinière, (Hélène Dieudonné) et François le chauffeur (Alfred Adam) tiennent la maison. Le Président Beaufort est très surveillé côté santé par son médecin personnel (Robert Vattier).
    Le fait de dicter ses mémoires lui rappelle des événements qu'il ne peut faire écrire... Nous revoilà plongés des décennies en arrière ; il est Président du Conseil et son attaché est Philippe Chalamond (Bernard Blier). Les temps vont mal et une dévaluation du franc est inévitable. Le ministre des finances (Henri Crémieux) et le Gouverneur de la Banque de France (Louis Seigner) se rendent à l'évidence : il faut s'y résoudre. Les quatre hommes dressent leur plan pour éviter une chute de la bourse. Alors que le décret est signé, on apprend que des manœuvres boursières s'opèrent à Zurich : coût 3 milliards de perte pour l'Etat Français. Il y a eu fuite, c'est indéniable et les soupçons se portent sur Chalamond, marié à la fille d'un banquier allié avec ceux de Zurich. Beaufort évite tout scandale immédiat, mais fait signer à son attaché une reconnaissance de dette. Lui vivant, jamais Chalamond n'aura la moindre responsabilité gouvernementale.
    Le temps passe. Les deux hommes s'affrontent au parlement, au sujet de l'Europe, ce qui donne à Beaufort/Gabin, l'occasion d'une envolée lyrique à la Chambre.
    Beaufort donne sa démission et se réfugie dans sa propriété, suivant de loin les actualités politiques. Le temps passe... A nouveau, le pays va mal et se cherche un gouvernement. Chalamond est pressenti, mais il ne peut se lancer sans l'aval de Beaufort. Il vient le voir, tard le soir, et alors qu'il pense avoir convaincu son aîné, il commet une maladresse verbale entraînant immédiatement le veto formel de l'ancien président. Chalamond est obligé de renoncer. Le Président Beaufort reprend sa vie de campagnard...

    Donatienne Roby, Mars 2019

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    4 Commentaires

    Emile Beaufort

    Date : 26-10-2020 Heure : 08:03:38



    PREMIERE PARTIE: LE CONTEXTE HISTORIQUE. C'est un film de fiction, certes, mais tout nous y rappelle CLEMENCEAU... Adapté du livre de Georges Simenon, l'écrivain ne cache pas de s'être inspiré du Tigre pour son personnage principal "Augustin" ancien Président du Conseil. C'était le titre officiel du chef du gouvernement sous les 3ème et 4ème Républiques. A l'époque, le Président de la République a très peu de pouvoirs, il a surtout un rôle honorifique. Osons un raccourci en disant qu'il "inaugure les chrysanthèmes". C'est donc le Président du Conseil qui conduit la politique de la Nation, et ne rend des comptes qu'aux parlementaires (députés et sénateurs) qui l'ont désigné et qui, seuls, peuvent le destituer. En 1958, la Constitution met en place un nouveau régime, dit présidentiel, où la majorité des pouvoirs sont concentrés entre les mains du Président de la République. Celui-ci est élu, non plus par les parlementaires, mais, pour la première fois, en 1965, par tous les français. En revanche, le titre de Président du Conseil disparait. Il devient Premier Ministre, avec des pouvoirs moins importants. Il est choisi par le seul Président de la République, dont il devient l'exécutant. Dans le film, (Emile Beaufort/Gabin) est un Président du Conseil puissant, cassant parfois, et qui, sur tous les sujets, a le dernier mot. Sans ce préambule, il nous est un peu difficile, aujourd'hui, de comprendre et d'apprécier à sa juste mesure ce film. (à suivre!)....

    Emile Beaufort

    Date : 27-10-2020 Heure : 06:37:55



    DEUXIEME PARTIE :EMILE BEAUFORT EST-IL CLEMENCEAU? Beaucoup d'éléments alimentent cette forte inspiration. D'abord l'aspect physique ; le vieil homme avec ses grosses moustaches blanches, sa canne, sa houppelande, c'est Clemenceau dans sa retraite. Même les gants qu'il porte souvent, y compris lors de la partie de pétanque, rappellent le Tigre. Atteint d'eczéma, il portait des gants en coton gris en toutes occasions. La résidence de Beaufort ressemble au château de Bernouville dans l'Eure, à 30 kms de Giverny, acquise en 1908 par Clemenceau. Son but: être proche de son fidèle ami CLAUDE MONET. Il la revendra en 1927, après la mort du peintre. Lors de la promenade dans le parc de la propriété du gouverneur de la Banque de France, Emile Beaufort évoque son père médecin de campagne: Benjamin Clemenceau, le père de Georges, était médecin en Vendée, comme Clemenceau lui-même! La 1ère visite est celle de Sir Merrill, son vieil adversaire, qui peut évoquer LLOYD GEORGE, 1er ministre britannique au moment de la guerre et des traités de paix. Beaufort s'exprime en anglais, et cette touche de bilinguisme, évoque l'originalité de Clemenceau qui, parti en 1865 aux USA, en revient 5 ans plus tard, marié à une de ses élèves: Mary Plummer, et avec cette maitrise de l'anglais, rare, à l'époque dans le personnel politique. Cela lui sera bien utile lors des négociations de paix à Versailles en 1919. Justement, Beaufort consulte avec sir Merrill le magazine "l'Illustration" daté de 1919, revue dans laquelle, il y aura, si souvent, des reportages sur Clemenceau. Le secrétaire de Merrill s'étonne des armes à feu présentes chez l'homme de paix qu'est Beaufort. Là encore, cela permet de se souvenir du duelliste que fut Clemenceau, à une époque où les hommes politiques lavaient leur honneur par un duel à l'épée ou au pistolet. Clemenceau s'affronta dans une douzaine de duels sans aucune blessure. Son père l'avait initié aux duels, et, par la suite, Georges fut souvent demandé comme témoin pour sa compétence dans l'application stricte des règles du monde des bretteurs. On craint sa plume, sa parole et son pistolet!...Son personnel de maison, avec sa cuisinière (Hélène Dieudonné/Gabrielle) et son valet, chauffeur (Alfred Adam/François) sont un concentré des serviteurs de Clemenceau (Clothilde et Albert le valet + Brabant le chauffeur de la Rolls Royce du président). Beaufort a lui aussi une Rolls que l'on voit à deux ou trois reprises. Pendant la Grande Guerre, un milliardaire anglo-grec, marchand d'armes Sir Basil Zaharoff avait fourni à Clemenceau une Rolls Royce pour ses déplacements sur le front. En 1920, Clemenceau démissionne. Le gouvernement français confisque la voiture, estimant qu'elle est offerte au "Président du Conseil" et non au "citoyen" Clemenceau. Consterné par une telle mesquinerie, vis à vis du Père la Victoire, Zaharoff lui en offrit immédiatement une nouvelle. Petit clin d'oeil : lors de sa piqûre quotidienne, Beaufort regarde au dessus de son lit le portrait de Clemenceau avec une dédicace, évidemment imaginaire!...(à suivre...)

    Emile Beaufort

    Date : 28-10-2020 Heure : 06:20:07



    TROISIEME PARTIE : CHALAMONT. Arrêtons nous un instant sur le personnage de (Chalamont/Blier). Son rôle évolue au cours de l'intrigue. Au début du film, il est le directeur de cabinet de Beaufort. Disponible, soumis aux servitudes de la fonction, il connait mieux que son patron, l'emploi du temps de celui-ci (trouver la visite d'un bloc opératoire le matin de l'annonce la dévaluation).Mais il est aussi intellectuellement brillant, sachant donner un avis pertinent quand Beaufort l'interroge sur le taux de dévaluation qu'il faudra choisir. En cela, il n'est pas sans rappeler le collaborateur de Clemenceau Georges MANDEL. Très attaché à son patron, Clemenceau ne l'épargne pas sur sa servilité : "Quand c'est moi qui pète, c'est lui qui pue!" ou " Il n'a pas d'idées, mais il est prêt à les défendre jusqu'à la mort!". Toutefois, il sera le chef de cabinet civil du Tigre durant la guerre, tandis que le général MORDACQ en sera son chef de cabinet militaire. Par la suite, Mandel sera ministre des Postes, des Colonies. Mais, à cause de son statut de juif, il sera arrêté par Vichy et abattu par des miliciens en 1944. C'est Clemenceau qui lui met le pied à l'étrier, comme Beaufort assure l'ascension de Chalamont, jusqu'à la rupture entre les deux hommes, à propos des soupçons de fuite sur la dévaluation monétaire. Chalamont reconnait n'en avoir parlé qu'à sa femme (fille de banquier). Réponse cinglante de Beaufort : "On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque!". Les rapports entre eux deviennent très tendus. D'abord à la Chambre des Députés, où Chalamont évoque la nécessité d'une Europe forte pour éviter les 1 500 000 morts de la Grande Guerre. Beaufort ironise : "Au moment de Verdun, monsieur Chalamont avait 10 ans, ce qui lui donne, par conséquent, le droit d'en parler! Etant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité. On a, c'est bien connu, une mauvaise vue d'ensemble quand on voit les choses de trop près. Monsieur Chalamont parle d'un million cinq cent mille morts, je ne pourrais en citer qu'une poignée, tombés tout près de moi!...". Dans sa retraite, Beaufort a une dernière colère contre Chalamont, alors que celui-ci est aux marches du pouvoir. Il vient demander à Beaufort de lui permettre d'occuper le poste de Président du Conseil, Chalamont s'estimant pas plus mal qu'un autre pour la fonction pour laquelle il est pressenti. Là encore Beaufort ne le loupe pas :"Pas plus mal qu'un autre!...Mais quand on a cette ambition, on ouvre un bazar, on ne gouverne pas un pays!". Ici, avec ce sentiment de trahison, on pense forcement à FOCH, que Clemenceau a hissé en 1918 au statut de généralissime de toutes les forces alliées lors de la conférence de Doullens. Foch est élevé au rang de maréchal de France. En 1929, quelques mois avant de mourir, Clemenceau doit subir la parution du "Mémorial" de Foch, dans lequel celui-ci critique les choix et les décisions du Père la Victoire lors du traité de Versailles. Cela réveille la colère du Tigre, qui démonte l'argumentaire de Foch et répond point par point à ses critiques dans son dernier ouvrage "Grandeurs et Misères d'une victoire".

    Emile Beaufort

    Date : 29-10-2020 Heure : 15:32:07



    DERNIERE PARTIE : IDEES POLITIQUES ET PERSONNELLES. 1)ANTICOLONIALISME : Lors de son monologue de 20 minutes, Beaufort met en cause une partie des députés présents qui ne défendent que des projets patronaux ayant des gros intérêts dans des investissements coloniaux. Beaufort : "Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières...Cette Europe, qui a l'étrange particularité de se situer au-delà des mers, c'est-à-dire partout...sauf en Europe! Car je les connais, moi, ces européens à tête d'explorateurs!". Un député l'interrompt : " Le devoir de la France était d'occuper ces territoires pour y trouver des nouveaux débouchés pour son industrie, un champs d'expérience pour ses armes!...". Beaufort lui coupe la parole :" Et une école d'énergie pour ses soldats! J'connais la formule!..EH bien, personnellement, je trouve cette mission sujette à caution et le profit dérisoire...sauf, évidement pour quelques affairistes en quête de fortunes ou quelques missionnaires en mal de conversion! ". Clemenceau, aussi, était farouchement anticolonialisme estimant que le pays devait investir davantage pour ses métropolitains et réinvestir dans l'armement, en axant son action sur la "ligne bleue des Vosges", c'est-à-dire, face à l'Allemagne, plutôt que de se perdre dans des expéditions coloniales vouées à l'échec et la constitution d'un empire colonial, que l'on devra restituer, un jour, aux autochtones. A la Chambre, il s'opposera à tous les projets coloniaux, et notamment sera l'opposant de JULES FERRY, dont il condamne la notion de "race supérieure" qui civilise les "races inférieures!". Il fera tomber tous les gouvernements qui défendent les projets coloniaux! Il sera le "Tombeur de Ministères". Ses interventions à la Chambre sont ponctuées de saillies verbales qui terrassent et ridiculisent ses adversaires. 2) ANTICLERICALISME : La fin du film, voit l'apparition du curé qui vient aux nouvelles concernant la santé de Beaufort. Celui-ci que l'on sent, au regard de ses interventions, peu porté sur le cléricalisme, accueille avec gentillesse le curé et lui propose même de le déposer au village avec cette remarque :"Tout antisémite a son juif! Tout anticlérical peut bien avoir son curé!". Clemenceau était un anticlérical, qui soutenu en 1905 Emile COMBES et sa loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Toutefois, il sait se montrer nuancé, contestant le monopole de l'éducation par l'Etat (il n'et pas hostile à l'enseignement privé en complément du public). De même, lors des Inventaires , il calme le jeu : "Nous trouvons que la question de savoir si on comptera ou non les chandeliers dans les églises ne vaut pas la vie d'un homme! " 3) LA REPARTIE ET LES BONS MOTS: Pour "pratiquer" le personnage de Clemenceau depuis des années, je salue, une fois de plus, la pertinence des dialogues qu'Audiard, attribuent à Beaufort, qui pourraient être des déclarations du Tigre. Un député : "Quand on ne veut pas le pouvoir, on le refuse! On peut très bien rester dans l'ombre!" Beaufort :" Et ne jamais en sortir! Vous en savez quelque chose! ". Parlant d'un l'orateur ennuyeux, on informe Beaufort qu'il s'est proposé pour diriger la commission de censure, mais qu'il a été blackboulé. Un collègue demande par qui? . La réponse de Beaufort fuse : "Par tous ceux qui savent lire et écrire!". Un député, à qui il reproche le grand écart entre ses convictions et ses décisions politiques, lui dit "Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre!". Réplique sans appel de Beaufort :"Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre!...". De même, Clemenceau a laissé à la postérité une foule de citations qui tombaient comme des sentences parfois très drôles. Je vous en propose deux ou trois. Sur l'HONNEUR "L'honneur, c'est comme la virginité, ça ne sert qu'une fois!". Sur le MENSONGE "On ne ment jamais autant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse! ". Sur les MILITAIRES "La plus petite unité de mesure du poids : le milligramme. La plus petite unité de mesure du volume : le millilitre. La plus petite unité de mesure de l'intelligence : le militaire!". Voilà, je pense en avoir suffisamment dit pour que vous compreniez que le film (de fiction!) de Verneuil me parait être une excellente porte d'entrée pour découvrir le personnage de Clemenceau, interprété, en plus, par Gabin qui fut aussi le "patron" dans le cinéma français des années 50-60, et ressemble tant à son modèle, que lui-même appréciait. Admirant, et Clemenceau, et Gabin, le choix de mon pseudo s'est imposé de lui-même!....Fin