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  • Le cave se rebiffe 
    Gilles Grangier - 1961
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    Distribution :


     Jean Gabin dans Le cave se rebiffe
     
     
    Jean Gabin 


     Maurice Biraud dans Le cave se rebiffe
     
     
    Maurice Biraud 


     Martine Carol dans Le cave se rebiffe
     
     
    Martine Carol 


     Françoise Rosay dans Le cave se rebiffe
     
     
    Françoise Rosay 


     Ginette Leclerc dans Le cave se rebiffe
     
     
    Ginette Leclerc 


     Bernard Blier dans Le cave se rebiffe
     
     
    Bernard Blier 


     Robert Dalban dans Le cave se rebiffe
     
     
    Robert Dalban 


     Hélène Dieudonné dans Le cave se rebiffe
     
     
    Hélène Dieudonné 


     Albert Michel dans Le cave se rebiffe
     
     
    Albert Michel 


     Jacques Marin dans Le cave se rebiffe
     
     
    Jacques Marin 


     Antoine Balpêtré dans Le cave se rebiffe
     
     
    Antoine Balpêtré 


     Franck Villard dans Le cave se rebiffe
     
     
    Franck Villard 


     Gabriel Gobin dans Le cave se rebiffe
     
     
    Gabriel Gobin 


     Albert Dinan dans Le cave se rebiffe
     
     
    Albert Dinan 


     Gérard Buhr dans Le cave se rebiffe
     
     
    Gérard Buhr 


     Paul Faivre dans Le cave se rebiffe
     
     
    Paul Faivre 


     Charles Bouillaud dans Le cave se rebiffe
     
     
    Charles Bouillaud 


     Marcel Charvey dans Le cave se rebiffe
     
     
    Marcel Charvey 


     Pierre Collet dans Le cave se rebiffe
     
     
    Pierre Collet 


     René Hell dans Le cave se rebiffe
     
     
    René Hell 


     Clara Gansard dans Le cave se rebiffe
     
     
    Clara Gansard 

    Si les fiches que je réalise pour BDFF pèchent parfois par leur non-exhaustivité côté distribution, c'est que je n’ai pu réunir le nom de tous les acteurs, faute de preuves. En effet, la passion du cinéma qui m’anime ne m’assure pas toujours les moyens d’investigations suffisants, aussi certaines fiches pourront-elles sembler bien incomplètes aux cinéphiles qui les consulteront. Elles ont cependant le mérite de se baser sur des éléments dûment vérifiés.
    Images du film :
    Toutes les images sont cliquables pour les obtenir en plus grand.

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Le cave se rebiffe Le cave se rebiffe

    Albert Michel Maurice Biraud Albert Michel Maurice Biraud

    Balpetre Blier Villard Gabin Balpetre Blier Villard Gabin

    Bernard Blier Jean Gabin Bernard Blier Jean Gabin

    Francoise Rosay Francoise Rosay

    Frank Villard et Antoine Balpetre Frank Villard et Antoine Balpetre

    Frank Villard et Maurice Biraud Frank Villard et Maurice Biraud

    Gerard Buhr et Albert Dinan Gerard Buhr et Albert Dinan

    Heinrich Gretler Heinrich Gretler

    Helene Dieudonne Helene Dieudonne

    Jacques Marin Ginette Leclerc et Robert Dalban Jacques Marin Ginette Leclerc et Robert Dalban

    Jean Gabin et Maurice Biraud Jean Gabin et Maurice Biraud

    Lisa Jouvet Lisa Jouvet

    Martine Carol et Bernard Blier Martine Carol et Bernard Blier

    Martine Carol et Maurice Biraud Martine Carol et Maurice Biraud


    Document sans nom

    Interview d'Albert Simonin en 1971

     

    Albert Simonin : "Je dois beaucoup à mes cinq années de bagne"

    "TOUCHEZ pas au grisbi" est, pour son auteur, Albert Simonin, un titre antinomique. Publié le 3 janvier 1953, son livre, qui révolutionnait la Série noire, obtenait, le 22, le Prix des Deux Magots et passait déjà le cap des quarante-quatre mille exemplaires vendus. II en est,aujourd'hui, à cinq cent mille, et ça continue. Il va sans dire que, même en oubliant ses droits cinématographiques, Albert Simonin a pu sérieusement toucher à ce fameux grisbi qui, tout le monde le sait, est cet argent qui lui manqua si longtemps.

    Le langage de la rue

    Albert Simonin avait, en effet, quarante-sept ans quand il écrivit son best-seller. Nul, avant lui, n'avait su, depuis Balzac et Francis Carco, manier avec une si grande justesse le langage de la rue, mais il ne le savait pas. Il croyait avoir autre chose à faire. En attendant qu'il leur apporte cette langue imagée d'un argot vraiment français et vivant, les lecteurs de la Série noire devaient se contenter des approximations, d'ailleurs savoureuses, du slang américain. « C'est vrai, reconnaît Simonin, le « grisbi » a été la clef de ma fortune. » Il lui vient en héritage d'un séjour de cinq ans au bagne. « Je n'en tire aucune vanité, assure-t-il. Je n'en ai gardé que ce mot-là et ça me suffit. Je l'ai entendu de la bouche d'un « mac » de Nantes, un garçon charmant, qui jouait au bridge avec l'esprit d'un joueur de belote. Comme il perdait tout le temps, il marmonnait « Ah ! les enfoirés, ils vont encore me piquer mon grisbi ! » J'ai écrit « Le Grisbi », précise-t-il encore, parce qu'après tout, des voyous, nous aussi, nous en avons. Ce que je comptais surtout, c'est le chèque de l'éditeur. J'espérais qu'il me tirerait d'une situation critique. Ça s'est borné là. Je n'avais pas pondu « Le Soulier de satin » et je n'allais pas casser les vitres ! Quand le succès est venu, j'ai été moi-même miraculé. A vrai dire, je crois que j'ai eu un coup de chance parce que, cet hiver-là, une grippe terrible avait paralysé la capitale. Forcés de garder la chambre, des milliers de bourgeois passaient leur temps à lire et à se téléphoner.

    « Je suis né à la Chapelle. A l'école, l'école communale de la rue de Torcy, notre directeur lui-même avait compris qu'ici, pour se faire respecter, il fallait parler argot aux mômes. Un bon quart d'entre eux se sont retrouvés, d'ailleurs, aux bataillons d'Afrique. Ces gens, je les ai vus tels qu'ils étaient et j'ai eu la chance de pouvoir accorder leur langue à leurs sentiments.

    Attelé à une voiture

    Dans ma jeunesse, j'ai exercé tant de métiers réputés indignes d'un intellectuel que mon vocabulaire s'en est trouvé influencé. A partir de douze ans et demi, pour la recherche des trois repas quotidiens qui a toujours été mon problème majeur, j'ai parcouru tous les terrains parisiens — je peux vous dire, par exemple, que le faubourg Saint-Denis, ça monte rudement ! attelé à cette voiture à bras qui, à l'époque, était la servitude de toutes les professions. Tous mes boulots d'enfant, je les ai pratiqués au ras du pavé, là d'où vous viennent, en bouffées, les bonnes expressions savoureuses. » Après avoir débuté dans la chemiserie de luxe, qui lui fait découvrir l'existence du pyjama, le petit Simonin, éternel apprenti, devient successivement électricien, mécanicien, fondeur et ramoneur. Un jour, il tombe d'un toit et, dégoûté des métiers manuels, entre dans une entreprise de « perles et brillants ». Là, il découvre, avec stupéfaction, le monde de l'argent et du luxe, les beaux vêtements, le langage châtié, tout un univers que le gosse de la Chapelle ne pouvait soupçonner. A son retour du service militaire, il travaille un an à la Bourse de Paris, puis devient téléphoniste à l'Agence Havas, journaliste sportif et, enfin, chauffeur de taxi pendant sept ans, de 1930 à 1937. C'est alors qu'il rencontre un collègue, Jean Bazin, surnommé « Le poète ». Ensemble, ils écrivent un reportage romancé sur la profession : « Voilà, taxi ». « Ça m'a donné une curiosité du côté de la littérature et, en 1935, m'a ouvert les portes du journalisme.»

    Vingt-huit films

    Auteur d'une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels : « Du mouron pour les petits oiseaux », « Le Savoir-vivre chez les truands », « Lettre ouverte aux voyous » et le fameux « Petit Simonin illustré par l'exemple », Simonin en a actuellement deux autres en chantier : « Les Barbeaux à travers les âges » et « L'Histoire anecdotique de la fausse monnaie ». Au cinéma, depuis Le Grisbi », que tourna Jacques Becker, il a signé scénarios, adaptations et dialogues de vingt-huit films. Il prépare, enfin, pour cet été, son quatrième film avec Gilles Grangier, réalisateur du « Cave se rebiffe ». Albert Simonin habite toujours, dans le XVè, son petit appartement encombré de vieilles choses, où le piano voisine avec la cage à oiseaux. « J'ai manqué d'argent, dit-il en souriant, et j'en manque encore. Ce qui m'étonne, chez les jeunes, c'est leur inquiétude de l'avenir. Moi — c'est peut-être un réflexe de pauvre — je n'y ai jamais pensé. Nous n'avions d'inquiétude que pour le casse-graine quotidien ! Mon confort, aujourd'hui, c'est de pouvoir être un peu plus gentil avec mes amis et je ne sais par quel miracle j'ai atterri dans le « Who's Who» !»

    Deux nouveaux personnages

    LE succès de « Touchez pas au grisbi « fit écrire à Albert Simonin une suite en deux volumes : « Le cave se rebiffe » et « Grisbi or not grisbi , devenu, au cinéma, « Les Tontons flingueurs Dans « Le cave se rebiffe , deux nouveaux personnages apparaissent : celui du cave, interprété par Maurice Biraud, et celui du dabe, un faux monnayeur, que joue Jean Gabin. Voici la définition que donne « Le Petit Simonin illustré » de ces deux expressions : CAVE : Individu non affranchi, dévolu au rôle de victime et, de toute façon, pour le milieu, méprisable. Est réputé

    cave : 1) celui qui tire sa subsistance d'une activité non délictueuse ; 2) celui qui, ayant l'occasion de commettre, sans risques, une action malhonnête, s'y refuse ; 3) celui qui paie les faveurs des femmes ou même, simplement, les honore des présents qu'autorisent les règles de la galanterie courante ; 4) celui qui, ayant l'occasion de tirer profit d'une infidélité de sa femme, s'y refuse et cherche à la ramener dans la voie de la vertu ; 5) celui qui est vulnérable à une arnaque quelconque, quelle que soit l'importance du dommage qu'il peut subir.

    DABE :Personnage qui a l'autorité paternelle. Exemple : «Peur maquiller un chèque, il restait sans rival sur la place ; c'est son dabe qui l'avait formé. »

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